‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutique (volume 2)Chapitre 8 sur 107 · SORBIER · texte numérisé non relu

SORBIER

praticien qui ordonne un médicament compte sur son action. Si ce médicament est adultéré, non-seulement on n’en obtient pas les résultats qu’on était en droit d’attendre , mais encore le malade peut succomber. Les sophisticaleurs n ontils jamais jjensé qu’en faisant leurs mélanges ils pouvaient devenir homicides ?

Les fraudes de ce genre sont très nombreuses; et quoiqu’elles aient déjà été signalées à plusieurs reprises dans les journaux scientifiques, non-seulement elles sont encore mises en pratique, mais chaque jour en fait connaître de nouvelles. Le seul moyen que possède le pharmacien de se prémunir contre ces fraudes, est de soumettre les produits qu’il soupçonne à un examen sévère , et de s’éclairer pour le faire par la lecture des ouvrages publiés sur ce sujet, et surtout par un nouveau traité dû à MM. Boutron-Charlard et Bussy. Ce dernier a été fait avec un soin qui garantit la vérité des faits établis par ces savans (i). (A. C.)

SOPORATIF, Soporijercs. Synonymes de somnifère, d'hjpnotique.

SORBATES. V. Malates, p. 4°4 c^u III.

SORBIER. Sorhus dômes lica , L. (Famille des Rosacées, tribu des Pomacées. Icosandrie Trigynie, L. ) Arbre des contrées méridionales de l’Europe, dont le fruit {sorbe) est charnu, presque arrondi ou turbiné , de la grosseur d’une pomme médiocre ou d’une poire , vert-jaunâtre d’un côte' et rouge de l’autre, couvert à sa surface de points élevés, ombiliqué au sommet , ayant un parenchyme succulent, jaunâtre, contenant cinq graines. Les sorbes ont une saveur austère avant leur maturité ; elles açquièrent quelque douceur en mûrissant ,

(0 Essai sur les moyens de reconnaître les falsifications des drogues simples et composées , i vol. in-S°, par MM. Boutron-Charlard et Bussy ; chez I homme, libraire, rue de la Harpe , n° 78, et clicz Bcchct, place de 1 École de Médecine, L’ouvrage de MM. Boutron et Bussy a tellement fait trembler les falsificateurs , qu’ils n’ont pas craint, dans des lettres anonymes, de menacer ces auteurs; celLc déplorable démarche ne mérite qu’un profond mépris.

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