‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 129 sur 130 · CATAPLASMES · texte numérisé non relu

CATAPLASMES

aromatiques , des plantes entières , des onguens , de l’huile , du savon , du camphre , etc.

Les cataplasmes participent ordinairement des propriétés des substances qu’on y fait entrer.

Les règles prineipales à observer dans leur préparation , sont les suivantes :

1°. On doit employer, pour la préparation de ces médicamens, des farines saines et non gâtées ou aigries. Ces niédicamens préparés avec ces substances altérées, n’auraient point l’eDTicacité que le praticien est en droit d’attendre d’un cataplasme préparé avec’ des farines convenablement conservées.

2°. On doit attendre ciy? le cataplasme soit cuit, et qu’il soit sur le point d’être appliqué pour mêler à ce médicament les substances aromatiques qu’on veut y ajouter (le safran, le camphre, les poudres aromatiques, etc.).

3°. Il faut faire dissoudre le savon qui entre dans ces produits dans l’eau qui sert à préparer le cataplasme.

4°. On doit , lorsqu’un onguent doit faire partie de cette préparation , le délayer avec une certaine quantité d’huile.

5°. Lorsqu’on ordonne de faire entrer de l’acétate de plomb , des teintures dans un cataplasme , il faut arroser la partie de ce cataplasme qui doit toucher la partie malade avec ces substances , et non les incorporer dans le produit. Il faut alors lui donner assez de consistance pour qu’il ne devienne pas trop mou.

6°. Lorsque le cataplasme doit contenir des racines fraîches (la carotte, la bryone, la vigne vierge), il faut réduire ces substances. en pulpes au moyen d’une râpe. Si ce sont des ognous de Us, il faut-les faire cuire sous la cendre, et en préparer une pulpe à l’aide d’un tamis : il en est de même pour les feuille.s de quelques plantes.

7°. Si dans ce produit il doit entrer des feuilles et des fleurs sèches, il est bon d’employer la poudre de ces substances, et de la délayer dans le liquide avant la ccfction , afin de donner au cataplasme la consistance voulue.

^20 CATHARTINE.

Cataplasmes émolliens.

Ces cataplasmes se préparent ayec la mie de pain, l’eau, et le lait, avec les farines émollientes et les mêmes liquides, et on

applique à la préparation de ces produits les règles que nous venons de citer.

Cataplasme résolutif.

Pour obtenir un cataplasme résolutif, il suflit d’ajouter au cataplasme émollient une certaine quantité d’acétate de plomb de huit à seize grammes (deux à quatre gros) pour cinq cents grammes ( une livre ) de cataplasme.

Cataplasme atifidin.

Ce cataplasme se prépare en délayant et faisant cuire les farines résolutives dans une forte décoction préparée avec la guimauve, et mieux encore avec la décoction de têtes de pavots et de feuilles de jusquiame noire. {V. le Codex.') L’onguent basilicum ou celui de la mère, ajoutés aux cataplasmes, après avoir été délayés avec de l’huile, rendent ces préparations maturatlves ; le camphre et le quinquina les rendent antiseptiques , etc. , etc.

Nous indiquerons à l’article Sinapisme des préparations analogues aux cataplasmes. ( C. )

CATAPUCE. Un des noms vulgaires de V Euphorbia Lathyris, L., plante médicinale plus connue sous celui d’épurge. F. ce mot. (A. R.)

CATHARTINE, Wdatihre active du se'ne'..Le nom de caüiartiiie a été donné par MM. Lassaigne et Feneulle à une substance particulière qu’ils ont retirée de l’analyse du séné, et* dans laquelle ils font résider le principe purgatif de ces parties des végétaux.

La cathartine peut s’obtenir de la manière suivante. On prépare une décoction de séné , on la liltre pour la séparer des matières étrangères -, on précipite ce liquide par l’acétate de plomb, on sépare le précipité; on fait passer dans la liqueur

CATHOLICON DOUBLE. 6?,i

xin courant de gaz hydrogène sulfuré, pour séparer le plomb; on filtre, pour séparer le sulfure formé; on fait évaporer la liqueur en consistance d’extrait; ol^traite par l’alcool rectilié ; ou filtre la solution alcoolique que l’on fait évaporer jusqu’en consistance d’extrait; on traite ce produit par l’acide sulfurique alcoolisé , pour décomposer de l’acétate de potasse qui existe dans l’extrait; on sépare, par le filtre, le sulfate de potasse formé ; on enlève l’acide sulfurique en excès par l’acétate de plomb; on sépare l’exces d’acétate de plomb par l’hydrogène sulfuré ; on filtre de nouveau , et on fait évaporer. Le produit de l’évaporation est le principe nommé cathartine par MM. Lassaigne et Feneulle.

La cathartine est incristallisable, d’un jaune rougeâtre, d’une odeur particulière; sa saveur est amère et nauséabonde, elle est soluble dans l’eau et l’alcool, en toute proportion, Insoluble dans l’éther : à l’état sec ,elle attire l’humidité de l’air.

La solution soumise à l’action des réactifs présente les caractères sulvans : elle précipite l’infusion de noix de galle en flocons jaunâtres ; le sous-acétate de plomb de la même manière ; l’iode, l’acétate neutre de plomb ne la précipitent pas. La potasse, la soude, l’ammoniaque, foncent sa couleur; le persulfate de fer y développe une couleur brune; le chlore la décompose en la décolorant; l’émétique et la gélatine ne troublent point la transparence de la liqueur. Soumise à l’action de la chaleur dans une petite cornue de verre, la cathartine se décompose en donnant de l’acide carbonique, de l’acide acétique , de l’hydrogène carboné, de l’huile empyreumatique, enfin un résidu formé de charbon.

Ce principe paraissant être la matière active du séné, il serait utile que les jvraticiens fissent des essais physiologiques dans le but de déterminer comment ce produit, débarrassé de diverses substances étrangères, agit sur l’économie animale, et quelles sont les doses auxquelles il doit être administré. (A. C.) CATPIÉCU. V. Cachou.

CATHOLICON DOUBLE. ÉiEcruAutr. oe nnunARHE

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