PEINDRE
Achever de se peindre^ se dit d'un homme qui achève de se ruiner de biens, de santé, etc. ; d'un homme qui, après, avoir beaucoup bu, recommence à boire. On dit aussi d*un homme à qui il arrive un nouveau malheur : VoUà qui Taehève de peindre, ^expressions vieillies, B.J
S^achever de peindre, c'est achever de faire son portrait.-^CoRNEiLLE; Dict. Acad.
A, De. Ces prépositions ne doivent pas être supprimées avant leur régime. On ne peut
dire: aimera lirCf copier» Il faut : ei â copier » J. J. Rousseau tombe souvent dans cette faute, il met jnsqu^à deux verbes de suite ^près celui qui précède la préposition.
Adjectif, se dit de ce qui s'ajoute à autre cbose. 11 3^ % des ooijas {uJ^ecUfs et des verbes adjectifs.
Un verbe adjectif est celui dans la signification duquel il y a un attribut, une action ajoutée à Taffirmation qui en (ait Tessence : ainsi, tous les verbes sont adjectifs, excepté le verbe substantif être, qui (^t le seul qui ne marque et n'exprime que l'affirmation seule.
L*adjectif diffère du substantif en ce que le substantif dénomme un être, et Fadjectif ajoute à cette dénomination la propriété d'être tel. L*adjectif doit se conformer à son substantif, quant au çenre et au nombre*
La plupart des noms de professions et d'élats, comme rot, pkilosophfi^ peintre, soldat, etc., ne se qualifient qu'au masculin, quoiqu'ils soient de vrais adjectifs, parce qu'ils n'ont été inventés que pour les hommes qui exercent ces professions. On peut dire: Marie^Thèrèsa étoit un grand roi ; cet te femme est un peintre habiie; eliefut dans sa jeunesse un soldat courageux^
Parmi les adjectifs de nombre cardinal, vingt et cent prennentun s lorsqu'ils sont multipliés par un autre nombre qui les précède, et «qu'ils sont immédiatement suivis par leur substantif. Ainsi Ton dit quatre-vingts ans, trois cents hommes, six. vistgis chevaux, quatre cents livres, etc. Qaélques auteurs pirétendt^nt que cent s'écrit tou-
jours centi oa cent» Leur aatorité est assez grave pour justifier ceux qui le feront.
On dit feu la reine ^ comme le feu roU une <!«• mi'meêure. Ces muts feu et demi sont considérés comme des demi-mots. On doit encore dire» t/« 9ont demeurés court; mais court peut passer là pour adverbe, ou pour ne faire qu'un mot avec demeurer.
Il n'y a pas une phrase dans toute la lang^ue où il soit parfaitement légal de placer l'adjectif ayant on après le substantif. Il y a plusieurs adjectifs qui, transposés, forment un sens très«differont. Quelquefois un substantif change de signification, selon qu'il a un adjectif ou un autre ; ainsi, misère humaine s'entend des petitesses, deé fautes, de la fragilité des hommes : fnitète affreuse s^ dit d'une extrême pauvreté.
Toutes les fois qtie plusieurs adjectifs qualifient une même dénomination, s'ils en partagent entr'eux la totalité, l'article se répète devant chacun de ces adjectif^ : les belles et les laides femmes ont également envie de plaire. Ces deux adjectifs ne qualifiant le mot femmes que par portion, on répète l'article avant chacun d'eux. Quand chacun des adjectifs convient à tons les individus de la dénomination, alors l'article ne se répète point: les doux et tendras regards d'une coquette.
Adjectif avec deux substantifs de différens genres»
Exemple : Ce peuple a le cœur et ta bouche ouverte à vos louanges. On demande s'il faut dire ouverte ou ouverts»
Yaugelas décide qu'il faut dire ouverte^ comme on dit : les pieds et la tète nue, et non pas les pieds et la tête nus,
L'Académie appuie cette décision, et la motive ainsi : Quand le yerbe régit deux noms substantifs, dont le premier est masculin et Jq second féminin» il faut que l'adjectif s* accorde ea genre avec le dernier auquel seul l'esprit s'attache, parce qu'il est le plus proche. C'est ce qui autorise à dire : Il a le cœur et la bouche ouverte à vos louanges.
Il n'en est pas de même quand les deux noms substantifs servent de nominatif au verbe qui suit. Comme ces deux noms demandent le verbe au pluriel, il faut que l'adjectif qui s'y rapporte soit aussi au pluriel et au masculin, comme étant le genre le plus noble, h» frère et la sœur sont aussi beaux l'un que Pautre.
L'Académie dit ailleurs : Quand il y a deux noms substantifs au pluriel, dont le premier est masculin et le second féminin, il faut faire rapporter l'adjectif qui suit, à ce second substantif qui est féminin, et dire : // trouva les étangs et Us rivières glacées^ et non pas les étangs et les rivières glacés.
