‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 110 sur 130 · CALICE · texte numérisé non relu

CALICE

équinoxiale , où on le nomme vulgairement Couis. Il appartient à la Didynamie Angiospermie de Linné , et il a été placé par M. de Jussieu à la suite des Solanées, d’où il a été retiré par M Kuntli , pour être plus naturellement rangé à la fm des Bienoniacces. Cet arbre a le tronc tortueux et recouvert d’une écorce épaisse et grisâtre. Ses brandies , très divisées et étalées horizontalement, sont garnies à chaque nœud de neuf à dix feuilles fasciculées , lancéolées, rétrécies vers la base, terminées en pointe, entières, glabres et presque sessiles. Les fleurs, d’un blanc pâle et d’une odeur désagréable , pendent chacune au moyen d’un long pédoncule. 11 leur succède des fruits ovoïdes, variables en grosseur, couverts d’une écorce verte , ligneuse, et remplis d’une chair pulpeuse , ayant un goût aigrelet , et que les liabitans des lieux où croît le calebassier regardent comme une sorte de panacée universelle contre une foule de maladies différentes, et qu’-ils administrent sous forme de sirop. L’écorce ligneuse des fruits, après que la pulpe en a été extraite au moyen de la décoction dans l’eau boudlante et en les faisant cuire au four, est d’une grande utilité pour la fabrication de vases qui servent dans l’économie domestique. (A. R.)

CALICE. Calyx. C’est le terme par lequel les botanistes désignent la partie la plus extérieure de l’enveloppe florale. Il est ordinairement de couleur verte, et offre la plus grande similitude avec les feuilles supérieures de la tige ; aussi la plupart des botanistes regardent-ils le calice comme un verticille de feuilles transformées', souvent meme la transformation de ces feuilles est à peine sensible. Le calice est composé d une ou plusieurs pièces qui ont reçu le nom de sépales; dans le premier cas, il présente toujours plusieurs dents ou divisions plus ou moins profondes 5 ce qui a fait admettre en théorie, par M. De Candolle, que tous les calices sont réellement composés de plusieurs sépales soudés entré eux. Dans un grand nombre de cas, la nature du calice est quelquefois tellement ambiguë, qu’il est très difficile de reconnaître cet organe. C’est ce qui arrive dans beaucoup de raonocotylédones qui n’ont qu’une seule enveloppe florale que les uns nomment corolle j et les autres calice; dans

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ce cas, M. de Jussieu adopte toujours cette dernière dénomination, et en cela, nous avons suivi constamment cet illustre botaniste. Quant aux. nombreuses modifications que le calice offre dans les végétaux, nous renvoyons le lecteur aux ouvrages élémentaires de Botanique.

Les calices des fleurs sont bien rarement usités seuls, comme substances médicamenteuses. Cependant ce sont eux qui constituent presque entièrement plusieurs produits employés ; tels sont les clous de girofle, les fleurs de grenadier, etc. (A. R.)

CALLÏCOCCA. Nom générique proposé par Brotero pour la plante dont la racine est V Ipècacuanlia annelé. V. ce mot.

CALOMEL A S. V. Proto-chlorube de mercure.

CALOPHYLLUM TACAMAHACA. F. Résine tacamaque.

CALORIMÈTRE. On a donné le nom de calorimètre à un instrument à l’aide duquel on peut mesurer les quantités de chaleur émises ou absorbées par différens corps dans certaines circonstances. L’instrument inventé par Lavoisier et par M. de la Place est connu sous le nom de calorimètre de glace ; celui inventé par Rumford porte le nom de calorimètre d’eau. {V oir pour la construction de ces instrumens et pour leur emploi ^ les ouvrages de Physique.) (A. C.)

CALYSAYA. Nom pharmaceutique d’une espèce très estimée de quinquina. F. ce mot. (A. R.)

CAMBOGIA GUTTA. F. Gomme-Résine gutte.

CAMÉLÉE. Cneorum Tricoccon^\t. (Famille des Thérébinthacées, Juss. Triandrie Monogynie, L. ) Petit arbuste qui croit dans les lieux pierreux de l’Europe méridionale et dans tout le bassin de la Méditerranée. Ses feuilles sont alternes, entières, sessiles, lancéolées, et persistantes. Ses fleurs sont jaunes , solitaires dans les aisselles des feuilles. Le fruit est une baie sèche à trois coques, qui ne renferment qu’une seule graine chacune. Toutes les parties de cette plante sont douées d’une extrême âcreté. Les feuilles écrasées et placées sur la peau , occasionent une rougeur très intense.

liC suc- exprimé de la camélée servait autrefois à préparer un extrait drastique au plus haut degré, et comme tel, employé

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