‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 17 sur 130 · DES RÉSULTATS OBTENUS PAR M. BRANDE · texte numérisé non relu

DES RÉSULTATS OBTENUS PAR M. BRANDE

Noms des vlaè.

Proportions d’alcool contenues

dans 100 parties de ces Tin.'i.

Lissa 25, 4 1

Vin de raisin sec ( raisin wine ). . . 25, 12

Marsala 2^,09

Madère 22,27

Vin de groseilles 20, 55

Xérès

Ténérifle *9 >79

Colarès 19 >7^

Lacry ma-Cliristi ’9>7o

Constance blanc. 19,75

Idem rouge 18,92

Lisbonne., 18,94

Malaga (de 1666) 18,94

Bucellas 18,49

Madère rouge 20,35

Muscat du Cap 18, 2.5

Madère du Cap 20, 5i

Vin de raisin 18,11

Carcan ello • 18, 65

Vidonia ».... 19,25

■Xlba dora. 17 26

^laïaga

Hermitage, blanc # 17,43

Roussillon 18,1 3

Claret, ou vin de Bordeaux i5, 10

Malvoisie de Madère i6,4o

Lunel... ,5,52

1 Proportions d'alcool

Noms des Tins. contenues

dans 100 parties de ces vins*

Chiras i5,52

Sjracuse i5,28

Sau terne 14,22

Bourgogne 14,^7

Hok (vin du Rhin) 12,08

Nice i4,63

Barsac i3,86

Tinto i3,3o

Champagne 1 3 , 80

Champagne mousseux 12,61

Hermitage, rouge i 12,82

Grave 13,87

Frontignan i ....... . 12,79

Côte-Rôtie ... ; ; . 12,82

Vin de groseilles à maquereau, i 11,84

Vins d’oranges fait à Londres... 11,26

Tokai 9,8^

Vin de haies de sureau ÇElderwine) 9,87

Cidre le plus spiritueux 9>^7

Idem le moins spiritueux *. . 5, 21

Poiré 7,26

Hydromel 7^32

Aile de Burton (bière) 8,88

Aile d’Édenhurg 6,20

Aile de Dorchester 5,56

Moyenne 8187

Bière forte, brune ( hrownstout ). . 6,80

Porter de Londres 4 » 20

Petite bière de Londres.... 1,28

Eau-de-vie i 83,5g

Rum 53 , 58

Genièvre ( gin ) 5i ,60

W iskey d’Ecosse (eau-de-vie de grains) 54 > 32 "Wiskey d’Irlande 53,00.

Des degrés de V alcool. L’alcool, selon le degré qu’il porte, est appelé différemment. On appelle alcool à , alcool à 36°, l’alcool marquant ces degrés à l’aréomètre ou pèse-alcool. On nomme trois-six l’alcool qui ne porte que 33° au même instrument. Quand il esfplus étendu d’eau, et qu’il marque 22 à 23°, on l’appelle preuve d’huile, et preuve de Hollande lorsqu’il marque 20° seulement. Les alcools concentrés que l’on trouve dans le commerce sont incolores. Les alcools faibles, connus sous le nom d’eau-de-vie, sont colorés; ils doivent leur couleur, soit à une addition de caramel, soit à un principe colorant extrait par l’alcool des parois des tonneaux qui le contiennent.

On apprécie les degrés de concentration de l’alcool au moyen d’un instrument de verre ou de métal, nommé aréomètre j pèseliqueur j pèse -alcool (i .) Cet instrument est construit de manière a ce que loi'squ on le plonge dans l’eau il s’y maintient verticalement, et présente au-dessus de sa surface une portion d’une tige cylindrique sur laquelle est graduée une échelle qui, suivant la profondeur à laquelle elle s’enfonce, laisse voir des chiffres qui expriment des pesanteurs différentes. ( l^oy. le dessin de cet instrument dans les planches contenues à la fin du 3® volume. ) La pesanteur de l’eau pure a servi de point de départ pour la construction des aréomètres ; et comme l’eau est d’une densité plus grande que l’alcool , plus ce liquide contient d’eau, moins l’aréomètre s'’enfonce , et moins il en contient, plus il descend.

