‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 126 sur 130 · CASSE DES BOUTIQUES · texte numérisé non relu

CASSE DES BOUTIQUES

( Cctssiu Fistida. L. — Ricli. Bot. métl., t. Il , p. 678 ) , grand arbre de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, L. Le canéficier a été trouvé dans presque toutes les contrées équatoriales, de sorte qu’il est difficile de déterminer qu’elle est sa véritable patrie. C’est d’Égypte , où on le cultive seulement dans les jardins et près des habitations, que I usage du fruit et la connaissance de l’arbre nous sont venus. Il est très répandu dans l’Éthiopie, l’Inde, l’Archipel indien, la Cochinchine, les Antilles et les autres parties chaudes de l’Amérique. On prétend qu’il a été introduit dans ces dernières contrées par les Espagnols; mais on a aussi quelques raisons de croire que le canéficier est indigène d’Amérique, car il y est excessivement abondant, et il diffère à quelques égards de celui de l’ancien continent.

Le savant voyageur M. Cailliaud a trouvé dans la partie de la Nubie qui avoisine le Nil, une espèce de casse sauvage, en tout semblable à la casse cultivée, mais dont les fruits sont remplis d’une pulpe verte qui n’est point agréable au goût. Elle sera incessamment décrite par M. Delile , professeur de Botanique à l’école de Montpellier, dans le voyage à Méroë de M. Cailliaud, sous le nom de Cassia Arerèh. Peutêtre est-elle identique avec le Cassia Fistula, L.; alors il n’y aurait plus de doute sur l’origine africaine de la casse des boutiques.

Le canéficier ressemble, par son port, au noyer; son bois est dur, pesant, jaune, un peu brun, presque noir ‘dans le centre des vieux troncs; son écorce est cendrée, unie. Ses feuilles ressemblent à celles du frêne; elle se composent ordinairement de cinq ou six paires de folioles opposées, ovales, aiguës, un peu sinueuses, et portées sur de très courts pétiolules. Les Heurs sont jaunes, grandes, disposées en grappes longues, lâches, axillaires et pendantes. Les fruits sont cylindriques, en forme de bâtons, presque toujours droits; ils pendent par leur propre poids, vers le sol, et lorsque le vent les agite, ils s’entrechoquent et produisent un bruit qui se fait entendre de loin. Ces fruits, que l’on désigne vulgairement

Gü8 CASSE DES BOUTIQUES,

sous les noms de casse en bâtons et hâtons de casse j sont très longs, d’une couleur noire, à deux valves soudées par deux sutures longitudinales, qui présentent une bande lisse d’une couleur moins foncée que les valves; ils sont partagés intérieurement par des cloisons transversales, en un grand nombre de loges qui contiennent chacune une graine rouge, arrondie, déprimée et polie, au milieu d’une pulpe noirâtre, douce et sucrée.

La casse en bâtons provient presque uniquement de l’Amérique, et particulièrement des îles de la Martinique, de la Dominique, de Saint-Jean de Porto-Rico, etc. Celle del’Inde est maintenant rare dans le commerce , à cause de la longueur et des difficultés du trajet. On doit la çboisir récente, pleine, et non sonnante J c’est-à-dire , tellement remplie de pulpe que les graines ne peuvent plus faire de bruit quand on secoue la gousse. Pour la conserver en bon état, il faut la tenir dans un lieu bien frais, mais qui ne soit pas humide; sans cette précaution, elle serait sujette à se dessécher ou à moisir.

