‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutique (volume 2)Chapitre 20 sur 107 · STÉARINE · texte numérisé non relu

STÉARINE

amère. M. Orfila a prouvé , par des expériences directes, que c’est un poison violent pour les animaux lorsqu’elles sont introduites dans leur estomac. La poudre de graines de staphisaigre , incorporée dans de l’axonge , forme une pommade employée pour détruire les poux qui pullulent sur la tête des eufans. On fait aussi macérer les graines dans du vinaigre , et on emploie cette préparation pour le même usage. En certains pays, la stapliisaigre sert à enivrer le poisson, à la manière de la coque du Levant.

D’après l’analyse publiée par MM. Lassaigne et Feneulle ( Ann. de Chimie et de Phys., t. XII, p. 358 ) , les graines de stapliisaigre contiennent : un principe amer brun ; un principe amer jaune; une lmile volatile ; une huile grasse; de l’albumine ; une matière annualisée ; du mucoso-sucré ; une substance alcaline qu’ils ont nommée delphine, et qui est combinée avec un excès d’acide malique ; enfin quelques sels minéraux inactifs.

La partie soluble dans l’eau est celle qui a le plus d’activité sur les animaux, selon les expériences de M. Orfila.

STÉARATES. On a donné le nom de stéarates aux sels qui résultent de l’union de l’acide stéarique avec les bases salifiables. Selon M. Chevreul, l’acide stéarique peut s’unir en plusieurs proportions avec les bases , et donner naissance à des stéarates neutres ou à des bi-ste'arates, stéarates acides. Dans les premiers de ces sels, la quantité de l’oxigène est à la base comme 3 est à ioo ; et dans les derniers, les stéarates acides, comme 3 esta 200. Les stéarates 11e sont pas employés ; quelques-uns de ces sels , les stéarates de plomb , de potasse et de soude , entrent dans la composition des emplâtres et des savons. (A. C.)

STÉARINE. La stéarine est une matière grasse, blanche, peu éclatante en raison de l’acide stéarique, de la cétine , de la cholestérine, etc. Elle est fusible à 44°> susceptible de cristalliser en aiguilles très fines. Soumise à l’action de la chaleur dans le vide , elle se volatilise sans se décomposer. Chauffée

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