‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutique (volume 2)Chapitre 78 sur 107 · VALÉRIANE OFFICINALE · texte numérisé non relu

VALÉRIANE OFFICINALE

la dessication, elles acquièrent une odeur forte, particulière , fétide, qui plaît singulièrement aux chats. Leur saveur est douceâtre à la première impression , et ensuite très amère. D’après l’analyse publiée par TromsdorfF ( Bulletin, de Pharmacie, i8og, p. 20g ) , une livre de racines sèches de valériane se compose de deux gros de fécule ; de deux onces d’un principe particulier soluble dans l’eau, insoluble dans l’éther et l’alcool, précipité par les dissolutions métalliques; d’une once et demie d’un extrait gommeux ; d’une once de résine noire ; d’un tiers de gros d’huile volatile verdâtre plus légère que l’eau, et de onze onces deux scrupules de ligneuto. C’est dans l’huile volatile que réside le principe odorant qui a quelque analogie avec l’odeur du camphre; la saveur âcre paraît dépendre de la résine, et lé goût légèrement douceâtre de la matière gommeuse. • \ : /

La valériane est un médicament très fréquemment employé -comme antispasmodique; elle agit d’abord localement, mais elle ne tarde pas à réagir sur le veste de l’organisme, de manière à accélérer la circulation-,’ à augmenter la chaleur animale, la- perspiration cutanée , les sécrétions , etc. Donnée à haute dosè^ son action spéciale sur le système nerveux est très marquée ; aussi la valériane réussit-elle dans une foule de névroses' où les autres médicamens ont échoué. On l’a aussi employée avec succès dans le traitement des fièvres intermittentes ; il convient alors de l’associer, par parties égales, à la gentiane, et d’administrer cette poudre à la dose de 3 à 6 gros que l’on partage en plusieurs prises. Enfin , la valériane est un anthelmintique qui agit avec énergie , soit qu’on la fasse prendre à l’intérieur et sous forme d’infusion, soit qu’on l’administre en lavement.

L’odeur et la saveur de cette racine étant insupportables pour la plupart des malades, on ne peut guère employer l’infusion , la décoction ou la teinture, si ce n’est dans quelques potions composées. La poudre est la forme qui est le plus fréquemment usitée par les praticiens. On en fait des bols auxquels le miel ou un sirop approprié sert k leur donner la

consistance convenable. La close de la poudre est d’un scrupule à un gros et même au-delà. Celle de la teinture alcoolique est d’un gros et plus dans deux onces de vin ou de tout autre liquide.

On substitue quelquefois, aux racines de la valériane officinale, celles du V. Pluie t dioica. De telles substitutions n’ont lien de fâcheux, car ces racines sont douées des mêmes propriétés, il est vrai, à un degré inférieur; il faut seulement eu augmenter la dose. On a observé que la valériane qui croît dans les lieux secs est plus riche en principes actifs que celle qui se trouve dans les lieux très humides. Les collecteurs doivent donc avoir égard à ces circonstances ; ils feront bien aussi de prendre les précautions pour que les chats ne viennent pas jouer avec les racines sèches et les altérer en y déposant leurs ordures. (G... N.)

VALÉRIANÉES. Valerianeœ . Famille de plantes dicotylédones monopétales, à étamines épigynes , confondue autrefois avec les Dipsacées , dont elle se distingue principalement parles fleurs qui ne sont pas réunies en capitules munis cl’un involucre, et par l’embryon qui est dépourvu d’albumen. Cette famille ne se compose que de quelques genres, parmi lesquels on remarque celui des Valérianes ( Valeriana ) , qui lui a donné son nom. C’est aussi le seul qui fournisse des produits employés en Médecine. V. Valériane. La mâche ( V alerianella olitoria ) , qui est d’un usage fréquent comme plante potagère, appartient aussi à la famille des Valérianées. V. Mâche. (G...n.)

VALVES. On nomme ainsi les différentes pièces ou parties suivant lesquelles certains organes des plantes peuvent se diviser naturellement. Cette expression est principalement appliquée aux fruits secs qui se séparent en un certain nombre de valves ; de là les mots de fruits univalves , bivalves, trivalves , quadrivalves , etc. (G. ..N.)

