BROU DE NOIX
gnésie et <Ie phosphore, s’allèrent par le contact de l’air : au Bout d’un certain temps, Ils ne peuvent plus servir. Les briqueLs oxigènés méritent la préférence sur les hricpiets pbosphoricpies.
Les briquets pbosphoriques peuvent donner lieu à une foule d’accidens. On a des exemples de brûlures graves et même d’incendies causés par leur emploi. On doit ne s’en servir qu’avec la plus grande précaution.
On a fait des briquets pbosphoriques de la même manière que nous l’avons indiqué, en se servant de petites bouteilles de verre au Heu de vases de plomb. Ces briquets, très fragiles, sont encore plus dangereux que les précédons, à cause de la facilité qu’il y a de les casser, et de mettre le phosphore à même de s’enflammer et de eommuniquer le feu aux substances près desquelles la combustion pourrait s’opérer. (A. G.)
BROME. Le nom de brome a été donné par MM. Gaj-Lussac, Thénard et Vauquelin, à un corps découvert par M. Ballard, de Montpellier, qui l’a nommé muridejjei qui le regarde comme un corps simple. Divers chimistes se sont livrés à l’examen de ee produit, ils le considèrent comme un corps composé de chlore et d’iode? P^. Muride. (A. C.)
BROMÉLIACÉES. Bromeliaoeœ. Juss. — Rich. Bot. méd. , t. I,p. 100. Famille de plantes monocotylédones, composée de végétaux qui crois.sent dans les contrées les plus chaudes du globe, et dont le genre Ananas {Bi-ojnelia L. ) est le type.
Ananas. (A. R.)
BROU DE NOIX. On a donné ce nom à l’enveloppe verte, chaimue, qui recouvre le fruit du noyer. Cette substance contient une matière colorante avec laquelle on obtient des nuances fauves et brunes qui sont solides. On peut se servir du brou de noix pour faire de l’encre (t).
Dans les arts, on emploie ce produit pour donner au chêne 1 apparence du noyer. On sè sert ou de l’infusion concentrée ou
(1) Des essais sur les tpaniiics de brou ?i employer pou: faire l’encre onl «•le faits; des rcsidtais très curicu.x sont encore inédits.
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du suc extrait du brou, dans lequel on fait tremper le bols, ou avec lequel on recouvre les surfaces.
On prépare de la manière suivante une liqueur avec le brou de noix.
On prend le brou provenant de loo noix vertes -, on le pile dans un mortier de marbre; on le met en contact avec i5 litres d’alcool faible à 22° ; on ajoute i gros de clous de gérolle et 1 gros de noix muscade. On laisse en macération pendant deux mois -, on filtre; on fait fondre dans le macératum filtré 4 livres de sucre; on passe à travers un blancbet; on le met en bouteilles.
Quelques praticiens regardent cette liqueur comme un tonique stomachique.
On emploie le suc, l’infusion et la décoction de brou de noix comme astringens. On le donne aussi à petite dose comme vermifuge.
L’analyse du brou dek noix a été faite en 1810 , par M. Braconnot. Les résultats obtenus par ce chimiste lui ont démontré que ce produit contient : i“. de l’amidon; 2°. une substance âcre, amère, très altérable; 3". de l’acide malique; 4°- ‘^l'^ tannin; 5°. de l’acide citrique; 6°. du phosphate de chaux; de l’oxalate de chaux ; 8°. de la potasse; 9°. de l’oxide de fer.
BR.UCINE. La brucine est un alcali végétal, découvert par MM. Pelletier et Caventou, dans l’écorce de la fausse anguslure [Jirucea dysetiLericct) , dans la fève Saint-Ignace, et dans la noix vomique; dans cette dernière, ellé est accompagnée d’un autre alcali végétal, la strychnine. La brucine s’obtient par le procédé suivant: ou réduit en poudre de l’écorce de fausse angusture; lorsqu’elle est à cet état, on l’introduit dans un flacon à l’émeri ; ou verse dessus de l’éther sulfurique ; ou agite pour que le mélange de la poudre et de l’éther se fasse ; on laisse en contact, en ayant soin de fermer le flacon et d’agiter de temps en temps. Au bout de 24 heures, on décante l’ether qui s est coloré et chargé d’une matière grasse particulière; on remet de nouveau de ce liquide, et on recommence l’addition d’éther
et la décantation jusqu’à ce que ce liquide, en passant sur la poudre, ne lui enlève plus rien (i). On traite alors la poudre épuisée avec l’étlier, par de l’alcool bouillant, à plusieurs reprises; on filtre; on continue le traitement par l’alcool jusqu’à ce que le liquide qui sert au traitement passe incolore; on réunit les liqueurs alcooliques filtrées, on les introduit dans le bain-marie d’un alambic ; on procède à la distillation ; on obtient de cette opération, de l’alcool qui peut servir dans une deuxième opération, et un résidu ( V extrait alcoolique de fausse angusture'). On traite ce résidu par de l’eau distillée ; on continue ce traitement de manière à enlever à ^extrait tout ce qu’il contient de soluble. Quand le lavage est terminé, on filtre les solutions aqueuses, ou les réunit, et on les traite piir un excès de sousacétate de plomb, dans le but de séparer la plus grande partie de la matière colorante qui se précipite avec de l’oxide de plomb. Lorsque ce sel ne donne plus de précipité, on filtre; la matière colorante unie à l’oxide reste sur le filtre; labrucine, unie à de l’acétate de plomb, passe dans la solution. On lave le précipité, on réunit les eaux de lavage à la liqueur s'éparée du précipité, et on y fait passer un courant d’bydrogène sulfuré qui précipite le plomb à l’état de sulfure. On filtre; on concentre la liqueur filtrée ; on traite par l’acide oxalique, qui s unit a la brucine et forme un oxalate; on évapore jusqu’en consistance d’extrait. On traite ce produit par l’alcool, qui dissout les substances qui sont étrangères à l’oxalate de brucine; on fait alors dissoudre ce sel dans l’eau distillée, on ajoute de la magnésie calcinée, et on fait bouillir. La magnésie s’unit à l’acide oxalique; la brucine est mise à nu. On recueille sur un Clti e , on laisse secber; on traite par l’alcool bouillant, qui dissout la brucine; on filtre; par l’évaporation, on obtient la brucine.
Si la.brucine obtenue de cette manière est colorée , on la fait
(i) L ether qui a servi à traiter la poudre de Brucea peut servir de nou veau dans une deuxième operation; il ne s’agit que de le distiller à une tem peraturc convenable.