On doit avoir égard ( lorsque l’on se sert de l’aréomètre ) à 1 élévation de la température : tous les liquides se condensant par le refroidissement et se dilatant par la chaleur , leurs poids restant le. meme, ils augmentent ou diminuent de volume et

(i) On doit avoir egard h la bonté' des aréomètres que l’on emploie pour apprécier la valeur des alcools. INons avons vu de ces inslrumens qui accusaient des degrés faux. Ainsi, un aréomètre indiquait 400 pour un alcool qui ne marquait pas tout-h-fait 35 h un aréomètre étalon.

indiquent alors à l’aréomètre des degrés dilTéreils. On a reconnu que de l’eau-de-vIe à 22°, à 10° de température, portait 24° si la température augmentait de 12°. On doit , lorsque l’on prend le poids de l’alcool, le faire dans un lieu dont la température soit constante au même degré , ou s’assurer de la température du lieu à l’aide du thermomètre , et réduire les degrés qui pouraient résulter de l’élévation de la température (1). 1

On a souvent l’occasion, dans les laboratoires des pharmaciens, de rechercher les proportions d’eau et d’alcool contenues dans divers mélanges de ces deux substances. On peut facilement décider la question en se servant de la densité des liquides. La table suivante peut servir avantageusement à ce travail^ elle indique sur une même ligne horizontale les pro- Dortions d’eau et d’alcool mélangées , et la densité de chaque mélange pour deux difl'érens degrés de température, le i5® et le 20® degré du thermomètre centigrade. Le premier fait partie de la table de Thompson , le deuxième de celle de Lovltz.

(i) Lorsqu’on veut reconnaître le degré exact de l’alcool que l’on examine, on doit le ramener h une température constante 5 on a choisi celle de 10° au thermomètre de Réaumur. Voici comment on opère : on remplit ou h peu près une éprouvette en étain ou en fcr-blanc avec l’alcool proposé ; on y plonge le thermomètre; après l’avoir laissé quelques minutes dans la liqueur , on examine quel est le degré qu’il indique : si c’est au-dessus de 10 degrés, par exemple 12 ou i4, on plonge l’éprouvette dans de l’eau fraîche; on y laisse le thermomètre plonger; lorsqu’il est descendu à 10 degrés , on retire l’éprouvette ou le thermomètre , que l’on remplace par l’aréomètre qui donne le degré exact. Si an contraire, le thermomètre marque moins de 10 degrés, on remplace l’eau froide par de l’eau chaude, et l’on opère de même. Lorsque le thermomètre est monté h 10 degrés, on pèse avec l’aréomètre , qui indique le degré exact de l’alcool. (Lenormand.)

ALCOOL. i25

Préparation de V alcool. Pour obtenir l’alcool, on prend un liquide qui a subi la fermentation vineuse ( du vin , du cidre ou de la bière, etc.), on l’introduit dans la cucurbite d’un alambic (i) , et on soumet à la distillation.

L’alcool , séparé par l’action de la clialeur d’une partie de l’eau et des autres substances auxquelles il était combiné , se réduit en vapeurs, passe de la cucurbite dans le chapiteau, et de là dans le serpentin où il se condense j il est recueilli à l’état liquide dans un vase convenable.

Ainsi obtenu, c’est une liqueur incolore d’un goût particulier , dû au liquide duquel on l’a retiré. Ce produit étant d’une très grande densité et contenant encore beaucoup d’eau, porte le nom d’eau-de-vie. Pour prendre celui d’alcool , on a besoin de lui faire subir une nouvelle distillation , soit seul, soit eu le mettant eu contact avec des substances avides d’eau; cette opération est appelée rectification.

La plupart du temps, le pharmacien ne prépare pas lulmème l’alcool qu’il emploie , il se le procure dans le commerce ; mais cet alcool étant souvent très impur, il se trouve dans la nécessité de le rectifier pour en obtenir l’alcool pur qu’il doit employer.

Rectification. On peut rectifier l’alcool du commerce eu le mettant en contact avec une petite quantité de magnésie destinée à saturer les acides qu’il contient, en le soumettant ensuite à la distillation : par ce mode d’agir, et en fractionnant les produits on peut parvenir à obtenir de l’alcool qui porte 36“ ; mais si l’on veut obtenir un liquide plus déflegmé, on doit avoir recours à l’intermède de substances avides d’eau , le muriate de chaux

(i) Les alambics eniplo.yc's dans les ans à la disnllation du vin ou des autres liqueurs propres à fournir de l’alcool , diffèrent des alambics dont le pharmacien se sert pour .scs travaux particuliers. Parmi ces appareils , ou distingue ceux d’Èdouard Adam, de Cellier, de M. Derosncs , etc., etc. La description de ces insirumens ne pouvant entrer dans un traite' comme le notre, nous renverrons nos lecteurs aux ouvrages qui traitent de la distillation. (Voir les ouvrages de MM. Duportal, Dubrunfaut, Lenorniand, sur la distillation, et le tome VU du Dictionnaire technologique. )