Le péricarpe ou la partie ligneuse de la casse, ainsi que les graines , sont rejetés comme inutiles ; ils sont cependant doués de propriétés légèrement purgatives. La pulpe est là seule partie qui soit employée; on l’extrait des gousses en frappant sur les sutures de celles-ci pour les ouvrir, et en raclant la pulpe avec une spatule; on la sépare ensuite des graines et des parties ligneuses au moyen d’un tamis de crin. C’est ce qu’on connaît en Pharmacie sous le nom de casse mondée; et on nomme casse en noyaux celles dont les graines n’ont point été séparées. Souvent on se procure la pulpe à la manière des extraits pharmaceutiques, c’est-à-dire par l’intermède de l’eau, et en faisant évaporer la liqueur en consistance convenable. On ajoute à cette préparation un peu de sucre, et on obtient la casse cuite j qui est alors fort usitée comme médicament laxatif. La quantité de pulpe de casse obtenue est environ du quart du poids total des gousses employées. Analysée par M. Vauquelin ( de Chimie ^

t. VI , p, 2’j5) , elle contient par livre :

CASSE DES EOUTIQLEs.

Eau

onces 5

gi’is 62

Parenchyme. ....

Gluten.

Gélatine

Gomme

fllatière extractive.

Sucre

Total. . . .

onces »

La pulpe de casse ne contient d’acide libre qu’aulant qu’elle a été préparée avec de vieilles gousses , ou qu’elle est exposée pendant quelque temps a l’action de l’air. Ces acides ( tartrique et acétique), développés par la fermentation , se combinent facilement avec l’oxide de cuivre; il n’est donc pas sans danger de préparer dans des vases de cuivre l’extrait de vieille casse. C’est pourtant une telle pulpe de casse que vendent certains droguistes ; elle renferme alors une quanti té notable de sels de cuivre, et détermine de violentes coliques chez les personnes qui en font usage. Il convient ce ne préparer la pulpe de casse qu’en petite quantité, et de ne employer que récente. C’est, comme nous l’avons dit plus haut, un laxatif doux, qui purge ordinairement sans exciter de douleurs ni d’échaulfement; on l’emploie à la dose de une , deux et meme trois onces pour un adulte. Afin d’augmenter son action, on la mélangé avec d’autres purgatifs minoratifs, tels que le tamarin, les pruneaux, la manne, ou même avec des poudres de substances drastiques, comme le jalap, la scammonée, etc Dans ^e dernier cas, elle tempère l’action irritante de ces poudres, et elle déterminé sans douleur des déjections très copieuses. Plusieurs médicainens extemporanés, ou qui devraient ' toujours l’être , ont pour base la pulpe de casse: tels sont l’électuaire lénitif, la marmelade de Tronchin , la casse à l’eau de iieurs d oranger , etc.

Deux autres espèces de casse, voisines dans leurs rapports botaniques du caneficier, ont leurs gousses également munies d’une pulpe intérieure. La première paraît être une simple variété du Cassia Fislula. Elle a été envoyée d’Amérique à une maison de Tome I, ' .,

6io CASSi DES BOUTIQUES.

commerce de Paris, e examinée' chimiquement par M. Henry.

( Journal de ChimieTièdicale^ t. H, p. 370. ) Ce chimiste l’a désignée sous le nom ch casse d’Afrique, pour la distinguer de la casse ordinaire, qu’i a nommée casse d’Amérique. Quoique l’auteur n’ait point attaché d’importance à ces dénominations , et qu’il ne s’en soi- servi que pour éviter des périphrases, il est bon de rappeler es qu’il dit lui-meme, que cette casse provient en très gVajsde quantité de l’Amérique. Les hâtons n’ont pas des dimensions aussi grandes que ceux de la casse ordinaire, et sont amincis aux deux extrémités; leur couleur est brune, et non noire à l’extérieur, Les valves sont beaucoup plus minces; la pulpe est fauve et d’un saveur astringente très marquée. Les extraits des deux casses, soumis à l’analyse, ont fourni les résultats suivans :

Extrait de casse.

iVAfriqitc.

d’Amérique.

Sucre

Gomme

Matière possédant plusieurs pro-

priétés des substances tan-

liantes

Matière ayant quelques proprié-

tés du gluten

traces traces

Matière colorante soluble dans

l’éther

petite quant, petitequant

Perte en eau

On volt, par ces résultats, que l’extrait de la nouvelle casse contient beaucoup moins de gomme et de substance analogue au tannin que la casse ordinaire, mais qu’elle est moins riche en principe sucré.

