‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 128 sur 130 · CASTORINE · texte numérisé non relu

CASTORINE

de la castorine cristallise en prismes entrelacées; ses cristaux, par le plus léger mouvement donné au liquide , s’élèvent du fond du vase et nagent dans la liqueur. La solution alcoolique, mise à évaporer au contact de l’.air, donne des cristaux diaphanes, aiguillés de plusieurs pouces de long, ayant la forme de prismes entrelacés en faisceaux. La solution de castorine préparée avec l’éther sulfurique est incolore lorsqu’on la regarde par réfraction , et d’un beau violet par réflexion.

Soumise à l’action des acides, on remarque les phénomènes suivans. Avec l’acjde acétique, il y a solution de la castorine, et par une évaporation spontanée, il y a formation de cristaux légers qui se réunissent et forment des étoiles.

L’acide nitrique, à froid, dissout difficilement la castorine; à chaud, il y a dissolution sans dégagement de deutoxide d’azote.

L’acide sulfurique concentré dissout ce produit à froid ; la liqueur vue par réflexion est d’un beau vert, et jaune par réfraction. Si l’on élève la température , il y a carbonisation de la castorine et dégagement d’acide sulfureux ; en étendant la liqueur de quatre parties d’eau, la liqueur acide, la castorine se précipitent sous forme de flocons d’une couleur noire.

, La soude, la potasse, l’ammoniaque n’attaquent pas la castorine, ils la séparent de la matière résineuse lorsqu’elle en contient : le même efiet a lieu par la magnésie. /

Le procédé Indiqué par M. Bizio est le suivant (i). On traite le castoréum divisé en petits fragmens par six fois son poids d’alcool bouillant ; on filtre la liqueur alcoolique après qu’elle a bouilli quelques instans. La castorine se dépose peu à peu sous forme de petits globules blancs , qui doivent être purifiés avec de l’alcool froid.

(i) Quelques essais que nous avons tentes avec M. Julia, sur le castoréum, ne nous ont pas donne des résultats analogues h ceux de M. Bizio. ïïous nous proposons de l'aire des nouvelles cxpcTicnces en. prenant divers ecliantillons de castoréum pour faire nos essais. M. Brandes a cependant obtenu de la castorine en faisant l’analyse du castoreun). ( Archives de la Société dé Pharmacie de V Allemagne, septentrionale.)

f>i8 CATAPLASMES.

Quand la castorine n’est pas parfaitement blanclie, on peut faire usage de charbon animal pour la purifier.

Quelques personnes ont écrit que la castorine pourrait bien etre le principe actif du castoréum ; cette hypothèse aurait besoin d’être confirmée par quelques expériences.

La castorine n’a pas été employée, à notre connaissance, comme agent thérapeutique.

klKE.. Nepeta Cataria J L. — Rich. Bot. méd. , t. I, p. 255. (Famille des Labiées, Juss. Didynamie Gyranospermie, L.) Vulgairement Æerie aux Chats. QeXXe plante croît dans les lieux incultes des parties méridionales et tempérées de l’Europe ; on la trouve particulièrement à Montmorency près Paris^ Elle a une tige herbacée, tétragone, dressée, rameuse, pubescente, haute d’un à deux pieds; ses feuilles sont cordif ormes, aiguës, crénelées, presque dentées, blanchâtres, et portées sur de courts pétioles. Ses fleurs sont blanchâtres, légèrement purpurines, formant plusieurs verticilles à l’extrémité de ses rameaux. Toutes les parties de cette plante exhalent une odeur forte qui plaît singulièrement aux chats , d’où le nom vulgîjire sous lequel elle est connue; sa saveur est âcre et aromatique , et elle jouit des propriétés excitantes et antispasmodiques communes à la plupart des Labiées. (A. R. )

CATAPLASMES. On donne le nom de cataplasmes à des médicamens externes formés de poudres, de pulpes, de farines, etc., délayés dans un liquide quelconque, et amenés ensuite par une coclion plus ou moins prololigée à la consistance de bouillie épaisse.

Les liquides qui sont le plus généralement mis en usage pour la préparation de ces médicamens sont l’eau , les décoctions émollientes, le lait et quelquefois le vinaigre (i). La consistance de ces prépai’atlons doit être telle qu’ils puissent être appliqués sur la partie malade , sans couler et salir les parties environnantes. On mêle souvent aux cataplasmes des fleurs, des poudres

(i) /^oir Sinapismes.

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