A LCOO L.

fondu, l’accliile de potasse, la potasse à la chaux, le sous-carbonate de soude sec, l’acide sulfurique , le sulfate de soude effleuri, le charbon , la chaux, etc. Des essais sur l’eflet de ees divers intermèdes ont été tentés par M. Dubuc de Rouen, qui a reconnu que la plupart communiquaient à l’alcool des propriétés particulières, provenant des corps employés dans la rectification. Des expériences analogues que nous avons tentées nous ont convaincu en partie de la justesse des observations de M. Dubuc, et nous avons reconnu que le procédé indiqué par Destouches, l’acétate de potasse, était le plus convenable pour fournir l’alcool très rectifié. Pour l’obtenir, on met dans la cucurbite d’un alambic , 20 livres d’alcool et 10 livres d’acétate de potasse très sec; on laisse en contact, puis on soumet à la distillation ; on fractionne les produits qui sont à divers degrés, selon l’époque.

L’acétate de potasse étant un produit assez coûteux, on peut se servir du muriate de chaux fondu, laissant en contact l’alcool avec ce sel, puis soumettant à la distillation. L’alcool ainsi rectifié a une légère odeur particulière ; mais il est facile de l’enlever; il suffit pour cela de mettre cet alcool pendant 12 heures, avec du charbon pur et divisé, et de filtrer. L’alcool qui a subi cette opération a perdu le petit goût qui lui avait été communiqué par la rectification.

L’alcool pur est incolore, transparent, d’une odeur qui lui est particulière et qui est plus sensible quand l’alcool est chaud ; il a une saveur brûlante; il est très volatil, inflammable par le contact d’un corps en ignition ; exposé à l’action de l’air, il s’affaiblit. 11 dissout les huiles volatiles, la résine, la cire, une foule ,d autres produits; il entre dans la composition des alcoolats, des teintures; on s’en sert pour donner lieu à la formation des éthers, etc., etc.

L’ alcool d’une pesanteur spécifique de 0,792 à 20° est composé de 5i ,g8 de carbone,

34,82 d’oxigène,

13,70 d’hydrogène.

(Th. Saussure.)

S28 alcool.

L’alcool obtenu des di\’erses liqueurs est , comme uou.s l’avons dit, susceptible de contracter des odeurs et des goûts dilTérens, sans doute dus à la pi’ésence d’une huile essentielle. M. OErsted , professeur à Copenhague, a fait une heureuse application du chlorure de chaux pour enlever aux eaux-de-vie de pommes de terre le goût herbacé qui leur est particulier. Voici le procédé employé par ce savant;

On mêle au liquide spiritueux une quantité convenable de solution concentrée de chlorure; on laisse reposer le mélange, on décante, on soumet à la distillation. La difficulté qui nous a paru être attachée à ce procédé est celle de trouver l’exacte quantité de chlorure nécessaire pour détruire l’odeur, sans ajouter un excès de chlore; mais, selon M. Zeize, une once de chlorure suffit généralement pour épurer lo litres d’esprit-devin. Il est cependant bon de tenter un essai en petit, sur une quantité d’esprit auquel on doit enlever le goût, afin d être plus sûr de son fait.

L’emploi du chlorure de chaux ne pouvant être utde qu’à cau.se du chlore qu’il contient, nous avons tenté quelques essais sur de l’alcool de fécule, et nous sommes arrivé à obtenir plus facilement , parle moyen du chlore, un alcool inôdore, ce que nous n’avions pu faire par le chlorure qu’apres quelques essais. Il faut, pour obtenir ce résultat, n’ajouter du chlore que peu à peu , et goûter l’eau-de-vie ainsi additionnée. Lorsque le goût herbacé n’est plus sensible, on soumet l’esprit désinfecte à la distillation.

M. Accarie, de Valence, a indiqué l’emploi du chlorure de chaux en quantité déterminée pour la désinfection de l’alcool qui a servi à conserver des matières animales; nous nom sommes assuré que la quantité de chlorure indiquée par M. Accarie n’est pas exacte, et que cette quantité doit 'varier selon que le chlorure est plus ou moins chargé de chlore, e1 encore lorsque l’alcool est plus ou moins infect. L’emploi du chlore liquide et gazeux nous a paru préférable à celui dii chlorure; on doit avoir soin d’en ajouter jusqu’à ce que l’odeur infecte ait disparu, et soumettre ensuite à la distillation,

ALCOOI.. 22Ç)

Si l’alcool était additionné d’un excès de chlore , il aurait un peu le goût de l’éther hydro-chlorique ; mais le goût communiqué à l’alcool par le chlorure de chaux eu excès est plus désagréable. Ces deux moyens doivent être étudiés; ils pourront être de la plus grande utilité.