Faut-il dire, après six mois de temps écoulés, ou après six mois de temps écoulé ? On tient que l'un et l'autre est bon ; mais que le premier est plus grammatical et le second plus élégant. Yaugelas.
Selon l'Académie, il faut dire: après six mois de temps écoulés, et non pas écoulé ; parce que l'adjectif qui suit ne se rapporte jamais au gé-
nîtîf, dans toutes les phrases de cette nature.
Ainsi il faat dire : après trois htures du jour passées à la promenade \ après deux jours de la semaine passés en plaisir ; et non pas, après trois heures du jour passé à la promenade ; après deux jours de la semaine passée en plaisirs,
N, Le bon sens, qui est le premier guide en grammaire comme en toute autre chose, fait voir que ce sont les heures et non le jour y et les jours et non la semaine que Von a passés.
La phrase suivante exige une autre construction: Je n'ai fait que sortir de la chambre, et j'ai trouvé une partie du pain mangé. Faut-il dire mangé ou mangée ? l'usage dit, avec le bon sens, une partie du pain mangée et non pas mangée ; car c'est le pain qui est mangé : la partie, ne subsistant plus, est introuvable. On devroit dire : mangé en partie (grande ou petite).
On dit de même: il a une partie du bras cassé; il a une partie de Tos rompu ; il a une partie du bras emporté ; et non pas cassée, rompue, ni em* portée, Vaugelas.
11 ne faut point chercher de raison dans une façon de parler reçue par l'usage, qui est plus fort que toutes les règles. Il est vrai que le pain entier n'est pas mangé, et qu'il n'y en a qu'une partie qui soit mangée ; mais il est certain qu'il faut dire une 4)artie du pain mangé et non mangée, de même qu'on dit au pluriel : Il revint après un voyage de plus de vingt ans, et trouva une partie de ces enfans morts, et non pas une partie de ses enfans morte. Académie. '
Ce ne sont-là que des exceptions fondées sur r usage qui, «uirant Vaugelas, fait plusieurs choses sans raison et même contre la raison, auxquelles néanmoins il faut obéir en matière de langage.
Hors ces cas là, il faut suivre la règle qui yent que l'adjectif s'accorde dans toutes les phrases de cette nature, non avec le génitif, mais avec le nominatif, par qui ce génitif est commandé.
Quand Tadjectif et le pronom sont immédiatement après deux substantifs de choses, ils s'accordent avec le dernier. . Cet acteur joue avec un goût et une noblesse charmante.
L'adjectif, quand il vient d*un verbe qui peut avoir les personnes pour régime simple, s'applique bien aux personnes. Ainsi, parce qu'on dit admirer queiqu^un, excuser quelqu'un^ etc.» on dira bien un homme admirable^ une personne excusable. Mais comme on ne dit point, pardon^ ner un homme^ déplorer un homme, on ne dira pas non plus, surtout en prose, un homme pardim^ nable, une femme déplorable. Si Racine a dit :
Vous voyez devant vous un prince déplorable, Phèore, Déplorable héritier de ces rois triomphans. Athalie.
Ce sont des licences qui ne sont permises qu'aux grands* poètes.
. Il ne faut point donner un régime à un adjectif qui ne doit pas en avoir. Le P. Boubours a repris Balzac d'avoir dit : Ils connoissent lanO" blessede leur naturel, qui est impatient du joug
et de la contrainte, c'est-à-dire» qui ne peut souffrir le joag ni la contrainte.
Impatient ne régit pas de substantif; il peut régir un rerbe, et Ton dit : impatient de se ven* ger.
Guillaume^ prince d'Orange^ iioit doux, affable, populaire, et en même tempe ambitieux d'autorité : .ambitieux ne doit pas avoir de régime.
Je cherche à Tarréter parce qa*n m^eat unique.
On ne dit pas, ii m^eât unique ; cet adjectif unique s'emploie sans régime. — Volt airs.
C'est une faute de^louner à un adjectif un au-« tre régime que celui qui lui «st assigné par le bon usage. Par exemple» l'adjectif prâ/ (disposé) yeut être suivi de la préposition d ; comme elle est prêt à partir, d bien faire. Aca. Ce serait une faute de dire : elle esi prête de partir, de bien faire ; plusieurs font cette faute. Que/que j^hùse, rttfit, quoi que ce soit, yeulent de avant l'adjectif qui les suit. // a fait quelque chose de beau, de bien noble.
On ne doit pas dire, quelque chose digne de, rien digne de, quoique ce soit digne de. A la vérité, quelque chose de digne de, rien de digne de, quoique ce soit de digne de, seroient trop durs. On doit prendre un autre tour, et dire : // Vexhortait d faire quelque chose qui fût digne de sa naissance.
11 faut que l'adjectif soit bien assorti au substantif; alors il embellit la pensée» il lui donne de la force.
Il est an hêurêux choix de mots karwumieux.
Payez de mauvais sons le concours odieux.
