‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutique (volume 2)Chapitre 10 sur 107 · SOUCHET LONG · texte numérisé non relu

SOUCHET LONG

(rhizome) rampe obliquement sous la terre; elle est brunâtre , ligneuse , cylindrique , rameuse , génicule'e , marquée d’anneaux nombreux ' revêtue d’une écorce roussàtreet striée, offrant à l’intérieur un parenchyme roussâtre. Les feuilles sont radicales , longues , carénées sur le dos et un peu rudes sur les bords. La tige est triangulaire , haute d’environ 2 pieds , et porte au sommet une espèce (l’ombelle , formée de nombreux épiliets de fleurs roussâtres , qui sont portés sur des pe'diles ramifiés.

Les rhizomes , improprement nommés racines , sont doués d’une odeur aromatique assez agréable ; leur saveur est également aromatique , amère , ayant quelque analogie avec celle du gingembre. Ils étaient autrefois employés comme stomachiques et emménagogues ; mais on n’en fait plus d’usage aujourd’hui. Leur odeur est miscible à beau , et, à l’aide de ce moyen , ils sont usités par les parfumeurs. Lorsqu’ils ont subi une légère torréfaction, les rhizomes du souchet exhalent une odeur fort agréable ; on les a vantés comme un des meilleurs succédanés indigènes du café.

Nous croyons devoir mentionner ici deux espèces de souchet qui croissent dans les parties méridionales de l’Europe, ainsi qu’en Asie et en Afrique, parce que leurs racines ont fixé l’attention des médecins et des économistes.

Le Souchet roïvd , Cjperus rolundus , L. , est ainsi nommé à cause de ses rhizomes tubéreux , arrondis , ayant une odeur légèrement aromatique , une saveur amère un peu résineuse. Ces rhizomes étaient autrefois employés aux mêmes usages que ceux du souchet odorant ; ils sont de plus comestibles lorsqu’on les a fait cuire.

Le Souchet comestible , Cjperus esculenlus , L. , possède dos rhizomes composés de fibres menues , à l’extremité desquelles sont fixés des tubercules arrondis ou oblongs, bruns extérieurement, blancs, charnus et farineux intérieurement. L’odeur de ces tubercules est très faible , un peu camphrée ; leur saveur est douce et agréable. En Espagne et dans les autres pays méridionaux , on prépare des émulsions d’un.

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goût fort agréable, en broyaut ces racines avec du sucre. On les a encore employées à aromatiser le chocolat.

M. Lésant , de Nantes , a publié dans le Journal de Pharmacie, t VIII, p. 5oi , une analyse des racines de souchet comestible , dont voici les résultats : de la fécule amilace'e ; de l’huile fixe ; du sucre liquide ; de l’albumine ; de la gomme; de l’acide malique ; une matière végéto-animale ; une substance analogue au tannin ; des sels à base de potasse et de chaux , et de l’oxide de fer. La fécule amilace'e est le principe dominant ; l’huile fixe y existe dans la proportion d’un sixième. Cette huile a une belle couleur ambrée , et une saveur de noisette légèrement aromatique. (G... N.)

SOUCI DES JARDINS. Calendula ojjicinalis , L. — Rich. Bot. méd. , t. i, p. 386. ( Famille des Synanthérées. Syngénésie superflue , L. ) Cette plante est très vulgaire dans les jardins , où ses fleurs se font remarquer par leur belle couleur jauneorangée. Sa tige est dressée, rameuse, velue, haute d’environ un pied, garnie de feuilles alternes, sessiles, obovales, un peu sinueuses sur leurs bords, et légèrement pubescentes. Les fleurs sont solitaires au sommet de la tige ou de ses ramifications ; elles sont grandes et munies de rayons. Les fruits sont remarquables par leur irrégularité ; ils n’occupent que la partie externe du capitule; ils sont irrégulièrement recourbés et couverts d’aspérités.

Cette plante a une saveur amère et un peu âcre , une odeur faible qui se dissipe facilement par la dessication. Les fleurs étaient autrefois employées comme antispasmodiques dans les maladies nerveuses, l’hystérie, etc.; mais leurs propriétés se bornentà uneaction stimulante, dont on a remarqué lesbonseffets dans l’aménorrhée accompagnée de symptômes de faiblesse.

M. Fleurot, pharmacien à Dijon, a trouvé de la matière sucrée efllorescente à la surface de l’extrait de souci des jardins anciennement préparé; mais cette substance était, trop impure et. en quantité trop minime pour qu’il fût possible de décider à quelle espèce de sucre elle appartient. V. Journal de Chimie méd. , t. IV. p. 346.

4 souci des jardins.

L’analyse des fleurs de souci, faite par Geiger, a donné les résultats suivans :

i«. Résine verte 3,44 7°- Albumine 0,6-2

■2°. Principe amer.. 19, t3 8°. Acide malique impur..-. 6,84

3°. Gomme i,o5 90. Malate de potasse 5,45

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