On peut aussi employer le charbou pour enlever à ce liquide les substances qui lui donnent de l’odeur. Ce moyen, consiste à mettre en contact l’alcool avec le quart de sou poids de charbon, à laisser macérer pendant 4^ heures et à distiller ensuite: il donne le plus souvent de bons résultats; cependant il y a des alcools que l’on ne peut purifier par ce moyen.

L’alcool a été administré dans la Thérapeutique comme tonique; on le donnait en limonade , étendu d’eau, à la dose de 2 onces pour 2 pintes de liquide. On en tire un assez bon parti. 11 entre dans un très grand nombrade médicamens.

L’alcool concentré, introduit dans l’économie animale, cause des accidens fâcheux ; outre l’ivresse, nous avons vu le coma et la mort être les résultats d’un excès de ce liquide. Étendu d’eau et amené à l’état d’eau-de-vie, il est bu en grande quantité par les gens du peuple , qui souvent en ressentent les mauvais effets..

L’ivresse étant le résultat le plus fréquent de l’usage des liqueurs alcooliques, nous allons indiquer quelques moyens propres à combattre cet état maladif. On emploie : 1°. l’éther mêlé à l’huile, à la dose de 24 gouttes pour une once d’huile ; 2°. l’alcali volatil à la dose de 6 à 12 gouttes dans un verre d’eau sucrée; 3°. l’acétate d’ammoniaque , à la dose de 24 à 48 gouttes, et même à la dose d’un gros de sel liquide dans un verre d’eau. Ce dernier moyen, indiqué par- M. Masuyer , est le plus convenable à employer , son usage ne pouvant avoir aueuu ineonvénient; il n’en est pas de même de l’usage de l’ammoniaque, qui quelquefois a donné lieu à des accidens.

L’alcool que l’on trouve dans le commerce , est quelquefois altéré, soit par l’eau, soit par quelques substances étrangères.

- Lorsqu’il est étendu d’eau, on s’eu aperçoit au moyen de Varèomèlre ci esprit de-vin; mais comme on connaît plusieui s

23o alcool.

de ces instrumens, nous dirons ici que celui qu’il est le plus convenable d’employer pour apprécier la valeur réelle de ce liquide est le nouvel instrument que l’on a désigné sous le nom d’alcoolomètre centigrade, de M. Gay-Lussac.

L’alcool et les eaux-de-vie que l’on trouve dans le commerce penvent quelquefois être mêlés de quelques substances nuisibles ou affaiblis par de l’eau, etc., etc. {V, Eau-de-tie.)

L’alcool concentré est quelquefois odorant. Cette odeur , qui ne s’aperçoit pas d’abord au goût et à l’odorat, devient sensible lorsqu’on l’étend d’eau, ou lorsque l’on met ce liquide dans le creux de la main, et qu’on le laisse évaporer. L’alcool, dans ce dernier cas, abandonne les substances qu’il tenait en solution, et la main acquiert une odeur qui provient des substances étrangères.

On falsifie l’alcool faible, d’eau-de-vie, avec des substances âcres. On peut s’apercevoir de cette falsification en faisant évaporer une quantité d’eau-de-vie, et examinant le résidu qui a une âcreté qu’il est facile de reconnaître.

Les eaux-de-vie contiennent assez souvent une certaine quantité de cfiivre (‘provenant des instrumens distillatoires ) qui a été dissous par l'acide que ces liqueurs contiennent: On peut s’assurer de la présence de ce métal à l’état dé sel, soit par l’alcali volatil , soit par une lamé de fer. L’alcali volatil, lorsque l’ eau-de-vie contient du cuivre, donne à la liqueur une couleur bleue (i) : quelquefois cette couleur ne se manifeste qu’au bout de quelques heures. Le fer bien décapé , mis en contact avec le liquide, se recouvre d’une couche de cuivre métallique. Le docteur Brumby a trouvé du cuivre dans seize espèces d’eau-devie ; j’en ai trouvé dans plusieurs, et j’ai eu en ma possession un clou retiré d’une pièce d’eau-de-vie, qui était tellement chargé de ce métal , qu’il semblait être fait de cuivre.