Le vers le mieux rempli, la plus noble pensée, Ne peut plaire à l'esprit^ quand Toreille est blessée^
BoiLEAiri
Ce seroit une grande faate de dire : Tous les peuples le pleuraient avec des larmes inconsolables. Je trouve en lui une admiration intelligente de votre vertu. Ces deux adjectifs incon~ solableSf intelligente^ ne peuvent se dire que des personnes ; ils ne conviennent point à des noms de choses, comme larmes , admiration»
Il faut que l'adjectif, ajoute au sens du substantif. Ainsi dans : 11$ furent surpris tout^à- €Oup par une tempête orageuse ; cet adjectif orageuse n'est pas bon, parce qu'il n'ajoute rien au sens du mot tempête.
Plusieurs adjectifs placés avant le substantif, ont une signification différente de celle qu'ils ont, quand ils ne sont mis qu'après le substantif.
L'air grand. C'est une physionomie noble*
Le grand air. Ce^ont les manières d'un grand seigneur.
L* air mauvais V extérieur redoutable } ^ Mauvais air, extérieur ignoble \ ^^o»"^^^-
XJn grand homme ne signifie pas d^une. grande taille.
Cependant, si après ^rand ftomme on ajoute
• quelques qualités du corps, comme : O.est un
grand homme hrun^ et d'aune belle physionomie;
''*' S grand homme signifie homme d^une grande
De même, si après homme grand, on ajoute un modificatif qui ait rapport au moral» alors grand ne s^entend plus de la taille. Un homme g^rand dans ses projets.
' Une voix commune, c'est une voix ordinaire*
D'une commune voix, signifie unanimement.
Une fausse corde, qui n'est pas montée au ton qu'il faut.
Une corde fausse, qui ne peut jamais s'accorder avec une autre. Dict. i>e l'Acad. 1762.
Un faux accord, qui choque l'oreille.
Un accord fauxy celui dont les sons se trouvent mal accordés.
Un tableau est dans un faux jour, quand il est éclairé du sens contraire à celui que le peintre a supposé dans son objet.
Il y a tin jour faux dans un tableau> quand une partie y est éclairée contre nature.
Unefausie clef, clef qu'on garde furtivement*
Une clef fausse, n'est pas propre à la serrure. finusj.
Une fausse porte, issue ménagée pour se dérober aux importuns sans être vu. £n terme de guerre, porte peu apparente qui introduit dans un faubourg.
Une porte fausse, simulacre de porte.
Une eau morte, qui ne coule point.
La morte eau, c'est l'eau de la mer, dans son bas flux et reflux.
Un homme brave, des gens braves; un homme, des gens intrépides.
Un brave homme, de braves gens ; un homme de bien^ des gens de probité.
Un enfant cruel, nnpevpie emel, unefenM^ cruelle; enfant, peuple, femme, qui aimem a faire du mal, ,»
Un cruel enfant, un cruel peuple, nne ciru^é^^ femme, enfant, peuple, femme insqîportables.
On dit dans le sens propre : tirer, tracer, <iecrire une ligne droite ; et dans le figure i i» maison de Bourbon descend en droite lig^^ ^® Saint-Louis, c'est-à-dire, par une descend aoce non interrompue de mâle en mâle. — BouHOXJffcS.
£>u bois mort, ou séché sur pied.
JDu mort bois, de peu de valeur.
Une chose certaine, une nouvelle certaine, vne marque certaine, etc.» c'est une chose vraie, assurée; une nouvelle, une marque vraie, véritable.
"La veita d'un cœur noble est la marque certaine.
BOIX-EAIT-
Une certaine chose, une certaine marque, une certaine nouvelle ; c'est une chose indétermî«ée, c'est quelque marque, quelque nouvelle. Cer^ ^am répond alors au quidam des Latins.
^« dernière année de la, guerre, c'est celle après laquelle il n'y a plus de guerre.
^/r.^'"»^<? dernière est l'année qui précède îmtté^iatement celle où l'on parle.
n nomme malin, est un -boni me malicieux, dém^n " ''^'^'^ ^^ Vesprit tnaiin, signifie le
d«5f G^*"''^'^''*^ c'est la troisième personne de la Sainte-Trinité.
mml^^'J ^"*"'' "^'^^^ l'esprit de Dieu, commim aux trois personnes de la Sainte-Trinité.
Ce ,qu*oQ ajoute à ces mots» V Esprit Sainte peut y donner la signification de Saint-Esprit ; Gonume T Esprit Saint qui est descendu sur les apôtres; T Esprit Saint que le fils de Dieu a promis à ses apôtres, ne peut s'adcorder avec r esprit profane du monde, — Bo^jhours.
Une cruelle fiemme, c'est celle qui ne se laisse pas vaincre par les instances des hommes, ou celle qui tourmente par les instances les plus fortes.
Une femme cruelle, est celle qui cherche à f^ire du mal.
Une femme sage y c'est une femme vertueuse et prudente.
Une sage-femme, c'est une femme qui assiste celles qui sont en travail d'enfant.
Une femme grosse, c'est une femme enceinte.
