‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutique (volume 2)Chapitre 77 sur 107 · URINE · texte numérisé non relu

URINE

transforment en huile et en carbonate d’ammoniaque ; les acides se combinent avec une portion du sous-carbonate d’ammoniaque; le phosphate d’ammoniaque se modifie et passe à l’e'tat de phosphate double de soude et d’ammoniaque; le phosphate de chaux et le phosphate ammoniaco-magnésien , qui e'taient dissous à la faveur des acides, se précipitent; la liqueur prend une couleur plus foncée, l’eau se volatilise, entraînant avec elle une substance volatile qui n’a pas encore été bien examinée ; les sels solubles ainsi que l’urine qui ne s’est pas décomposée , se trouvant dans un liquide à l’état de concentration convenable , cristallisent.

L’analyse1 de l’urine prise dans diverses circonstances a été publiée par des chimistes, au nombre desquels on cite Nicolas, MM. Berzélius, Vauquelin , Thénard, Orfila, etc., etc. M. Berzélius a donné les proportions suivantes pour 1000 parties d’urine d’homme à l’état de santé :

Eau ... *..... g33,oo

Urée 3o,io

Sulfate de potasse 3,yi

Sulfate de soude 3, 1 6

Phosphate de soude 2,g4

Hydro-chlorate de soude 4>4^

Phosphate d’ammoniaque i,65

Hydro-chlorate d’ammoniaque i,5o

Acide lactique libre (i)

Lactate d’ammoniaque., I

Matière animale soluble dans l’alcool

Urée qui ne peut être séparée de cette matière .

Phosphate terreux avec fluate de chaux 1,00

Acide urique 1,00

Mucus de la vessie o,32

Silice...... o,o3

Les proportions des substances contenues dans l’urine doivent

(i) L’acide lactique est de l’acide ncc'tique uni à une matière anintnle.

tJRTIGEES. 281,

varier; car il est positivement démontré que la plupart des substances introduites chez l’homme passent dans les urines. ( P\ les expériences de Wcehler, Journal de Chimie médicale, pour 1829.) Il est donc de toute nécessité , avant d’examiner une urine , de prendre des renseignemens sur la nourriture et les médicamens administrés au malade ou à l’homme duquel elle provient. Outèe les principes signalés par M". Berzélius, d’autres ont été signalés par divers chimistes, dans les urines de sujets affectés de diverses maladies : de ce nombre sont l’acide rosacique , une matière jaune , de la gélatine, dé l’albumine en plus ou moins grande quantité, deux substances particulières , la cjanourine et la mélanourine ( V. ce mot , t. III , p. 447 ) > matière caséeuse , du sucre de diabeles , du sucré cristal! isable -solide et très sucré , de l’oxalate de chaux , de la résine avec ulmine , de l’acide acétique , de l’acide benzoïque, de l’acide carbonique, du soufre; du fer. Une foule de détails que nous ne pouvons rapporter ici sur les urines des sujets malades et sur celle des animaux, sont consignés dans différens traités , dans les journaux scientifiques, dans le Journ. dé Chim. méd., dans le Journ. de Pharm . • enfin, dans les t. Yl, XXIII, XXVIII, XXXI, XXXVI, XLIV, XLIX, LV, L1X, LXVII etLXYIII des Ann. de Chim. I/urine n’est pas employée en Médecine, si ce 11’est comme remède de bonne femme ; alors , non-seulement on l’applique à l’extérieur contre les foulures , on la fait entrer dans dés cataplasmes et même prendre à l’intérieur contre les fièvres qui , ainsi que nous l’avons vu, ne cèdent pas à ce traitement des plus dégoûtans. L’urine pourrait être utilisée pour la fabrication de l’ammoniaque, pour celle de l’alun, des engrais, pour le lavage des laines ; mais jusqu’à présent ce produit des plus abondans 11’a été employé qu’en petite quantité, et une partie de celle qui se perd nuit à la salubrité de l’air en émanant, lors de sa décomposition, des miasmes qui se répandent dans l’air et qui en altèrent la pureté. (A. C.)

URIQUE. V. Acide urique, t. Ier, p. iq5.