VANILLE. Fruit du vanillier. Vanilla aromalica, Swartz. — Epidendrum V anilla , L. ( Famille des Orchidées. Gynandrie Diandrie, L. ) Cette plante croît spontanément dans l’A—

mérique équinoxiale, principalement au Mexique, dans les républiques de Colombie , du Pérou , sur les rives de l’Oréroque, etc. Elle est cultivée dans les Antilles , au Brésil , et en d’autres contrées des climats chauds; elle prospère dans les sites ombragés et arrosés par des sources. C’est une fausse parasite sur les troncs des vieux arbres , c’est-à-dbe qu’elle végète en s’attachant à leur écorce et pompant l’humidité de celle-ci qu’entretiennent continuellement les lichens et une foule d’autres cryptogames, mais sans vivre , comme le gui et autres vrais parasites , aux dépens des propres sucs de -ces arbres.

Le vanillier est un arbuste dont les rameaux sarmenteux et' flexibles s’élèvent très haut en s’enroulant autour des arbres voisins. Ses feuilles sont alternes, persistantes , épaisses , charnues . un peu coriaces, légèrement ondulées sur leurs bords. Ses fleurs sont très grandes, purpurines, odorantes et disposées en bouquets. Le fruit est presque cylindrique , uniloculaire et pulpeux intérieurement.

La récolte de la vanille se fait avant sa complète maturité ; on la fait sécher à l’ombre, et on l’enduit extérieurement d’une légère couche d’huile fixe ( d’acajou ou de ricin ) , dans le but de lui donner une certaine souplesse, et d’empêcher les principes volatils de s’échapper. Enfin , on dispose ces fruits , improprement nommés gousses ou siliques, par petites bottes de 5o ou de 100, que l’on expédie en Europe après les avoir enveloppées dans des feuilles de plomb ou enfermées dans des petites boîtes métalliques bien closes.

Telle que nous la recevons par la voie du commerce , la vanille est un fruit capsulaire, siliquiforme , de la grosseur d’une plume de cigne, droit, cylindrique, un peu comprimé, tronqué au sommet , aminci à ses deux bouts, luisant, ridé et sillonné longitudinalement, flexible , et d’une longueur qui varie entre 5 et i o pouces , d’une couleur brune-rougeâtre. A l’intérieur , il contient un parenchyme pulpeux , comme onctueux , noir , dans lequel se trouvent des semences noires, brillantes et fort petites. Son odeur est suave, balsamique;

sa saveur chaude, un peu douceâtre. Ces qualités physiques dépendent de l’huile volatile et de l’acide benzoïque qui y sont contenus; souvent cette dernière substance forme des efflorescences cristallines à la surface du fruit. La partie pulpeuse est celle qui est douée des principes aromatiques; le péricarpe est très peu odorant.

On distingue, dans le commerce , plusieurs sortes de vanille qui, suivant l’opinion communément adoptée par les pharmaçologistes, sont dues à des variétés de la même espèce cultivée ou sauvage ; néanmoins , les gousses de quelques vanilles ont une forme tellement particulière, et d’ailleurs, les espèces d’Orcliidées des contrées inter tropicales sont tellement nombreuses, que des espèces distinctes appartenant au genre Vanilla , sont susceptibles de fournir des fruits odorans à peu près semblables et qui son confondus dans le commerce de la droguerie (1).

(1) Aublet, auteur delà Description des plantes de la Guiane, attribue h la même espèce végétale ( Epidendrum Vanilla, L.), les trois sortes de •vanille connues à Cayenne sous les noms de grosse vanille , petite vanille et vanille longue. Il prétend que leur odeur suave est le résultat d’une préparation qui a de l’analogie avec celle que l’on pratique à Tours, h Brignoles et en d’autres lieux, pour conserver les prunes. Ce sujet nous a semblé assez intéressant pour être connu dans quelques-uns des détails rapportés par Pautenr.