Une grosse femme, c'est une femme grasse, qui a beaucoup d'embonpoint.
Un homme galant, est un homme qui cherche à plaire aux dames.
Un galant homme, est un homme poli, qui a des dons et des talens, et dont le commerce est sûr et agréable.
Un gentilhomme, est un homme d'extraction noble.
Un homme gentil, est celui qui est gai, vif,
joli.
Un habit nevf, est un habit qui n'a point, ou qui a peU) servi. Un habit nouveau, est un habit d'une nouvelle mode. Un nouvel habit, est uu habit différent d'u,n a^utre qu'eue vient de quitter.
Le vin nouveau, c'est le vin nouvellement fait.
Le nouveau vin, c^est le vin nouvellement mis en perce ; ou du vin différent de celui qu'on buvoit auparavant.
C'est un pauvre homme, c*est un pauvre auteur, signifient un homme et un auteur qui ont peu de mérite.
Va homme pauvre, un auteur pauvre, signifient un homme» un auteur sans biens.
Le ton qu'on emploie détermine le sens du mot pauvre. . Assister une pauvre femme, un pauvre homme, un pauvre vieillardj c'est-àdire sans biens.
Le pauvre prince, la pauvre reine, les pau^ vres innocenSy expressions de tendresse ou de compassion*
Un pauvre orateur, de pauvre vin, une pau^ vre chère, une pauvre comédie, expressions de liiépris et de dédain.
Une langue pauvre, celle qui n'a pas tout ce qui seroit nécessaire à l'expression de nos pensées.
Une pauvre langue, celle qui, outre la disette des termes, n'a ni douceur dans ses mots, ni analogie dans ses procédés, ni aptitude à être
. Un homme plaisant, est un homme eai, en- J^»^. qui fait rire.
^« plaisant homme, est un homme ridicule.
Wre, singulier, etc.
rJti^^f^^^^^S^ p/flwanf, dont le rôle est ^™P" de traits divertissans.
Vn plaiêant personnage^ un impertinent méprisable.
Une comédie plaisante y pleine de sel^ de saillies réjouissantes, etc.
Une plaisante eomiàie^ celle qui pèche contre les règles.
Vn conte plaisant^ bien récréatif, fort agréable.
Un plaisant conte^ récit sans vérité, ni yraiseinblance, digne de mépris.
Le haut ton, manière de parler audacieuse, arrogante.
Le ton hauty degré supérieur d'élévation d'une yoix chantante, ou du son d'un instrument.
Un honnête homme, qui a des mœurs, de la probité, etc.
Un homme honnête, poli, qui plaît par ses bonnes manières.
Lies honnêtes gens d'une ville, sont ceux qui ont du bien, une réputation intègre, une naissance honnête, etc.
Des gens honnêtes, sont des gens polis, qui reçoivent bien ceux qui les visitent.
I^urieux, placé après le substantif, comme un lion furieux, un taureau furieux, signifie en fureur, transporté de colère.
Furieux, placé devant le substantif, signifie, dans le style familier, la même chose que trèsgrand, énorme: il désigne l'excès.
Mortel, quand il signifie qui est sujet à la mort, ne peut se mettre qu'après le substantif. Durant cette vie mortelle,
Mortel^ quand il précède le substantif, signifie grand, excessif.
Un vilain hommes une f>Uaine femme^ désagréables par la figure, par la mal-propreté> ou par les manièfes et Ibs vices.
Un homme hien-oxx fort vilain^ est un avare, qui épargne d'une manière sordide. On ne dit guère absolument, et sans modificatif, un homme vilainy une femme vilaine. Cependant on dit c'est un vilain, c'est un avare. '
Un homme vr<iij c'est un homme véridique. Une nouvelle vraie, c'est une nouvelle véritable : mais quand on dit, tel est un vrai charlatan^ cela signifie, tel est réellement charlatan. Ce que vous dites est une vraie fable ; cela veut dire, ce que vous dites est une pnte fable*
Seul, avant le nom, exclut les autres individus de la même espèce : Un, seul homme peut lever ce fardeau, c'est-à-dire, aucun autre ne peut lever. Un seul lit, et non. plusiewrs^ sêr^ voit à toute la famille.
Seul, après le nom, exclut tout accompagne* ment : Un homme seul peut, sans aucun secours, emporter cette commode. Un lit seul, sans»
aucun autre meuble, èloit dans* ce cabinet» — Wailî^y.
Un mot peut être bon, sans être tin bon mot:
c^lui-ci est toujours une saillie, une pointe^ une pensée ingénieuse.
Des bel les -sœurs ne sont pas toujours des sœurs belles é
il ne faut pas.mettre plus de deux adjectifs à
tm substantif. J» J. Rousseau en a très-souvent mis jusqu^à trois. V, l'article participe.
