VULNÉRAIRE
VITR10L1QUE (acide). V. Acide sulfurique.
VI VERRA CIVETTA et ZIBETIIA. V . Civette.
VOLATIL. Cet adjectif a été' employé pour désigner les substances qui s’élèvent et se réduisent en vapeur , soit à la température ordinaire de l’atmosphère , soit à une température plus élevée. On a appliqué cet adjectif à des substances et à des sels qui se volatilisent en partie au contact de l’air. Ainsi, on a désigné /’ ammoniaque liquide par le nom à! alcali volatil , et le sous-carbonate d’ammoniaque, par celui de sel volatil, etc. (A. C.}
VOLATILISATION. La volatilisation est l’action par laquelle un corps, par son union avec le calorique contenu dans l’air, ou avec celui qu’on lui communique à l’aide de moyens convenables, se divise, s’élève sous la forme de vapeurs ou de gaz , et disparaît à nos yeux. Il y a des corps qui, lorsqu’ils sont volatilisés , se condensent en perdant du calorique et redeviennent visibles ( le soufre , le mercure , l’arsenic ). (A. C.)
VOMIQUE ( NOIX). V . Noix vomique.
VOMITIF. Cet adjectif est employé pour indiquer les substances qui provoquent ou déterminent le vomissement.
VOMITINE. Nom proposé par M. Mérat pour désigner le principe actif de l’ipécacuanha ( 1 ’ émétine'). En proposant cette dénomination , l’auteur avait pour but de prévenir les erreurs qui pourraient résulter de l’emploi de la dénomination d 'émétine, qui peut être confondue avec celle A.' émétique.
VOUÈDE. Un des noms vulgaires de Y Isatis lincloria , L. , plante généralement connue sous celui de pastel. V. ce mot.
VULNÉRAIRE. Les anciens donnaient le nom de vulnéraires aux préparations médicamenteuses qu’ils regardaient comme étant convenables pour la consolidation des plaies. Les substances rangées dans les vulnéraires sont en général des végétaux qui sont astringens et aromatiques ; on a aussi désigné par cette dénomination un grand nombre de plantes
336 XYLOBALSAMUM.
différentes , réunies et vendues sous le nom de vulnéraire suisse. V. Espèces. ^A. C.)
VULVAIRE. V. Ansérine fétide , t. 1 , p. 3o8.
WINTERANA AROMATICA et W. CANELLA. V. Écorce
OE WlNTER.
WOARARA. Nom sous lequel certains voyageurs anglais ont désigné un poison végétal employé par les habitans de l’Amérique méridionale. Ce mot est évidemment le même, pour la prononciation, que celui de Curare ( le c se prononçant comme un h aspirée) , dont s’est servi M. De Humboldt dans la relation historique de son voyage. D’ailleurs les descriptions fournies par les divers auteurs se xapportent parfaitement. V. Curare. (G...rç.)
WOLFRAM. On a donné ce nom suédois, significatif de mine ferrugineuse , à un minéral dans lequel le tungstène a été découvert. Ce minéral est composé de tungstate de fer , d’une petite quantité de manganèse et de silice ; il n’est pas employé en Médecine. (A. C.)
XERANTIIEMUM. V. Immortelle.
XYLOBALSAMUM. On faisait entrer autrefois dans les formules de quelques médicamens compliqués les jeunes rameaux de Y Amjris Opobalsamum , plante qui fournit la térébenthine de la Mecque. Ces petits rameaux, auxquels on donnait le nom de Xylobalsamum , étaient grêles, l’ecouverts d’une écorce grisâtre et rugueuse. Aujourd’hui, ils ne se trouvent plus dans les pharmacies. Les peuples de l’Arabie les font brûler dans les mosquées pour en parfumer l’air. (G... N.)
"YTTRIA.
1 IIUÜ.îl
YÈBLE. Pour Hièble. V. ce mot.
YTTERBY, Yllerbite. Minéral ainsi nommé, du lieu ou il se trouve en Suède. Ce minéral est celui dans lequel Gadolin découvrit Vyltria. (A. C.)