Lorsque l’on a assemblé douze vanilles au moins, on les attache ou on les enfile en manière de chapelet, par la partie, inférieure, le plus près possible de leur pédoncule ; on trempe un instant dans l’eau bouillante ces vanilles pour les blanchir; on les suspend ensuite h l’air libre et aux rayons du soleil pendant quelques heures. Le lendemain, on enduit la vanille d’huile, au moj en d’une barbe de plume ou avec les doigts. On a le soin d’entourer les capsules avec un fil de coton imbibé d’huile, pour empêcher les valves de se séparer. En se desséchant, il découle par leur extrémité supérieure qui est renversée, une surabondance de liqueur visqueuse; on facilite cet écoulement en pressant à plusieurs reprises les gousses avec les mains huilées. Quand les vanilles ont perdu lenr viscosité , elle se déforment, deviennent brunes, ridées, molles, et diminuent au-delà des trois quarts de leur grosseur. Dans cet état, on les enduit une seconde fois d’huile, mais avec précaution , car un excès d’huile leur enlève de l’odeur suave qui en fait la qualité essentielle. Elles sont alors propres à être livrées nu commerce.

a88 VANILLE.

La première et la plus estimée a reçu le nom de vanille leq ; elle est longue d’environ 6 pouces , large de 3 à 4 lignes , rétrécie aux deux extrémités et recourbée à sa base; elle est un peu molle, visqueuse, d’une couleur rougeâtre foncée, et d'une odeur extrêmement suave, analogue à celle du baume du Pérou. On lui donne le nom de vanille givrée , quand elle s’est couverte d’efflorescences d’acide benzoïque , après avoir été conservée dans un lieu sec et dans des vases qui ne sont pas hermétiquement fermés.

La seconde sorte, nommée vanille simarona ou bâtarde, est un peu plus petite que la précédente , d’un brun moins foncé, plus sèche, moins aromatique, non susceptible de se couvrir d’efflorescences. Du reste, elle ressemble en tous points à la vanille leq, et, d’après l’opinion de M. Guibourt, elle parait avoir été produite par la plante sauvage ; on la tire de Saint-Domingue.

Une troisième sorte est le vanillon ou grosse vanille du commerce français, V anilla Pomprona ou Bova des Espagnols. Sa longueur est de 5 à 7 pouces, sa largeur de 6 à 9 lignes. Elle est très brune, molle, visqueuse, presque toujours ouverte, douée d’une odeur forte, mais moins suave que la vanille leq; elle est par conséquent moins estimée, et souvent un peu altérée par un commencement de fermentation. On l’envoie du Brésil, confite pour ainsi dire dans un liquide sucré , et renfermée dans des boîtes de fer-blanc qui contiennent de 2.0 à 60 gousses. M. Fée, dans son Cours d’ Histoire naturelle pharmaceutique , exprime l’opinion que cette vanille appartient à une espèce végétale différente du V anilla aromatica, et il lui rapporte avec doute une vanille du Pérou citée par Ruiz et Pavon. Ces botanistes la regardent comme une variété sauvage du vanillier aromatique, et ils disent que le commerce s’en fait par les muletiers qui vont d’Antioquia à Popayan.

La vanille est uu des aromates les plus recherchés, surtout par les chocolatiers , les confiseurs, les glaciers, les crémiers et les parfumeurs. Elle est difficile à réduire en parties fort

y AREC. 289

ténues; on parvient cependant à la diviser suffisamment pour les divers usages où on l’emploie., en la coupant extrêmement mince et en la broyant avec du sucre. Autrefois elle était vante'e pour ses propriétés excitantes, aphrodisiaques etanti- spasmodiques ; mais, depuis long-temps , les médecins n’en font plus d’usage comme moyen thérapeutique.

Comme la vanille est d’un prix fort élevé, il arrive fréquemment que les marchands vendent des gousses qui , étant restées sur la plante après la maturité, se sont ouvertes et ont laissé échapper les principes aromatiques ; ils recousent avec soin ces gousses, et les enduisent de baume du Pérou pour leur donner de l’odeur ; ensuite ils ont soin de placer ces mauvaises gousses au centre des bottes de vanille de première qualité. Un examen sévère est le seul moyen de se prémunir contre cette fraude. . (G...n.)

VANILLON. Nom marchand d’une sorte de vanille. V. ce mot.