Adjectifs absolus (les). Par/ait ^ univef" selj mottely éternel^ essentielj divin^ suprême^ extrême^ excellent^ ne peuvent être précédés de mots fui exprinent le plus ou le moins, par cela même qu'ils sont absolus et rejettent toute C(Hnparaison. On ne peut dire : plus ou moins éternel^ mortel^ etc»
Aider gue/gn'ftfiy nider à queiqu^nn. Aider â quelqu'un n'est proprement d'usage que pour secourir mu liomme trop chargé. Aidez un peu à ce pauvre homme, Acad. Aider queiqu^un, c'est le seconder.
Aider régit d quand il doit suivre un infinitif ou un nom d« choses. Les petites rentes aident à vivre.
Aider à la lettre, suppléer à ce qui n^est pas exprimé.
Dans ks autres cas, aider demande le régime simple de la persontte, et le nom de la chose dont on parle est précédé de la préposition de. Il faut aider les pauvres de ses biens, de son crédit.
On dit aussi, s*aider de quelque chose^ pour s*en servir. Ce cavalier »*aide. aussi bien de la plume que de l'épée. ^expressions vieillies. J
Ai OLE, dans le propre, est masculin et féminin, et l'on dit également un grand aigle et une grande aigle. Dans le figuré, il est féminin : l'aigle impériale, les aigles romaines. Acad.
Aimer mieux, signifie tantôt préférer la chose qui flatte le plus notre goût, et tantôt pré*-
férer celle qui est le plus conforme à notre volonté.
Or, le premier de ces deux sens exige la suppression de la particule de; et Tautre exige qu^on l'emploie.
Préférence de goût : J*aime mieux diner que souper ; y aime mieux, lire que jouer, '
Préférence de volonté : J^aime mieux ne rien avoir f que d^ avoir le bien d' autrui; faime mieux mourir que de me déshonorer, d'Olivet.
Air, avoir l'air. Lorsque le mot mV signifie apparence, il faut, en parlant d'une femme, dire: elle a Pair campagnarde, d'une campagnarde, d'être une campagnarde. Lorsque le mot air veut dire tournure, manière, façon, visage, on dit d'une femme : elle a l'air cavalier, dur, etc.
A I rS (ss DONNER D Es) , prendre des airs de savant^ de bel esprit^ affecter de passer pour savant, pour bel esprit, quoiqu'on ne le soit pas. Prendre des airs, se donner des airs, vouloir se distinguer par des manières recherchées. Pren^ dre Pair, être dans un lieu où l'on respire un air plus pur. De«Caillères a condamné ces expressions, mais l'Académie les approuve.
Alentour, Autour. L'usage des écrivains modernes a établi de la différence entre ces deux mots. . . . Autour est une préposition, et alentour un adverbe. Il faut donc dire : la reine a voit toutes ses filles autour d'elle, et non pas alentour d'elle. Le roi étoit en un tel lieu« et tous ses gardes étoient alentour^ et non pas autour.
Aiiti (il est)» il a été. Souvent on dit :
// est allè^ pour t/ a été ; ce qui est une faute assez considérable. Combien de gens disent:
je suis allé le voir ;je suis allé lui rendre visite^ pour fai été le voir y j*ai été lui rendre visitCm
La règle qu'il y a à suivre en' cela est que toutes les fois qu'on suppose le retour du lieu, il faut dire : Il a étè^fai été ; et lorsqu'il n'y a point de retour, il faut dire : Il est allé.
Tous ceux qui sont allés à la guerre, n'en reviendront pas. Tous ceux qui ont été à Rome, n'en sont pas meilleurs. Cépbi^e est allée à l'église, où elle sera moins occupée de Dieu que de son amant. Lucinde a été au sermon, et n*en est pas devenue plus charitable pour sa voisine. — Girard.
Aller, Venir. Quelqu*un qui est à Paris, dira : Le courrier alla de Paris à Rome en dix jours y parce qu'ii//«r, c^est partir du lieu où est celui qui parle. Venir^ c'est partir d'un lieu pour se rendre auprès de celui qui parle*
C'est dans le même sens que, rencontrant un ami à la promenade, on lui dit: Je vous prie de venir demain dîner chez moi.
Si cependant celui qui invite ne devoit pas manger chez lui, il ponrroit dire : Je vous prie d*aller demain dîner chez moi.
On dit aussi : Je partirai demain pour Rouen, voulez-vous y venir avec moi.
Aller et venir s'emploient quelquefois par élégance avec un infinitif. 5t votre père alloit apprendre cette nouvelle ; c'est comme s'il j avoit simplement : Si votre père apprenoit.
L'indicatif présent et impaF&ii d'a//«r, siûtî d'un infinitif, marque qu'on est -ou qu'on éUài sur le point de faire une chose. j€ VAts partir^ il va sortir. Nous alitons partir^ vous aUiez sortir.
Je vienSi avec un infinitif sans de^ marque le motif de la venue. Je viens^ je venoiê vous chercher ^ c'est-â-dire pour vous chercher.
Au contraire, je viens de chanter^ je venois de rentrer^ signifient une action nouvelieiBent passée. — Wailly.