Une autre e.spèce de casse [Cassia brasilianaj Lamarck,) est produite par un très bel arbre qui croît dans l’Amérique méridionale. Les bâtons sont recoui’bés en sabre, comprimés et ru-

CASSIA LIGNEA. 6ii

gueux. La pulpe est amère et désagréable, ce qui empêche de faire usage de cette espèce de casse. (A. R.)

CASSIA. Genre de plantes de la famille des Légumineuses, qui renferme plusieurs espèces dont les diverses parties sont employées en Médecine, et parmi lesquelles le séné et la casse des boutiques sont les plus remarquables. V. ces mots.

Le Cassia AhsuSj L. , a des graines connues en Égypte et en Arable sous le nom de Chichm j et qui sont employées avec succès dans le traitement des ophtbalmies. V. Chichm.

IjC Cassia Sophera j L. , est, selon M. Virey {^Journal de Pharm. J t. XI, p. 3i3) , la plante qui fournit un fruit astringent apporté de l’IIe-de-France , sous le nom de Bali-haholahj et dont nous avons parlé à l’article Bablab. V. ce mot.

CASSIA LIGNEA ou Cannelle du Malabar. L’arbre qui fournit cette écorce est XeLaums Cassia , L. , espèce si voisine du Laurus (Sinnamomum ^ qu’elle devrait, selon quelques botanistes, lui être réunie à titre de variété. Cet arbre a vingt-cinq pieds de hauteur et quelqüefois davantage; son tronc est divisé en rameaux nombreux , glabres et rougeâtres; ses feuilles sont pétiolées, lancéolées, aiguës, glabres, lisses, persistantes, à trois nervures; ses fleurs sont petites, blanchâtres, portées sur des pédoncules très grêles, et disposées en panicules lâches. L’écorce ressemble beaucoup à la cannelle de Chine , mais elle a moins de saveur et d’odeur, et elle est en tubes droits, cylindriques, très gros et très durs; quelquefois elle ne prend pas en se développant la forme tubuleuse, ce qui lui a fait donner aussi le nom de cannelle plate ,• elle se distingue encore de la cannelle de Chine , en.ee qu’elle est recouverte de son épiderme, sur lequel on observe quelques petj^ lichens , dont deux Grapbidées, deux Lécanorées et quelques Verrucariées. F". l’Essai sur les cryptogames des écorces officinales, par M. Fée.

Le Ôkssia lignea n’ayant point de propriétés particulières et ne possédant qu’à un très faible degré celles de la cannelle, n e.st plus guère employé : il entrait dans la préparation de la thériaque et du diascordium. (A. R.)

6i2 castor.

CASSIER (graines de). Nom (jueM.Vlrej a donné aux graines d’un fruit apporté' de l’Ile-de-France sous le nom de Balihabolah , et qu’il présume appartenir an Cassia Sophera j L. V. l’article Bablah. (A. R. )

CASSIS. Nom vulgaire du fruit du groseiller noir. V. ce mot.

CASSONADE. V. Sucre.

CASSUVIUM OCCIDENTALE. F. Acajou (noix d’).

CASTOR. Cantoi' Filer ^ Ij. Mammifère de l’ordre des rongeurs , aussi célèbre par ses habitudes sociales que remarquable par la singularité de son organisation. Cet animal est long de 3 à 4 pieds sur 12 ou i5 pouces de large à la poitrine et aux hanches. La couleur de son poil est variable selon les contrées qu’il habite; il est d’un brun roux, uniforme dans le Canada, d’un beau noir plus au nord, mais quelquefois tout blanc . et passant au fauve et même au jaune paille vers l’Ohio et dans le pays des Illinois. Il y a deux sortes de poils; le plus long, qui diminue vers la tête et la queue, détermine par sa couleur celle de l’animal; le court ou duvet, d’un gris cendré, n’a qu’un pouce de long.