V ARAIRE. V. Ellébore blanc,

YAREC, Fucus. Genre de plantes marines de la famille des Algues ou Iîydrophytes , renfermant un nombre considérable d’espèces dontles formes sont très diversifiées. En général, elles adhèrent aux rochers ou aux corps sous-marins , par un empatemeut ou pédicule qui est quelquefois d’une longueur considérable, et qui permet aux frondes, c’est-à-dire à la partie plane, devenir flotter à la surface des eaux. Quelques varecs, au contraire, sont toujours nains, et leurs frondes, au lieu d’offrir une surface làrge , sont divisées en segmens extrêmement ténus ; d’autres ne forment que des filets fins ou des sortes de cordes pleines ou creuses; en un mot, rien n’est aussi varié que la forme des fucus. Il en est de même de leur consistance et de leur couleur. Certains fucus se déchirent avec facilité, tandis que d’autres offrent beaucoup de ténacité dans leur texture. Leur couleur offre tous les» tons de vert et de purpurin. Le nombre immense des plantes marines que les botanistes , depuis Linné , ont décrites sous le nom générique de Fucus , a nécessité leur subdivision en plusieurs genres qui Tome V. 19

VAREC.

forment des groupes assez naturels. Ce’ n’est pas ici le lieu de' discuter ce point scientifique»/ ni de donner quelques détails descriptifs; car tout ce qu’on pourrait dire de plés exact sur les plantes marines ne lés ferait pas aussi bien connaître qiie des figures, ou, ce qui vaut encore mieux , des exemplaires en nature. Sous ce rapport , nous signalerons à' nos lecteurs la collection des digues de Normandie desséchées , queM. Chauvin de Caen publie par livraisons (i).

Considérés relativement à leur utilité , les varéès • né laissent* 1 pas que d’avoir une certaine importance. Comme ils renferment en général beaucoup de Substance 'gelatineuiè ,• on emploie, dans pl'û’sieùW contr'éés du nord, quelques-uns d’entre euxJ ; ■ ét Spécialement lés Fit élis édüli's , dtildii , ’ sâccharinus , esbulenMb, e t palmaltib ,comme alimens , apreé lés avoir lait

bouillir datïs l’eau. M Yauquelin a constaté, dans plusieurs

a , .M, U.u -, . a .-Tl /OJ.V i

Y atiquelin a constaté, espèces , l’éxistencèYl’mv pHAcipé suéré àbalogué a la man-

nite. C’est ce principe que l’on voit en efflorescence blanche à la surface du Fucus saccharinüi et délitées espaces à' frondes larges qui constituent le genre ZumzTmrfd des'él'àoloffues modernes. » ■ ; : J

Les cendres des varecs qui abondent sur lés cères maritimes contiennent une grande quantité de soudé que l’ôn extrait pal* lixiviation ; aussi donne-t-on à ces cendres lé 110m de soude dé varec. On sait que' c’est daïis les eaux-mères de là soude obtenue par, rincinéràtion' des fucus, que M'. Courtois a découvert l’iode ; corps simple métalloïde dofnt quelqués préparations'sont usitées en Médecine. F. Iode: ' '" * '

L’abondance des varéès sur les côtés de l’Océan les a fait servir à l’engrais des terres. On les donne ’airési aux bestiaux, mêlés avec le fourragé, et l’on prétend que la saveur

salée de ces plantes est agréable et avantageuse â cés animaux'

" . h rtr.î

ai;

f'oj •: j..

(i) Les hyffrophytqs marinrs forment uiie.famille.de plantes excessivcitiwnr nombreuse, sur laquelle les auteurs modernes ont publié’des ouvrages retpain qnables, parmi lesquels nous citerons ceux de Lamoutoux, Esper, T'tmu'.iq, Agardh, Lyngbic , etc.'

■'VAREC. 291

domestiques. Enfin , pour achever de citer les principaux usages économiques des varecs, nous ajouterons qu’en certains pays , on les mêle à la farine pour augmenter le volume du pain ; mais ils lui communiquent un goût détestable. Ailleurs , on les brûle pour le chauffage.

