‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiquesChapitre 30 sur 117 · COL DE · texte numérisé non relu

COL DE

ii%

avant et la poulie de rimimWus en arrière. (Progrès ultérieurs de la chirurgie^ sect. 2.)

«J'ai obtenu plusieurs fois, dit Monteggia , la réduction de Pavant-bras à Taide de ce procédé , beurcusenient. » [L. c. , p. 117.) Ce procédé , selon nous, ne vaut pas celui du genou.

5" Procédé de Desault. « Le malade est indiiréremment assis ou del)out. L'avantbras étant demi-fléchi , un aide en embrasse Texlrémité palmaire , pour faire Textension; un autre, pour la contre-extension , saisit le tiers inférieur de riuimérus, avec les deux mains , dont les doigts se croisent antérieurement , et les pousse postérieurement. Les extensions s'opèrent par gradation , et lorsque déjà elles commencent à ébranler Tolécràne et à lui faire abandonner la plaie qu'accidentellement elle occupe, le cbirurgien, pour aider à la réduction, embrasse l'extrémité inférieure de l'humérus , croise ses doigts au pli du bras , appuie ses pouces sur rdécràne , et tirant ensuite le premier en arrière , en même temps qu'il porte l'autre en avant , il favorise et achève d'un côté la contreextension , de l'autre l'extension , et par là même la réduction.Ce moyen est le plus communément suivi de succès , dans les luxations récentes, où nous avons vu souvent la réduction s opérer à l'Hôtel-Dieu pas le simple procédé de pousser, comme je viens de le dire, Tolécràne en avant, le bras étant retenu en arrière, sans extensions préliminaires, et Tavant-bras étant seulement soutenu par des aides. » (Desault, OEuvres chir. , rédigé par Bichat, t. I, p. 592.)

Ce moyen est celui qu'on met en usage le plus souvent de nos jours ; ou du moins c'est par lui qu'on commence à s'assiu'er du degré de résistance de la partie et l'on n'en vient à des moyens plus puissans qu'autant que ce procédé aura été expérimenté insuffisant.

4° filtre procédé de Desault. (Lacs.) Pour les cas difficiles, Desault augmentait les forces extensives en éloignant les puissances de la résistance à l'aide de lacs , formés chacun dune serviette pliee en cravate et fixés l'un au dessus du poignet, l'autre à l'aisselle. {Ibid.^\). 595.) C'est aussi le procédé recommandé par les éco-

les de noyer, de Roux, de Monteggia, et de la plupart des chirurgiens modernes.

« Il serait peut être avantageux , dit Boyer, dans quelques cas de cette nature, d'ajouter aux deux lacs dont nous venons de [)ark'r deux autres liens applicpiés, l'un à la partie supérieure et antérieure de l'avant-bras , l'autre à la partie inférieure et antérieure du bras , et sur lesquels d'autres aides tireraient perpendiculairement à l'axe de chacune de ces deux portions du membre supérieur, pendant que les deux premiers agiraient parallèlement à ce même axe. » {Loc. cit. , p. 224.)

Du reste la manière de construire , de poser et de fixer ces lacs, est ici la même qu'ailleurs. [F. Luxation). A l'aide de ce procédé, Desault est parvenu à réduire un cas datant de deux mois.

« J'ai assisté Desault, dit Léveillé,danï un cas qui avait plus de deux mois d'ancienneté. Ce grand maîtie procéda comme s'il avait eu une luxation scapulo-humérale à réduire, avec cette dilférence que le lacs qui soutenait la pelote axillaire était croisé sur l'épaule du côté malade. Du reste, il procéda avec succès de la manière que je viens d'indiquer. » (Chirurgie, t. ii, p. 108.) M. Roux a aussi réduit de la même manière une luxation du coude datant de six mois.

So Procédé à l'aide du moufle. Il est reconnu aujourd'hui que lorscjuc la luxation du coude date de quelque temps , qu'elle est ancienne , les procédés ci-dessus sont insuffisans le plus souvent, va que leur action ne peut êlre soutenue a=sez long-temps d'une manière uniforme et progressive. Le moufle est d'un immense secours; l'expérience en a déjà confirmé les bons effets. M. Nichet, chirurgien de l'hôpital de la Charité de Lyon, a réduit par ce moyen un cas de luxation en arrière datant de soixante-dix jours, et qui avait résisté aux autres procédés ordinaires. Voici les détails de ce f;ût intéressant.

« Un bourrelier, âgé de trente-quatre ans, se précipita dans une cave; le poids du corps porta sur la main droite : en se relevant il avait perdu l'usage de l'avantbras droit, ce membre se trouva fixé dans l'extension. Il alla trouver de suite un rhabilleur du voisinage , qui [tendant cinq

Page 1