YTTRIA, Oxide d'yttrium. On a donné le nom d’yttria à un oxide métallique découvert en i 794 » Par M. Gadolin, dans une pierre trouvée à Ytterby en Suède. Cet oxide fut d’abord étudié par M. Ekeberg, puis par MM. Vauquelin et Klaproth. L’oxide d’yttrium est blanc, inodore , insipide, infusible au feu de forge, inaltérable par les fluides impondérables , sans action sur le gaz oxigène et sur les corps combustibles ; il attire l’acide carbonique de l’air et s’y combine pour former un carbonate. L’yttria a été trouvée, i". dans la pierre dont nous avons déjà parlé, et qui porte aussi le nom de gadolinite ; 2°. dans Vyllro-tcmlalile ; 3°. dans l ’yt— Iro-ccrile. On l’obtient de la manière suivante. On réduit la gadolinite en poudre très fine ; lorsqu’elle est pulvérisée , on la traite par cinq à six fois son poids d’acide nitrique étendu ; on chauffe un peu pour augmenter l’action de l’acide; la pierre se dissout, à l’exception d’une portion de l’oxide de fer et de la silice ; lorsqu’on s’aperçoit que la dissolution est opérée, on étend d’eau la liqueur, on filtre et l’on évapore à siccité pour chasser l’excès d’acide et décomposer une partie du nitrate de fer; on verse de l’eau sur la matière sèche; les nitrates d’yttria , de chaux , de cérium , de manganèse , se dissolvent à la fois; on filtre une deuxième fois, et l’on ajoute à la liqueur filtrée un grand excès de sous-carbonate d’ammoniaque qui précipite la chaux, le fer et le manganèse , à l’état de sous-carbonates insolubles; on filtre; on évapore la liqueur filtrée , pour chasser le sous-carbonate d’aminîoniaque en excès qui tenait en solution les sous-carbonates de cérium et d’yttria. On recueille ces deux sels , et afin de les séparer, on les traite par l’acide nitrique. Lorsque la disso- Tome V.
338 ZANTOXYLE DES CARAÏBES,
lution est opérée , on chasse l’excès d’acide par l’évaporation ; on verse ensuite le tout dans environ cent fois son poids d’eau, et l’on met dans la liqueur des cristaux de sulfate de potasse. Au bout de 24 lieures , il s’est formé uu sel double de potasse et de cérium qui est insoluble et qui se précipite; on filtre la liqueur pour séparer ce sel , et l’on ajoute à la liqueur filtrée de l’ammoniaque qui précipite l’yttria, On recueille le précipité sur un filtre, on le lave et on le calcine. L’yttria a été long-temps regardée comme un corps simple; maintenant on la place au rang des oxides ; elle 11’est pas employée en Thérapeutique. (A. C.)
ZANTH0P1CR1TE. Ce nom a été donné par MM. A. Chevallier et G. Pelietan, à une substance particulière, cristaliisable, qu’ils ont obtenue lors de l’analyse du zanthoxyle des Caraïbes (le Clavalier des A milles .)
La zantliopicrite s’obtient en traitant l'écorce de clavalier par l’alcool, faisant évaporer pour obtenir un extrait, épuisant cet extrait par l’eau, puis par l’éther, traitant ensuite par l’alcool bouillant , faisaut évaporer la solution alcoolique qui fournit des cristaux en aiguilles divergentes. Ces cristaux de couleur jaune tirant sur Je vert n’attirent pas l’humidité de l’air; ils sont un peu solubles dans l’eau et dans l’étlier, solubles dans l’alcool et plus dans ce liquide bouillant. La saveur de ce produit est amère, stÿptique; elle excite la salivation. 11 ne rougit pas le papier bleu de tournesol, il ne bleuit pas non plus le papier de tournesol rougi.
Le peu d’écorce de clavalier que possédaient les auteurs de cette découverte ne leur a pas permis de multiplier leurs -echerches sur ce produit qui a été décrit dans le t. II du Journal de Chimie médicale , pag. 3i4 et suivantes.
Ce produit n’a pas encore été employé en Thérapeutique et ses propriétés ne sont pas encore connues. (A. C.)
ZANTHOXYLE DES CARAÏBES ou CLAVALIER DES AN- TILLES. Zanlhoxjlon Clava Ilerculis, L. (Famille des Buta-
ZÉDOAIRE. 33g
cées tribu des Zanthoxylées. Pentandrie Pentagynie, L ) Arbrisseau ou petit arbre qui croit dans les Antilles, et dont l’écorce est remarquable par son épiderme épais, rugueux, offrant des gerçures transversales , et sur la superficie duquel sont attachés de gros aiguillons pyramidaux , à bases larges, tubéreuses, et à sommets aigus, La couleur de cet épiderme est jaune un peu rougeâtre , et altérée çà et là par la présence de quelques cryptogames parasites. L’écorce proprement dite est d’un jaune vif, tirant plus ou moins sur le vert, devenant plus foncé par son exposition à l’air. Elle se sépare en feuillets composés de fibres minces et tenaces, ce qui fait que cette écorce se réduit difficilement en poudre. Son odeur est faible ; sa saveur fortement amère, slyptique, excitant la salivation.
On retire de cette écorce une couleur qui n’a pas d’usage en teinture, parce qu’elle n’est pas d’un beau jaune , et qu’elle a peu de solidité. Aux Antilles, la décoction est employée en injection pour arrêter les gonorrhées. Enfin , elle a été administrée intérieurement comme anti-syphilitique.
L’écorce de zanthoxyle des Caraïbes a été analysée par MM. G. Pelletan et Chevallier ( Journal de Chimie médicale, y t. II, p. 3 16), qui ont signalé les principes suivans : une petite quantité d’huile volatile indiquée par une pellicule opaque à la surface de l’eau distillée ; de l’ammoniaque et de l’acide acétique ; une matière colorante d’un rouge brun , insipide , ino* dore, soluble dans l’eau, insoluble dans l’éther, etc.; une matière résineuse, rougeâtre fauve , soluble dans l’alcool et l’éther , insoluble dans l’eau ; de la Zanthopierile, substance particulière cristallisée ; enfin , des sels minéraux obtenu,» de l’incinération. (G.. .N.) >
ZEA MAYS. V. Mais.