Amour, masculin en prose, devient dans les vers ou dans la prose poétique, masculin oa féminin au gré de T auteur.
Avant que dans son cœur cette timonr fût formée, Racins.
Au pluriel surtout, le féminin paroit avoir de la grâce ; mes premières amours y d'étemelles amour s.
Apparoître, Paroître. Apparoitre ne se dit que des substances spirituelles* Le S^i'^ gneur apparut à Moïse.
Paroître se dit de tout ce qui tombe sous la .vue. Ij€s ennemis paraissent» Il a paru une comète.
Disparaître répond également à ces ûfiujL verbes. L'ange a disparu.
Appuyer (s'). On dit ordinairement j'appuyer sur le crédit de quelqu'un, et quelquefois s'appuyer du crédit, de l'autorité.
Art d'aimer (1'). Cette locution est incorrecte, parce qu'un sentiment ne peut être l'objet d'un art : elle doit son origine à une faute de traducteur qui donna à Tun des ouvrages d'Ovide le titre d'Art d'aimer, au lieu du véritable: Art d'être aimé.
Art d'écrire. Souvent on sent le défaut
de ce qn'on écrit sans le corriger; souTent aussi on se contente d'une lueur de pensée ; et on ne cbercbe pas à la rendre plus clairement : cependant la seule manière de bien écrire, est de ne laisser jamais, ni dans les détails, ni dans Tensemble, la moindre tache qui blesse notre goût, et le moindre défaut, lors même que nous n'aurions fait que le soupçonner* Il faut faire, défaire et refaire jusqu'à ce que notre goût soit content sur tous les points et en tous sens ; trop de négligences nous échapperont encore, et les autres trouveront assez à critiquer dans nos écrits ; enfin, si nous n'ayons pas le temps de trairailler ainsi dans toutes les dimensions, il ▼aut mieux abandonner la plume, puisque personne n'est obligé de la tenir. — Mme. Necker.
Article. L'article et T adjectif placés avant un nom propre, ont quelquefois un sens différent de celui qu'ils ont, quand ils sont placés après.
Cette phrase, j'aî vu le riche Lucuile, signifie, j^ai vu lALCuUe qui est riche.
J*ai vu Luculle le riche, donne à entendre qu'il y a plus d'un Luculle, et que j'ai vu celui d'entre eux qui est distingué des autres par ses richesses.-* Duc LOS.
Queile est voire erreur f signifie ordinairement, en quoi vous ètes^vous trompé ?
Quelle, erreur est la vôtre ! c'est-à-dire, estil possibU que vous sofez tombé dans une telle erreur! — W ail l'y.
On se sert, dans les noms progrès, de l'article Us devant un singulier y pour marquer un grand homme; et devant un pluriel^ pour marquer tous les hommes qui peuvent être assilnilés à
celui qu'on nomme. Qnand on écrit les Boileaiff on n* entend parler que du poëte appelé Boileau ; mais quand on écrit les Boileaux, on entend parler de tous les poètes du même ordre. De- Tant les substanli/s pris indéfiniment, on se sert de la préposition de s un amas de richesses.
L'élégance permet de supprimer Vartiele devant les subitantifs; Etrangers, ennemis, peuples, rois le révèrent^FLÉcHiER.
La suppression de Vartiele change quelquefois le sens d'une expression. Un ouvrage de Pesprtt n'est pas un ouvrage d'esprit.
Tout nom qui n*a ni article, ni équivalent de l'article, ne peut avoir après soi un pronom qui s'y rapporte. Ainsi, cette phrase est fautive : Quand je me fais justice^ il faut qu'on se la fasse. Cette autre phrase, au contraire, est exacte : // est chargé de dettes qui Vaccableni, mais il les acquittera toutes avec le temps»
Un seul et même article ne peut servir à deux adjectifs» â deux conjonctions, qui voudroient chacun un complément différent. On ne diroit donc pas:
L'éléphant est propre et susceptible d'éducation. Propre veut â et susceptible de.
Au CAS, EN CAS. Quand'il suit un que^ l'on dit l'un et l'autre. Au cas ou en cas qu'il meure. Mais quand il doit suivre de et un substantif, il faut dire, en cas de mort, de mariage, etc.— Wailly.
Aucun et i^pl, quand on les met dans la signification négative de personne, n'ont jamais de pluriel, soit qu'on les emploie comme pronoms, en sous-entendant homme, soit qu'on
les emploie comme adjectifs : Nulle paix ; auocii ma/.
Cette observation est d*autant plus nécessaire, que d'habiles écrivains ne l'ont pas toujours suivie. Ce qui les a trompés, c'est que ces mêmes mots ont un pluriel, mais dans une autre signification: car quelquefois nul signifie qui n'est d'aucune valeur; et alors on lui peut donner un pluriel : Vos procéduret sont nulles.
