CALCULS
caractères suivans, ( Fourcroj. ) Ces calculs présentent au dehors des mamelons ou des tubercules plus ou moins saillans , quelquefois arrondis, ou en saillies rudes ou polies, et présentant de 1 analogie avec les tubercules du fruit du mûrier, la couleur de ces calculs varie, elle est grise foncée, noire, marron ou brune; à l intérieur, ils sont veinés de blanc, d’un tissu très dense, susceptible de prendre un beau poli ; leur cassure est conchoïde , ofliaut des especes d’ecailles. Soumis à l’action de la scie, ils offrent une grande résistance à cet instrument, et il en émane une odeur fade , animale , nauséeuse. Ces calculs sont les plus lourds. Soumis a 1 action de la chaleur, ils se décomposent, en donnant pour résidu du carbonate de chaux , ou de la chaux caustique, selon le degré de chaleur qu’on leur a appliqué. Réduits en poudre et traités par l’acide sulfurique étepdu , ils se décomposent en donnant naissance à du sulfate de chaux insoluble : de 1 acide oxalique mis a nu, peut être obtenu par cristallisation.
M. Laugier a démontré, dans un mémoire lu à l’Académie royale de Médecine, que l’usage des alimens contenant de 1 acide oxalique ( l’oseille, par exemple ) pouvait donner lieu a la formation du calcul mural. M. Magendie vient, dans un mémoire lu a l’Institut, de confirmer les observations de M. Laugier, en rapportant un fait analogue à celui publié antérieurement par ce savant.
Des calculs formés de silice. Ces calculs sont très rares, car MM. Vauquelin et Fourcroj n’en ont trouvé que deux dans plus de six cents calculs qu’ils ont analysés ; ces concrétions pré.sentaient les caractères suivans ; tissu feuilleté, couches lestonnées d’un calcul mural j mais avec une couleur claire ou fauve plus ou moins prononcée. Calcinés au rouge dans un creuset d’argent, ils perdirent le tiers de leur poids; laissèrent un résidu qui ne contenait pas de chaux, mais une substance inattaquable par les acides, qui, fondue avec les alcalis et traitée ensuite par l’acide hydro-chlorique, s’est prise en gelée par l’évaporation, et a présenté tous les caractères de la silice. Cette substance était mêlée d’un peu de phosphate de chaux et
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de matière animale (i). Ces calculs étaient durs, difficiles à réduire en poudre, résistant à l’action de la scie, ne donnant presque rien à l’eau bouillante.
Les calculs ne sont pas toujours formés d’une seule substance; aussi on les a divisés en douze espèces:
1°. Calculs d’acide urique ; 2°. d’urate d’ammoniaque ; 3“. d’oxalate de chaux ; acide urique et phosphates terreux en couches distinctes (2) ; 5°. acide urique et phosphates teiTeux mêlés intimement; 6°. urate d’ammoniaque et phosphates en couches distinctes; 7®. urate d’ammoniaque et phosphates terreux, mêlés intimement; 8®. phosphates terreux, mêlés intimement ou en couches fines; g", oxalate de chaux et acide urique, en couches distinctes; io°. oxalate de chaux et phosphates terreux , en couches distinctes ; ii®. acide urique ou urate d ammoniaque, phosphate terreux et oxalate de chaux; 12°. acide urique ou urate d’ammoniaque , phosphates terreux et sjlice.
Il eût été à désirer que nous eussions pu donner plus de détails; mais nos lecteurs trouveront, dans les mémoires spéciaux écrits sur les calculs , et dans le dixième volume du Système des Connaissances chimiques, de Fourcroy, des détails qu’il nous eût été impossible de donher dans cet ouvrage. (A. C.)
CALEBASSE. Fruit du calebassier. (^Crescentia Ciijete j L.) V. ce mot.
En Europe, on donne également ce nom à la courge. Le fruit du baobab a été aussi appelé Calebasse df Afrique de Guinée^ et du Sénégal, V. Courge et Baobab. (A. R.)
CALEBASSIER. Crescentia Ciijete j Ij. Arbre de moyenne grandeur, très commun aux Antilles et dans toute l’Amérique
(1) iVIM. Vaufjnclin et Fonreroy ont reconnu que la matière animale varie dans les divers calculs, et qu’il semble y avoir une espèce de rapport entic la nature de la concrétion calculeusc et le cluten qui en lie les molécules.
(2) On conçoit que l’examen des calcul.s formant ces douze espèces est plus dilTicile, cependant il est facile de les séparer en employant successiventent l's divers moyens que nons avons indiqués.