On peut aussi se servir avec avantage du prusslate de potasse et de fer pour découvrir la présence du cuivre dans l’eau-de-

(i) Il faut <jiic l’cati-dc-vie soit tlccolutcc.

vie. Le précipité fourni par le sel de cuivre est d’un bruu marron.

L’eau-de-vie contient quelquefois du plomb ( WoUT, John Clarke )• Ce métal, qui s’y trouve à l’état de sel , provient, soit des soudures , soit du chapiteau. On reconnaît la présence du plomb en se servant d’une solution de sulfate de soude ou d’hydrogène sulfuré : le premier de ces sels pionne lieu à un précipité blanc, le sulfate de plomb; le deuxieme à un précipité noir , \e sulfure de ce métal. (Voyez ces mots pour les caractères. )

L’alcool conservé dans des tonneaux qui ont servi primitivement à contenir du vin rouge , dissout une certaine quantité de la matière colorante du vin , et prend une couleur rouge , quelques personnes prennent cette coloration pour une sophistication. On enlève parfaitement cette couleur a l’alcool en le mettant en contact pendant quelque temps avec du charbon animal de I à 5 pour loo , et en agitant, en laissant déposer et tirant à clair. Quand on n’a qu’une petite quantité d alcool , on filtre au Heu de décanter. . (A. C.)

Alcool camphré , esprit-de-vin camphré. Ce médicament , employé pour l’usage externe, est le résultat dç la solution du camphre dans l’alcool; on le prépare de la manière suivante ; on prend 24 grammes (6 gros) de camphre , on met ce produit dans un mortier , on ajoute quelques gouttes d’alcool , et on triture : à l’aide de cette petite quantité d’alcool , le camphre se réduit en poudre; ou verse sur cette poudre 5oo gram. (1 livre) d’alcool à 34° ; on agite ; le camphre se dissout; on filtre la solution que l’on conserve dans un flacon bien bouché.

Cet alcool s’emploie à l’extérieur; on s’en sert pour imbiber des bandes placées sur des contusions, etc.

Alcool de quinine, solution alcoolique de sulfate de quinine. Cette solution se prépare de la manière suivante : on prend sulfate de quinine pur et sans mélange de substances étrangères, 3 décigrammes (6 grains); alcool rectifié à 34°, 1 once ; on fait dissoudre le sel dans l’alcool et on filtre.

252 ALCOOLATS.

Cet alcool est un tonique ; on le donne à la dose d’un gros à trois ; il peut servir à préparer le vin de quinine. (A. C.)

ALCOOLATS, esprits. On a donné le nom d’alcoolats à l’alcool chargé par macération , ensuite par distillation de quelques principes volatils dune ou de plusieurs substances.

Les alcoolats sont simples ou composés, simples lorsque l’alcool n a macéré £t n’a été mis en distillation qu’avec une seule substance; composés, lorsque l’alcool a macéré et a été distillé avec plusieurs.

Ces produits dillêrent des teintures par le mode de préparation et par leur nature; en effet , les teintures contiennent des principes très variés , tandis que les alcoolats ne sont chargés que des substances volatiles.

La plupart des alcoolats mis en contact avec l’eau distillée, ne doivent point donner lieu à un précipité. Il y a cependant exception à faire pour les alcoolats préparés avec les substances qui contiennent beaimoup d’huile essentielle.

Les alcoolats sont moins odorans que ne le sont les eaux distillées obtenues avec les mêmes substances ; cet effet est dû à ce que le produit odorant est en combinaison plus intime avec l’alcool , et que la solution est plus complète. On peut s’assurer de ce fait en versant un peu d’eau dans un alcoolat : l’odeur devient plus sensible. '

Les règles principales à observer pour la préparation des alcoolats , sont les suivantes :

i“. Choisir convenablement les substances que l’on veut traiter par l’alcool ;

2°. Diviser ces substances, excepté pour la plupart des graines dont l’odeur ne réside que dans l'enveloppe ;

3°. Faire macérée pendant quelques jours l’alcool avec la substance avant d’opérer la distillation;

4°. Employer un alcool exempt de toute odeur d’empyreume, de marc ou autres;

5°. Se confoi'mer pour la quantité de substances, pour celle de l’alcool et pour son degré, aux indications données par le nouveau Codex ;

ALCOOLÀTS.