Le castor a une tête presque tétragone; un museau allongé; chacune des mâchoires, garnie de dents très fortes et tranchantes, disposées en biseaux ; deux inci.sives sur le devant, et quatre molaires de chaque côté : celle-ci sont formées d’un seul ruban d’émail enroulé sur lui-même en circonvolutions dessinant trois échancrures sur le côté externe et une seule sur le côté interne pour les dents d’en haut, et l’inverse pour celles d’en bas. Les pieds de derrière sont parfaitement palmés, c’est-à-dire ayant leurs doigts réunis par des membranes. La queue est couverte d’écailles imbriquée^omme dans les poissons, celles du dessus sont convexes et celles du dessous concaves; cette queue se meut tout d’une pièce , verticalement et latéralement. Dans le squelette , cette queue est remarquable par la largeur et la projection latérale de ses apophyses transverses; les os en forme deV, dont elle se compose, sont analogues à ceux de la queue des Cétacés. L’appareil musculaire qui correspond à la queue

CASTOR. ■ 6i3

et aux membres postérieurs est aussi très fortement constitué, pour donnera ces parties une énergie d’action que commandent les habitudes et la manière de vivre de l’animal. On sait en elFet que les castors sont des animaux qui passent une grande partie de leur vie dans l’eau, qu’ils sont excellens nageurs , et qu’ils se servent des pattes postérieures et de la queue pour la construction de leurs édifices sous-aquatiques.

Le castor mâle a le prépuce allongé en fourreau qui s’étend depuis le sphincter commun de l’anus et des conduits génitourinaires jusque sous le pubis ; la partie moyenne de ce fourreau communique de chaque côté en avant du gland avec deux grandes poches qui renferment le Castoréum. La situation de l’orifice du sphincter commun, l’inflexibilité et le volume de la queue, nécessitent l’accouplement ventre à ventre. La femelle a quatre mamelles, deux pectorales et deux situées au bas du éol ; le temps de la gestation est de 4 mois , après lequel elle met bas quatre petits.

Le castor vit dans les climats froids et tempérés de l’hémisphère arctique; on le rencontre surtout dans l’Amérique septentrionale et dans le nord de la Russie asiatique. C’est dans ces contrées immenses et désertes qu’il se livre à ses habitudes sociales, si bien décrites par Bufîbn. Il n’est pas de notions d’Histoire naturelle plus répandues que les détails sur l’admirable architecture des habitations que les castors en société édifient. Pour maintenir le niveau de l’eau dans leurs demeures , ils élèvent dans les fleuves et les lacs des chaussées d’une grande solidité, et construites de manière que la partie opposée au courant est à pic, tandis que celle qui suit le courant forme une pente douce. Ces chaussées ont pour fondemens des troncs d’arbres que les castors coupent dans les forêts voisines, qu’ils roulent ensuite jusqu’au rivage et enfoncent dans la terre ; ils revêtent CCS pieux de branches entrelacées et de terre qu’ils gâchent et maçonnent à l’aide de leur queue.

On est saisi d’admiration en réfléchissant à tant de prévision et de sagacité; on se demande s’il n’y a pas plus que do l’instinct dans des opéiations aussi dilïïciles et qui exigent le

6i4 CASTOREÜM.

concoürs d’un gi’and nombre d’individus animés du même esprit et pour des fins que la plupart d’entre eux, jeunes encore, ne peuvent se proposer, puisque l’expérience ne leur a pas appris l’utilité de leurs édifices. L’étonnement redouble quand on sait que le castor isolé est peut-être le plus abruti, le plus idiot des mammifères; c’est ce que les observations de Buffon et celles plus récentes de M. Frédéric Cuvier ont constaté sur deux jeunes castors élevés au Muséum d Histoire naturelle de Paris, et ce qui s’explique naturellement, selon M. Desmoulins, par l’absence de circonvolutions du cerveau; car, d’après ce physiologiste, il existe une relation fort remarquable entre le degré de l’intelligence des animaux et l’étendue des surfaces cérébrales.