La Médecine ne tire pas un grand parti des varecs en nature. Autrefois , ils étaient préconisés contre la goutte et les affections scrofuleusès , soit en les administrant intérieurement , soit en les appliquant à l’extérieur. Aujourd’hui , on est à peu près certain que leurs propriétés actives dans le traitement des affections scrofuleuses dépendent de l’iode qu’ils renferment, et l’on préfère recourir directement aux préparations de ce principe. Mais, de même que la plupart des substances marines , ils jouissent réellement de propriétés vermifuges très prononcées. Le Fucus helminthocorlon , ainsi que d’autres petites espèces -, sont fréquemment usités , et leur mélange forme ce qu’on nomme en Pharmacie , mousse de Corse. V. ce mot.

Nous avons dit que la gélatine était tellement abondante dans certains fucus, qu’on les employait comme alimens. Nous ajouterons que cette substance domine surtout dans le Fucus corneus , Turner ( Celidium corneum , Lamouroux ) , plante marine des mers de l’Inde, avec laquelle les hirondelles salanganes construisent leurs nids, qui sont des mets fort recherchés des Chinois et des autres peuples de l’Asie orientale. F". Hirondelle, t. III , p. 85.

La consistance et la ténacité de quelques Fucus sont analogues à celles du caoutchouc. Les habitans de la Nouvelle-Hollande se servent des frondes d’une espèce de Laminaire ( Lam inaria ou Fucus Polatorum de Labillardière) pour faire une sorte de vase dans lequel ils puisent l’eaii. Nous avons vu de cés vases, qui sont aussi durs que de la corne ou du cuir bouilli.

L’analyse du Fucus vesiculosus à été faite par plusieurs chimistes , mais elle a offert des résultats assez dissemblables. Nous les présentons en regard à nos lecteurs, pour qu’ils puissent en faire la comparaison, et en tirer telles inductions qu’ils jugeront convenables •

VAUQUELfNE.

Stackhousc ( Dict. des

John (Schweiger Jour-

Sciences naturelles ,

nal, t. XIII, p. 464).

t. XVII , p. 5oo ).

Eau i38,o

Matière glaireuse, rouge-

Ammoniaque. . . .

brunâtre

Charbon

Extrait rouge de chair

Huile empyrenm.

avec un peu de sulfate

Soude

et d’hydro-chlorate de

Magnésie

soude

Silice

Acide particulier

Fer

Acide muriatique.

Sulfate de soude avec un

— sulfurique. . . .

peu d'hydro -chlorate

Soufre

de soude

f acide carb.

Sulfates de chaux et de

j azote

magnésie et un peu de

Gazé oxigène....

phosphate de chaux. .

J hydrogène l carboné.

Oxides de fer et de manganèse, des traces.

Perte

Matière albumineuse.. ..

3go,oo

Total

5oo,o

Total

5oo,oo

Gaulhier-CIaubry (Annal, de Chim., t. XCIII, p. 83).

Matière sucre'c (mannitc); albumine; matière colorante verte; oxalate, malate, sulfate de potasse; sulfates de soude et de magnésie; bydro-cbloraies de potasse, de soude et de magne'sie; liypo sulfite de soude; carbonates de potasse et de soude; hydriodate de potasse; silice; sous-pbospbates de chaux et de magnésie ; oxide de fer probablement combine' avec l’oxide pbosphorique; oxalate de chaux. (G... N.)

VARI0LAR1A OREINA. Un des lichens crustace's qui servent à la préparation de la parelle d’Auvergne et du tournesol en pains. V. ces mots. (G...n.)

VATERIA INDICA. Arbre de l’Inde, que l’on a désigné comme l’un de ceux qui fournissent la résine copal. V. ce mot.

VAUQUELINE. Le nom du célèbre chimiste Yauquelin a été donné, i°. au principe actif de la noix vomique, lors

VÉLAR. 1 293

de la découverte de ce principe; mais , après la lecture du mémoire de MM. Pelletier et Caventou , on fit observer à ces savans que le nom de vauqucline 11e convenait pas à une substance délétère , et qu’il serait convenable de lui donner le nom de strychnine ; 20. à un principe sucré trouvé par M. Pallas dans l’écorce de l’olivier. Un examen plus attentif de ce principe, fait par l’auteur de cette découverte, lui fit reconnaître plus tard que ce produit était la mannite. (A. C.)

VEAU. On nomme ainsi le petit de la vache. Sa chair est blanche, gélatineuse, tendre, propre à faire des bouillons légers , que l’on administre aux malades. Son cuir est estimé pour sa souplesse , et employé à divers usages dans les arts.