G°. Distiller au bain-marie ou à la vapeur , clans des appareils convenables et nettoyés avec soin j

7°. Rafraîchir le serpentin pendant tout le temps de la distillation, séparer le premier produit obtenu de la distillation pour l’introduire de nouveau dans le bain-marie ;

8'’. Retirer la quantité d’alcool indiquée par le Codex pour les alcoolats dont la formule y est consignée.

Les alcoolats simples et composés étant en grand nombre, nous ne rappellerons qu’en quelques mots les applications des règles générales que nous avons indiquées.' Nous donnerons les doses des substances et celles de l’alcool à employer pour préparer ces produits. (A- C.)

ALCOOLATS SIMPLES.

Alcoolat d’absinthe , esprit d’absinthe. Sommités sèches d’absinthe [^Artemisia Absinthium) , i partie j alcool sans odeur , à 20°, 4 parties. Incisez les sommités, faites macérer pendant deux jours, et soumettez à la distillation, au bain-marie, avec les précautions convenables; retirez 3 parties de l’alcool employé. ^

Alcoolat d’anis, esprit d’anis. Semences d’anis {Pimpinella Anisum) mondées de toutes substances étrangères, une partie; alcool à 20° et .sans odeur, lo parties. Faites macérer les graines dans l’alcool pendant quatre jours , distillez au bain-marie pour retirer tout l’alcool employé.

Alcqolat d’angélique , esprit d’angèlique. Racines d’angéli([ue {^Angelica archangelica') sèches, très odorantes, une ]*artie; mondez ces racines, coupez-les en rouelles minces an moyen du couteau , mettez-les en contact avec l’alcool, 4 pj^rties; laissez macérer pendant quelques jours; au bout de ce temps , distillez pour retirer 3 parties i de l’alcool employé.

Alcoolat de basii.ic , esprit de basilic. Sommités fraîches de basilic (^Ocinium basilic u/n) , une partie ; contuscz-les dans un mortier propre; inettcz-les eu contact avec lo parties d’al-

234 ALCOOLATS.

cool à 22°. Laissez macérer (i) pendant deu\ jours, soumettez a la distillation, au bain-marie, pour retirer g parties d’alcoolat. (A, C.)

Alcoolat de bergamote , esprit de bergamote. Épidermes des fruits, une partie; alcool pur à 22°, 4 parties. Ou met en macération pendant deux jours; au bout de ce temps, on distille au bain-marie , pour retirer tout l’alcool. (A. C.)

Alcoolat de cannelle, esprit de cannelle. Écorces concassées de cannelle de Cejlan bien choisies ( Laurus Cinnamo- 7num), une partie; alcool à 28° pur et privé de matières étrangères odorantes , 5 parties ; faites macérer pendant quatre jours; soumettez ensuite à la distillation, au bain-marie, pour retirer presque tout l’alcool employé. (A., C.)

Alcoolat de carv[, esprit de carvi. Semences de carvi Seseli carvi'), une partie; alcool à 20°, lo parties; laissez macérer pendant quatre jours, soumettez ensuite à la distillation, pour retii’er g parties et demie d’alcoolat de carvi.

Alcoolat de cédrat, esprit de cédrat. Épidermes du fruit du cédrat, une partie, alcool privé d’odeur étrangère, 4 pai'" ties; laissez macérer pendant deux jours, distillez au bainmarie, pour retirer tout l’alcool. (A. C.)

Alcoolat de citron, esprit de citron. Épidermes des fruits du citron ( Citras medica ) , une partie; alcool à 22°, 4 parties ; laites macérer pendant douze heures, distillez ensuite au baiuinarie , pour retirer tout l’alcool. ' (A. C.)

Alcoolat de cochléaria du Codex, esprit de cocliUaria. Feuilles fraîches de cochléaria officinal (^ Cochléaria officinalis ), 72 parties; oontu.sez-les, mettez-les ensuite en macération pendant, douze heures avec de l’alcool à 82°, 48 parties. Au bout de «e temps, distillez au bain-marie , pour retirer 4° parties 4’alcoolat. (A. C.)

(1) La ma' t'ialioii doit loujonrs cire faite dans un vase bien clos, pour fjue l’alcool ne s’alTaiblissc pas.

AT.COOLATS.

• Alcoolat de coriandre, esprit de coriandre ( Coriandrum sativum). Semences entières de coriandre bien mondées, une partie ; alcool à 20°, 8 parties ; laissez macérer pendant quatre jours; distillez au bain-marie, pour retirer 7 parties et demie d’alcoolat.