Les castors sont assez rares en Europe; on en rencontre quelques-uns dans les rivières du nord, et jusque dans celles du midi de la France, où ils vivent dans des terriers, mais jamais en société ; ils y sont connus vulgairement sous le nom de Bièvres.

Le poil du castor est fort estime dans la chapellerie. La substance onctueuse sécrétée par les glandes de ses poches préputiales, nommée castoréum j est très employée en Médecine. V. ce mot. (A. R.)

CASTORÉUM. Substance onctueuse sécrétée par deux glandes situées dans les poches préputiales du castor. D’après là figure pyriforme de ces poches, on a cru pendant long-temps qu’elles étalent les testicules de l’animal , mais une inspection plus attentive et l’anatomie de l’animal ont démontré que les véritables testicules occupaient une place différente. D’ailleurs le castoreum existe, à ce qu’on assure, dans les femelles des castors, ou il est produit par un appareil sécrétoire spécial et analogue a celui que l’on a observé chez les mâles. Dans l’animal vivant, le castoréum est presque fluide, mais il nous est apporté sous la forme d’un corps onctueux solide , renfermé dans ses deux poches encore unies ensemble, fortement ridées ou aplaties , et dont l’une est constamment plus grosse que l’autre. Son odeur est très forte, désagréable; sa couleur noirâtre à l’extérieur.

CASTORÉÜM. Cm 5

brune fauve ou jaunâtre à l’intérieur ; sa cassure est résineuse, et l’on y distingue des membranes blanchâtres; sa saveur âcre et amère. Quelquefois le castoréum n’est pas entièrement desséché; il est alors beaucoup plus odorant, mais comme cette odeur peut provenir de ce que le castoréum a été conservé dans un endroit humide, et qu’il a éprouvé un commencement de putréfaction , on doit préférer cette substance à l’état de siccité plutôt qu’à l’état de mollesse, surtout si elle a conservé, malgré la dessication , beaucoup de ses principes odorans.

On prétend que le castoréum de Sibérie est préférable à celui du Canada et des autres parties de l’Amérique ; celui-ci est contenu dans des poches plus petites , minces , oblongues et fort ridées. M. Kohli a indiqué des moyens chimiques pour distinguer les deux sortes de castoréum. Selon ce chimiste, le castoréum du Canada, traité par l’eau distillée et l’ammoniaque, donne un précipité orangé, tandis que celui de Sibérie fournit un précipité blanc. On rencontre dans le commerce un castoréum plus beau en apparence que celui dont la, cassure offre des membranes blanchâtres; il est renfermé dans des poches très volumineuses et arrondies, pleines d’une substance assez homogène d’une belle couleur rouge, et qui se réduit en une poudre de couleur aurore, tandis que la poudre du castoréum ordinaire est couleur de terre d’ombre. Ce castoréum a une odeur faible, et se dissoüt presque entièrement dans l’alcool et dans l’éther. Il est réellement d’une qualité inférieure à l’autre, malgré qu’il soit plus beau au premier coup d’œil; il serait même possible qu’il fût le résultat d’une sophistication que l’on n’a pas encore dévoilée. Depuis longtemps on a signalé celle qui résulte du mélange de certaines gomme-résines et d’autres substances puantes, avec un peu de vrai castoréum, le tout renfermé dans le scrotum d’un bouc.

MM. bouillon-Lagrange et Laugier ont retiré du castoréum les principes suivans ; une huile volatile odorante; de l’acide benzoïque; une résine; une matière adipocireuse ; une matière colorante rougeâtre ; du mucus; des sous-carbonates de potasse, de chaux et d’ammoniaque; de l’oxide de fer. Les résul-

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