VÉDASSE. Nom vulgaire donné par les artisans à la potasse du commerce.

VÉGÉTAUX. V. les articles Botanique et Plantes.

VEILLEUSE et VE1LLOTTE. Noms vulgaires du colchique. V. ce mot.

VÉLAR. Erysimum vulgare, L. — Sisymbrium officinale, Decandolle , Syst. végét ., t. II, p. 4^9. — Ricb Bot. méd., t. II , p. 660. ( Famille des Crucifères. Tétradynamie siliqueuse , L. ) Cette plante , nommée vulgairement herbe au chantre, tortelle, Erysimum, est très abondante dans les lieux incultes et sur les bords des chemins. Sa tige, simple inférieurement, légèrement rameuse à sa partie supérieure, porte des feuilles alternes, les inférieures presque lyrées , pubescentes, les supérieures hastées et irrégulièrement dentées. Les fleurs sont jaunes, petites, et disposées en longs épis aux extrémités des branches. Les siliques sont pubescentes , légèrement tétragones , amincies en pointe de la base vers le sommet.

Le vélar n’a presque pas la saveur piquante qui caractérise en général les Crucifères ; il est un peu astringent, et ses feuilles sont administrées en infusion théiforme dans le catarrhe pulmonaire chronique. Elles font la base d’un sirop officinal qui était spécialement employé par les chanteurs pour dissiper

294 VÉRATR1NE.

l’enrouement et rendre la voix plus claire. De là le nom vul<gaire d.'lierbe au chantre que les anciens ont donne' à la plante.

"VÉNUS. Nom que les alchimistes donnaient au çuivre. T7. Cuivre.

VER DE TERRE ou LOMBRIC. Animal de l’ordre dçs An— nélides , ayant le corps cylindrique , obtus à son bout postérieur, composé de segmens courts et ppmbreux ., dépourvu de brançhiys et d’yeuy , mais garni dç - soie?, disposées sur huit rangs , rapprocLées de chaque côté pai; paires, et à l’aide desquelles il exécute ,ses mouvemêns de reptation. Sa bouche est petite, un peu renflée, munie de deux lèvres, la supérieure avancée en trompe , l’inférieure très courte. Le dernier segment est pourvu d’un anus longitudinal. Cet animal est hermaphrodite, ovo-vivipare , et vit abondamment dans les terrains humides, où il se nourrit de toutes les matières organiques qu’il rencontre , principalement de racines. Les auteurs lui ont donné le nom de Lumbricus terres tri s ; mais sous ce nom ils ont confondu une multitude d’espèces différentes. M. Savigny, membre de l’Institut, à qui la science est redevable de savantes recherches sur les Annélides et spécialement sur ) es Lombrics, a beaucoup éclairci l’histoire de ces animaux qui , quoique excessivement communs, étaient fort imparfaitement corpius. Il a formé un genre particulier sur le ver de terre, auquel il a do'nné le nom dL’JÇnterion terrestre.

Le ver de terre était autrefois employé en Pharmacie pour préparer par décoction une huile- médicinale dont la recette se trouve encore dans quelques Pharmacopées récentes. Il est presque inutile d’ajoutey que les propriétés attribuées à cet animal sont purement imaginaires. (G...n.)

VÉRATRINE". La vératrine est un principe alcalin découvert par MM. Pelletier .et Caventou. Ce principe existe. dans lace'vadille, la racine d’èlléBo.yp Blanc , le colchique; U est uni à un acide que ces demx chhqiste^, qn^ recouru pour être de nature particttliète,, . et qu’ils oi^yiommé acide cèvadique.

La yératripe. est blanche, pulvérulente., très âcre,, inoépre ,

VÊRATRUM SABADILLA. 295

peu soluble dans l’eau froide, un peu plus soluble dans l’eau bouillante, très soluble dans l’alcool, moins dans l’étber. Soumise à l’action de la chaleur, à une température de 5o°, elle est fusible; soumise à la distillation dans une cornue de verre placée à feu nu, elle se boursoufle, se décompose, en donnant de l’eau, de l’huile, de l’ammoniaque, enfin les produits qu’on obtient des végétaux azotés, Combinée aux acides, elle les neutralise, mais il faut qu’elle soit en excès et dans une liqueur concentrée; car si l’on ajoute de l’eau sur ces sels, ils présentent aussitôt des traces d’acidité. Le sulfate est le seul qui offre des traces de cristallisation ; les autres ont l’apparence d’une matière gommeuse.