Pour ce qui est d'aucun, il signifioit autrefois Valiquis des Latins (quelque), comme on le voit dans le dictionnaire de R. Etienne, qui cite cet exemple : ^tccuii^ hommes sont ttenus. Mais en ce sens il n'est plus que dans quelques phrases de palais.^D'ÛLiVET,
Aucun, voulant dira pas un, ne peut prendre de pluriel ; aucuns monstres, est par cette raison une faute : on ne pourroit dire : pas uns.
Auparavant, ne doit jamais être suivi d'un régime,, ni d'uii que. On ne dit point: j'arriverai auparavant que de parler, mais avant de par 1er f ou avant que de par/tfr«— -Pan c ko uke.
Aussi et Si. On se trompe souvent dans l'usage de si et aussi ; on fait servir l'un, où l'autre a seul droit de figurer. Toutes les fois qu'on veut simplement marquer l'extension d'une qualité sans en faire de comparaison, il faut prendre l'adverbe si : il n'est pas si Jin qu*on ne puisse encore lui donner le change sur bien des choses ; mais quand on veut faire comparaison entre deux adjectifs ou deux adverbes, tout le monde convient qu'il faut se servir à^ aussi dans les phrases affirmatives : il est aussi poli qiCil est brave. Mais si la phrase est négative.
Girard prétend qae, même dans le cas de eon« paraisofo, il fant employer H : personne ne vowi a servi si utilewumt qme je Pm/kii, Il est bien des personnes qoi emploient alors presque indifféremment si on aussi : ii ne sera pas anssi eonsiani qu^U le dit. Il ne sera pas si nmsfanf qu^il le diiy etc. La négation donne â la phrase nne chose exclusive qui semble demander dans ces cas nn adverbe d'extension ; la phrase d*a3lenrs renferme nne comparaison. C'est â la justesse de l'esprit â décider, dans les circonstances particulières, laquelle doit l'emporter, et par conséquent s'il faut employer si ou aussi; je crois qu'alors on trouvera bien pen de ces phrases négatives où <t ne oonviome mieux.*—
FOMTENAI.
Autant (d*) et dautant. Girard cGstingne deux â* autant que; l'un adverbe, composé de la particule de et de l'adverbe autant ; l'antre conjonction, qui s'écrk en un seul mot sans apostrophe.
// prodigue d'autant plus les éloges d son héroSy que eelui^çi le comble de bienfaits.
Il ne devait pas si fort le louer, dautant qu'il ne le connoissoit pas. — Fonten ai.
Automne, est masculin quand Vadjeeiif précède : un bel automne ; et fêminm quand tadjeetifsvài : une automne/rotde. Caminabs.
Autour, A l'entour. On voit le pivs grand nombre de ceux qui écrivent bien, se servir constamment de autour quand ils Feulent joindre quelques antres mots, et réserver d tentour pour les phrases oà il est sans régime : la vérité est comme placée dans un centre où mille
ntymu Hffàreim peunenî «ont conduire: mais cwnbiên tPhommes prennent la circonférence pour les rayjons^ et ne font que courir autour du cercle! combien mème^ pour qui ce seroït un bonheur, de ne s'égarer qu^à l^entour /-— FoMTENAi, voy. Alentoue.
Autre, des deax genres, et pouvant avoif un plariel, sert à distinguer les personnes et les choses : il peut prendre l'article ou s* en passer dans certains cas.
De i*abord de Pompée, elle espère attire issue.— Corm.
Autre issue ne se dit que dans le style comique; il ûiut dans le style noble, une autre issue; on ne supprime les articles et les pronoms que dans ce style familier qui approche du niarolique: sentir joie ; faire mauvaise fin, — Voltaire.
Autrui présentant quelque chose d'indéterminé, on ne doit y faire rapporter ni son^ mi, seSf ni leur, leurs, en régime simple.
Ainsi, au lieu de dire avec Caillères: La plupart des hommes s'attachent aux choses extérieures, et reprennent avec joie les moindres défauts d'autrui, sans se soucier d^examiner leurs bonnes qualités, je dirois: sans se soucier d'en examiner les bonnes qualités.
Avant* On doit toujours dire en prose avant que de : cependant les meilleurs écrivains même se permettent de dire en prose, avant de,
il faut toujours avant que devant un subjonctif; avant que vous partiez. Cet avant que est alors Vaniè qudm des Latins."^
Avant marque Pordre antérieur»' annonce une comparaison ; ainsi il devroit être toujours suivi d'un que. Quant à la préposition de, elle est indispensable, parce qu'elle sert à marquer l'objet de nvant.
Ah ! devant qu'il expire.— Racine.
Il y a deux fautes dans cet hémistiche. Devant est relatif au lieu et non au temps. D'ailleurs il ne peut être suivi d'un que : il faudroit dire^ avant quUl expire, — d'Olivet.
Avant, Auparavant. Le premier est une conjonction, et par conséquent il se met toujours avant un mot qu'il lie. Le second est un surattribut, toujours sans complément, sans suite.
Ne dites donc pas : les An^lois arrivèrent au^ paravant nous à la Jamaïque. Dites, avant nous.