ZÉDOAIRE. Zedoaria. Ce nom est donné aux racines dé différentes plantes de la famille des Cannées ou Amomées . et de la Monandrie Monogynic, L. ; on lçs distingue, dans le commerce de la droguerie, sous des noms spécifiques qui les caractérisent essentiellement.
34o ZÉDOAIRE.
La Zédoaire ronde ( Radices Zedoarùv rotundæ offic.in. ) est fournie par le Kœmpferici rolunda, L. , plante qui croît en diverses contrées de l’Inde orientale. Telle qu’on la trouve dans le commerce, elle est coupée en deux ou quatre parties, représentant des moitiés ou des quartiers de petits ceul's de poule , par conséquent offrant une face plane et une face convexe ; sur celle-ci , on observe des angles ou des pointes épineuses qui sont les restes des radicelles que l’on a retranchées ; elle est marquée d’anneaux circulaires semblables à ceux du souchet, et d’une cicatrice ronde de 4 à 5 lignes de diamètre, qui provient de la section d’un prolongement cylindrique qui unissait deux tubercules entre eux. La forme générale de chaque morceau est un petit cœur dont l’un des bouts est large peu ou point échancré, et l’autre bout finissant en pointe. A l’extérieur, la zédoaire ronde est d’un blanc grisâtre; à l’intérieur , elle est compacte, grise, et souvent cornée. Sa saveur est amère, fortement camphrée. Son odeur est analogue à celles du gingembre et du cardamome, devenant plus intense lorsqu’on la pulvérise. Lorsqu’on distille cette racine par l’intermède de l’eau , on obtient une huile volatile épaisse qui se concrète et prend l’aspect du camphre. On emploie la zédoaire ronde comme médicament stimulant, dans les mêmes circonstances et aux mêmes doses que le gingembre, le galanga , et autres racines de la famille des Amomées. Elle entre particulièrement dans les recettes de l’élixir de longue-vie et du baume de Fioraventi.
La Zédoaire loncue ( Radices Zedoariœ longœ offic. ) paraît être la racine du Curcuma Zedoaria de Roxburgh, plante indigène des mêmes pays que le Kcempferia rotunda. Ses racines desséchées sont coupées en morceaux un peu moins longs et moins gros que le petit doigt, ordinairement obtus aux deux extrémités, recouverts d’une écorce ridée, d’un gris blanchâtre. Du reste, ces racines sont semblables à celles de la zédoaire ronde, quant à la couleur intérieure, la consistance , la saveur et l’odeur, ce qui a porté la plupart des pharmacologistes à considérer ces deux racines comme provenant
ZIEETH. 34i
de la même espèce, ou, en d’autres termes, comme des variétés de formes de la même racine de plante. Cependant M. Guibourt a pensé qu’elles provenaient de deqx. plantes différentes, et son principal argument est que les, libres radicales de la zédoaire longue sont couchées dans le sens de l’axe de la raçine , ce qui indique une position à peu p\ès perpendiculaire dans le sein de la terre, tandis que les fibres radicales de la zédoaire ronde offrent une direction qui donne l’idée de jets horizontaux unissant entre eux les tubercules.
La zédoaire longue a d’ailleurs les mêmes propriétés que l’autre sorte. : ■
Zédoaire jaune ( Radices Zedoariœ luteæ , officin. ) , qui porte encore le nom de racine du Bengale, provient, selon M. Fée, da Zinziber ou Curcuma Zanthorhizon de Roxburg. M. Guibourt lui assigne en outre, pour synonyme , le Çassumuniar, mentionné dans la Matière médicale de Geoffroy. Cette racine se trouve mélangée en petite quantité avec la zédoaire ronde, à laquelle elle ressemble pour sa forme; mais elle en diffère par sa couleur qui est celle du curcuma , par sa saveur et par son odeur qui sont moins agréables. (G... N.)
ZÉRUMBETH. On connaissait autrefois sous ce nom la racine d’une plante que la plupart des auteurs modernes ont considérée comme la même que la zédoaire ronde. Cependant, il paraît que cette racine se rapproche beaucoup du gingembre, soit par ses qualités extérieures , soit par son odeur et sa saveur. On pense, avec assez de vraisemblance, que le zérum— beth est fourni par une espèce particulière de, plante , placée successivement par les divers auteurs dans les genres Amomum, Curcuma et Zinziber. Au surplus , cette racine a cessé d’être officinale en Europe, et 11e doit pas avoir d’autres propriétés que celles des autres racines de la famille des Amomées.
ZEST. On désigne par ce mot l’écorce extérieure jaune et odorante du citron, séparée de la peau blanche et amère qui se trouve dessous. (A. C.)
Z1BETH. Dénomination vulgaire d’un des animaux qui