Pour préparer la vératrine , on agit de la manière suivante. On fait une décoction de cévadille, on la passe à travers une toile; lorsqu’elle est passée, on y verse une solution d’acétate de plomb jusqu’à ce qu’elle ne produise plus de précipité; on recueille le précipité sur un filtre, on le lave avec un peu d’eau; on traite ensuite par l’acide hydro-sulfurique le liquide d’où le précipité a été séparé, et dans lequel se trouve la vératrine combinée à de l’acide acétique et à de l’acétate de plomb. Cet acide décompose le sel de plomb, et précipite le métal à l’état de sulfure. Qp recueille le sulfure sur un filtre; on fait bouillir la liqueur pour chasser l’excès d’hydrogène sulfuré; on y ajoute de la magnésie caustique, et l’on fait bouillir. La magnésie s’empare de l’acide acétique, qui abandonne la vératrine, avec laquelle il était combiné. Cette substance se précipite , mêlée à un excès de magnésie; on recueille le précipité sur un filtre, on le lave à l’eau froide; lorsqu’il est sec, on le traite par l’alcool bouillant. Ce véhicule dissout la vératrine, qui se dépose par refroidissement et par évaporation. La vératrine est une substance très énergique, qui doit être délivrée et administrée avec la plus grande précaution, et sur l’ordonnance d’un praticien connu; elle est de peu d’usage en Médecine. (A. C.) \ ER ATRUM ALBUM. V. Ellébore blanc.

VERATRUM SABADILLA. V . Cévadille.

a96 VERMICEL.

YERBASCUM THAPSUS. /^-Molènè.

VERBENA OFFICINALIS. V. Verveine.

VERBÉNACÉES. Verbenaceœ . Famille de plantes dicotylédones monopétales, à corolle et étamines hypogynes, composée en général d’arbres ou d’arbrisseaux indigènes des climats chauds. On trouve, en Europe, une espèce herbacée, la verveine ( Verbena ojjicinalis ) , qui a servi de type à la famille , et un arbuste, le gattilier {Vitex agnus caslus) . Ces deux plantes étant les seules de la famille des Verbénacées qui aient eu quelque réputation médicale, nous renvoyons à leurs articles spéciaux. V. Gattilier et Verveine. (G...n.)

VERDET. On a donné ce nom au vert-de-gris. V '. Acétate

DE CUIVRE AVEC EXCÈS DE BASE, t. I", p. 20.

VERDET CRISTALLISÉ. V. Acétate de cuivre, t. Ier, p. 22.

VERGE D’OR COMMUNE. Solidago Virga aitrea, L. Plante de la famille des Synanthérées , Corymbifères de Jussieu , qui croît abondamment dans les bois et les prés secs de l’Europe. Sa tige est herbacée, rougeâtre, cannelée, terminée supérieurement par des calalhides de fleurs d'une belle couleur jaune , disposées en grappes droites et allongées. Les feuilles inférieures sont ovales-lancéolées , les supérieures plus étroites. Les fleurs font partie des espèces vulnéraires suisses. Cette plante passait autrefois pour diurétique et détersive ; mais aujourd’hui on n’en fait plus d’usage. (G... N.)

VERJUS. On a donné ce nom au suc acide qu’on obtient par trituration et expression du verjus , variété de raisin. V- la Préparation des sucs, t. V, p. 45 et 53, ainsi que les mots Raisin et Vigne. (A. C.)

VERMEIL. On a donné ce nom à l’argent doré.

VERMILLON. Ce nom appartient au Cinabre en poudre. V . Sulfure rouge de mercure.

VERMICEL. Le vermicel est une pâte alimentaire, faite avec de la farine fine de première qualité et de l’eau; on y introduit quelquefois une certaine quantité de jaunes d’œuf. Cette pâte, lorsqu’on la prépare, est humide; elle est sèche lorsqu’on la livre à la consommation. La pâte humide est pré-

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