A M. DEYEUX
MEMBRE DE L’ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES ET DU CONSEIL DE SALUBRITÉ , PROFESSEUR HONORAIRE A I.A FACUI.TE DE MEDECINE DE PARIS, ETC.
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préface des auteurs.
A une époque encore assez rapprocliée de celle où nous écrivons , la Pharmacologie se ressentait de l’état des sciences d’observation et d’expérience qui lui servent de bases. L’Histoire naturelle et la Chimie n’àvaient pas encore reçu cette vive impulsion qui devait en faire des sciences entièrement nouvelles, et conduire, par la découverte de quelquës faits importans , à des classifications et à des théories qui eussent plus de fixité et fussent plus rapprochées de la nature que toutes celles proposées jusqu’alors j en un mot, l'ien n’était plus vague que les documens fournis par ces sciences à l’art de guérir.
L’action des médicamens étudiée sans philosophie, l’aveugle empirisme substitué à l’investigation guidée par l’analogie et le raisonnement , l’origine et la nature des substances médicinales le plus souvent méconnues ; tels étaient les obstacles qui empêchaient toute amélioration dans la Thérapeutiquci H suffisait alors qu’une substance quelconque, qu’une plante, qu’un animal, ou même leurs produits les plus immondes, eussent été employés dans une ma-