Cette préparation est un excellent carminatif ; on la donne à la dose d’une once, mêlée avec une once de sirop simple , et . à deux onces d’eau. (A. C.)

Alcoolat de fenouil , esprit de fenouil. Semences de fenouil ( Anethum fœniculum ) mondées des substances étrangères qu’elles pourraient contenir, une partie; alcool à 20° privé d’odeur étrangère, 8 parties ; laissez macérer pendant quatre jours ; après ce temps , soumettez à la distillation , pour retirer 7 parties et demie d’alcoolat. (A. C.)

Alcoolat de framboises, esprit de framboises. Framboises presque mûres (^^ubus idœus ), mondées de leur support, une partie; contusez-les et mettez-les en contact avec de l’alcool à 36", 4 parties; laissez macérer pendant trois jours, distillez ensuite au bain-marie, pour retirer tout l’alcool employé.

L’esprit de framboises est très employé dans le commerce des vin.s. Ce produit est mêlé avec l’alcoolat d’iris, pour donner aux vins ordinaires le bouquet des vins de Bordeaux.

. Alcoolat de genièvre, esprit de genièvre. Baies de genièvre {^Juniperus commuais ), une partie; alcool à 22“, 4 parties; laissez macérer pendant cinq jours : au bout de ce temps, distillez au bain-marie , pour retirer tout l’alcool employé. On ne doit pas confondre l’alcoolat de genièvre obtenu comme nous venons de le dire, avec Valcool retiré par la distillation de la liqueur fermentée préparée avec les baies de genièvre, le vin de genièvre •, ou avec l’alcool de grains que l’on rectifié sur les baies du genièvre, et qui porte mal à propos le nom de genièvre de Hollande. (A. C.)

Alcoolat de girofles , esprit de girofle. Calices du giro- {^Caryophillus aronialicus) j)ai tie; alcool à 3o", 4 parties; laissez en macération pendant cin>| jours : au bout de

236 ALCOOLATS.

ce temps, distillez au bain-marie, pour retirer tout l’alcool employé. (A. C.)

Alcoolat d’hyssope , esprit d^hyssope. Sommités fleuries dc' l’iiyssope {Hyssopus ), une partie ; alcool à 20“, lo

parties; laissez macérer pendant trois jours, distillez ensuite au bain-marie, pour retirer tout l’alcool employé. (A. C.)

Alcoolat d’ibis , esprit dHris. Racines d’iris de Florence ( /m- florentina') sèches, bien saines et bien odorantes, une partie; alcool sans odeur étrangère, marquant 25“, 6 parties; laissez macérer pendant quatre jours , distillez pour retirer 5 parties et demie d’alcoolat. Cette préparation est usitée pour donner aux vins ordinaires une odeur de violette.

Alcoolat de lavande, esprit de lavande. Sommités fleuries de lavande ( Lavandala spica ), une partie; alcopl à 20°, lo parties; laissez macérer pendant trois jours : au bout de ce temps, soumettez à la distillation, pour obtenir tout l’alcool employé.

L’alcoolat de lavande est destiné, la plupart du temps, à la toilette. Quelques personnes lui donnent d’autres odeurs, quelquefois on l’additionne d’un huitième d’esprit de citrons,, de cédrats ou de bergamote. (A. C.)

Alcoolat de mahiolaine, esprit de marjolaine. Sommités de marjolaine {Origanum majorana ), une partie ; alcool à 18°, 10 parties; incisez les sommités etfaites-les macérer dans l’alcool pendant deux^jours ; après ce temps , distillez pour retirer l’alcool employé. C.)

Alcoolat de mélisse , esprit de mélisse. Sommités fleuries •le mélisse {Melissa officinalis) , une partie; coupez-les et faitesles macérer pendant deux jours dans l’alcool pur a 18°, 10 parties; après la macération, distillez au bain-marie, pour retirer l’alcool employé. (A. C.)

Alcoolat de mentue poivrée, esprit de menthe. Sommités fleuries de menthe (i) ( Mentlia piperita') , une partie, in-

(i) On prépare de lucinc l’alcoolal ilc mcnilic rrcpun, etc., etc.

ALCOOLATS. 287

\;isez les sommités , laites-les macérer avec 10 parties d’alcool à 20°- au bout de deux jours de macération, distillez au bainmarie, pour retirer l’alcool employé. (A. C.)

Ai-oolat de muscade , esprit de muscade. Noix muscades {Myristica moscata), une partie; concassez-les et faites-les macérer dans 6 parties d’alcool à 30°; au bout de ce temps, distillez-les au bain-marie, pour retirer l’alcool employé.