URTICÉES. Vrticeœ. Famille de plantes dicotylédones

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apétales , à étamines hypogynes, ayant pour genre principal l’ortie ( Urtica )\ Elle renferme des plantes herbacées annuelles ou vivaces, et des arbres ou des arbrisseaux. Leurs feuilles sont alternes , accompagnées à la base de deux stipules. Les fleurs sont ordinairement monoïques ou dioïques, rarement hermaphrodites , tantôt formant des espèces d’épis ou de chatons, tantôt implantées dans un réceptacle charnu , et tellement cachées , que ce réceptacle a l’aspect d’un fruit dont les graines apparentes ne sont autre chose que les fleurs ellesmêmes ; c’est ce que l’on observe particulièrement dans les figuiers.

On divise la famille des Urticées en deux tribus qui diffèrent autant par leurs propriétés médicales que par leurs caractères botaniques. Ce sont, r°. les Urlicées proprement dites, dont le péricarpe n’est pas charnu , et parmi lesquelles nous citerons, comme plantes remarquables sous le rapport de l’utilité qu’on en retire , le houblon , le chanvre , la pariétaire et les orties; a0. les Arlocarpèes , dont le fruit est charnu, ou plutôt soudé avec le réceptacle qui s’épaissit considérablement. Cette trijju se compose d’arbres et d'arbrisseau* qui ont un suc blanc laiteux, quelquefois âcre et très caustique. Celui de quelques figuiers (F. loxicaria\ , et surtout celui de YUpas anliar , qui appartient à cette tribu , sont des poisons dangereux lorsqu’ils sont introduits dansle torrent de la circulation. Il existe donç un principe vénéneux répandu dans les organes de la plupart des Artocarpées ; néanmoins , les fruits de-plusieurs d’entre elles sont des alimens fort salubres ; tels sont particulièrement les figues , les mûres et les fruits de l’arbre à pain et du jaquier.

Voyez pour, tous les détails nécessaires , les articles spéciaux qui concernent ces plantes. (G. ..N.)

USINÉE. On désignait autrefois, sous le nom d ’usnée du crâne ■humain, un petit lichen ( Imbricaria saxalilis , Acliarius) qui était, vanté contre l’épilepsie et que l’on x-ecueillait sur le crâne des pendus. Cette mauvaise drogue avaic une valeur excessive dans les temps d’ignorance , et on lui substituait sou-

VALiÉiUANB OFFICINALE. a83

vent une autre espèce de lichen très commun sur les arbres des montagnes ( Usnea plicala , L. ) , dont les propriétés n’étaient ni plus ni moins imaginaires. (G. .N.)

UYA URSI. V. Busserole.

VACCINIUM. F. Airelle.

VACHE. La femelle duhœuf. V. ce mot et l’art. Lait. VALÉRIANE CELTIQUE. Valeriana celtica , L. ( Famille des Valériauées. Triandrie Monogynie, L. ) Petite plante qui croît dans les Alpes de Suisse et d’Allemagne , et dont les racines odorantes étaient fort estimées des anciens sous le nom de nard celtique. T7”, ce mot. (G. ..N.)

VALÉRIANE ( grande). Valeriana Pliu. ( Famille des Valérianées. Triandrie Monogynie , L. ) Cette espèce de valériane r originaire de certaines localités d’Europe , est. cultivée dans les jardins, et se distingue de la valériane officinale à laquelle on peut la substituer sans inconvéniens , par ses feuilles radicales très allongées et entières,, et par ses fleurs plus grandes et constamment Hanches. I&oljv..),

VALÉRIANE OFFICINALE ou DES PHARMACIES^ Vale- ^ riana officinalis , L. — Ricli. Bot. inéd. , t. I , p. 1^08. (Famille des Vale'rianées. Triandrie Monogynie, L. ) Grande et belle plante herbacée qui croît âJffindanaaneiat dans i les bois buihides de l’Europe. Sa racine est, blanche*, ayant le tronc cylindrique, formé d’un parenchyme charnui et d’un canal médullaire très large ; le collet de la racine est, court et garni de fibres nombreuses,, filiformes et descendantès. La tige est simple inférieurement, cylindrique, striée, haute de 3 à 4 pieds , portant des feuilles opposées ; les radicales pétiolées, presque entières , les supérieures pinnatifldes * à divisions lancéolées et aiguës. Les fleurs sont roses ou blanches et. disposées en un coryrnbe terminal ; elles paraissent dans les mois de juin et de juillet.

A l’état récent , les racines sont presque inodores, niais par

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