Avant que. Avant que tes regards ne can'^ templent la victoire^ est une faute.
Avant que^ ne souffre point la négative.
Vertueuse Zaïre, avant que Thyménée
Joigne à jamais nos cœurs et notre deitinée.— Voltai&e.
Avant que la raison, s'expliquant par la voix,
£ût instruit les humains, eût euseig^né les lois. Despréaux
Vous que mon bras veng^eoit dans Lesbos enflammée. Avant que vous eussiez assemblé votre armée I^-Racine»
Avant et Étant. Etant et ayant ne sont jamais participes, et par conséquent, ils n'ont point de pluriel, à l'exception à* ayant dans une manière de parler de pratique, que l'usage a consacrée : ses hoirs et ayans cause* Hors de là, ces deux mots sont gérondifs et ne reçoivent
point d*5. 11 faut dire : je les a trouvés ayante et non pas ayons le verre à la main. Je les ai trouvés mangeant des confitures, buvant de la limonade, et non pas mangeans des confitures, buvans de la limonade*
Il faut parler de la même sorte, si le relatif les se rapporte à des femmes. Je les trouvai mangeant des. confitures, et non pas mangeantes des confitures, quoiqu'on puisse dire, en parlant des femmes, je les ai trouvées bien mangeantes et bien buvantes» voy. Adjectif.— «Académie.
Avenir. Ce mot a été pris par plusieurs auteurs de romans pour destinée future: Mon ao^nir m'épouvante. On a été même jusqu'à remployer au pluriel. Que ne puii'je disposer au gré de mon amour les avenirs de mes en/ans.
Ces expressions incorrectes sont du style dit sentimental,
Barbarisme. On appelle barbarisme toute façon de s'exprimer qui est étrangère à la langue dans laquelle on parle. Ainsi un étranger qui diroit, je suis chaud pour fai chaud, feroit un barbarisme.
On fait un barbarisme, lo^ quand on emploie un mot qui n'est pas du dictionnaire de la langue, comme la crudélité pour la cruauté,
2°, Quand on prend im mot de la langue dans un sens différent de celui qui lui est assigné par le bon usage. Par exemple, ce seroit un barbarisme que de dire : Monsieur , vous avez pour
mot des boyaux de père ; il faut des entrailUs de père ; c'est-à-dire» des sentiinens de père.
3^. En créant un root composé par la réunion de deux mots, dont Tun n'est pas français, par exemple, Agri^culteur, 11 est permis de regarder aussi comme barbarismes tous ceux qui sont formés d*un mot grec et d'un mot latin : il j en a beaucoup dans la langue des savans. voyez le Dictionnaire,
Il y a, dit Voltaire, deux sortes de barbarismes, celui des mots et celui des phrases. EgO' User les fortunes^ pour égaler les fortunes ; au parfait j au lieu de parfaitement : éduquer^ pour donner de V éducation^ élever : voilà des barbarismes de mots. Je crois de bien faire^ au lien de : Je crois bien faire : Je vous aime tout ce çti'ofi peut aimer : voilà des barbarismes de phrases.
Beau, devant une consonne, bel devant une voyelle, l'un et l'autre pris aq singulier: Bel œil, beaux yeux ; beau sang, bel esprit. Le bel âge est la jeunesse, un bel âge est la vieillesse la plus avancée.
Beaucoup, dans le sens de plusieurs^ ne s'emploie seul que quand il est précédé d*un pronom personnel ou du relatif en. On dit : Nous sommes beaucoup^ il y en a beaucoup. Mais on ne dira point : Beaucoup ont pensé. Il faut : Beaucoup de gens, de personnes, etc. ont pensé.
Beaucoup est précédé de la préposition de, quuid il est après un adjectif. Mous disons: //
est beaucoup plus grande et il est plus grand de beaucoup* — Wailly.
BÉTE (belle). Femme belle sans esprit.
BoDne bêiCf homme de bon naturel sans esprit; homme très~bête.
Bonnes gens. Cette expression signifie également des personnes douces, honnêtes, serviables, et des personnes âgées.
Bon sens ou jugement. La langue française est la plus naturelle. Simple dans ses tours, dans ses tons, dans ses locutions, elle n'admet presque aucune inversion. Elle est dans remploi des mots, des épithètes, dans leur situation, d'une exactitude rigoureuse, conforme à la génération des idées, dont elle suit avec scrupule l'ordre et la progression. Ainsi, il faut beaucoup de jugemeiit pour la manier avec art, et jamais un écrivain sans logique ou sans jugement^ ne sera un bon auteur.
B&uiRE. Ce verbe n'est en usage qu'au présent de l'infinitif, bruire; et aux troisièmes personnes de l'imparfait de l'indicatif, il bruyoit, ils bruyaient.
Le participe actif présent, bruyant ou bruiant^ n'est souvent qu'un simple adjectif. Flots bruyans, trompette bruyante^ voix bruyante»'-^