Alcoolat d’ohanger (de fleurs ) , esprit de fleurs d’oranger. Fleurs d’oranger fraîches ( Citrus aurantium ) , une partie ; alcool sans odeur étrangère et marquant 22°, 6 jiarties ; laissez macérer pendant douze heures; au bout de ce temps, distillez au bain-marie, pour retirer l’aleool employé.

Alcoolat d’orange ( d’écorcb ) , esprit d” écorce d^ orange.

( Codex, )

Ecorces d’oranges recentes, une partie; alcool à 32°, 4 parties; eau distillée , 2 parties. Coupez les écorces, faites macérer pendant deux jours ; au bout de ce temps, distillez pour retirer l’alcool employé ( ou 4 parties ). (A. C.)

Alcoolat de romarin, esprit de romarin. Sommités fleuries de romarin ( Rosmarinus ojficinalis ) , une partie ; coupez les sommités, mettez-les en macération avec de l’alcool à 20°, 10 parties; laissez macérer pendant trois jours; au bout de ce temps, distillez au bain-marie, pour retirer l’alcool employé.

Alcoolat de roses, esprit de /oses. Roses pâles {Rosapal- Uda ) épanouies et mondées de leurs calices , deux parties ; alcool à 32°, 6 parties; eau de Heurs de roses, quantité suffisante pour que la Heur ne se dessèche pas trop au bain-marie.

Laissez, pendant 12 heures, les pétales en contact avec l’alcool et l’eau de roses; au bout de oe temps, distillez pour obtenir tout l’alcool employé. (A. C.)

Alcoolat de sauge, esprit de sauge. Sommités fleuries du Salvia ojficinalis, une partie; coupez et faites-les macérer avec de l’alcool à 20°, lo parties; au bout de trois jours

a38 ALCOOLATS.

de macération, distillez au Laln-marie, jDOur retirer l’alcool employé. (A. C.)

Alcoolat de thym, esprit de thym. Sommités fleuries du Thymus vulgarisj une partie; alcool à 20°, 10 parties; coupez les sommités et faltes-les macérer avec l’alcool pendant deux ou trois jours; distillez ensuite au bain-marie, pour retirer l’alcool employé. (A. C.)

Alcoolat de zinoAiRE , esprit de zèdoaire. Prenez racines de zèdoaire ( Kœmpferia rotunda ) , une partie; coupez-les en tranches bien minces, mettez-les en contact avec l’alcool à 24°, 6 parties; laissez en macération pendant quatre jours; au bout de ce temps, soumettez à la distillation au bain-marie, pour retirer 5 parties de l’alcool employé. (A. C.)

Les auteurs du Codex n’ont considéré que quelques-uns des alcoolats composés que l’on a l’habitude de tenir dans les pharmacies ; ils ont retranché quelques-unes des formules données dans les Pharmacopées anciennes. Nous nous ferons un devoir de rapporter ces formules, qui quelquefois sont utiles aux pharmaciens.

Les auteurs du nouveau Codex ayant indiqué en lettres italiques les substances qui jouent le principal rôle dans la pré- ])aration des alcoolats qu’ils ont conservés, nous suivrons la même méthode, lorsque nous rapporterons les formules consignées dans cet ouvrage. C.)

ALCOOLATS COMPOSÉS.

Alcoolat ammoniacal de lavande, gouttes céphaliques d" yingleterre. ( Codex. )

Sous- carbonate d’ammoniaque animal huileux (esprit volatil de soie écrue ) . (4 onces) 1 28 grammes Huile volatile de lavande. . . (i gros) 4 Alcool à 32° {Baume). ... (4 gros) 16

Introduisez toutes ces substances dans une cornue de verre, et soumettez à la distillation que l’on continue jusqu’à ce que l’on aperçoive des gouttes d’huile nageant sur le produit de la distillation; on arrête l’opération, on recueille le produit,

ALCOOLATS. 289

que Ton conserve dans des flacons de verre exactement fermés.

Les gouttes céphaliques étaient autrefois plus usitées qu’elles ne le sont maintenant; les cas dans lesquels on les prescrit sont ceux d’hystérie , dans les maladies nerveuses, dans celles du cerveau. La dose à laquelle on administre ce médicament est de 10 gouttes à 1 gros. (a. G.)

Alcoolat d’anhalt, eau d’ anhalt.

Térébenthine de Chio (8 onces) 25o gram.

Encens (i once 5) 48 •

Gérofles v

V»a(6g,-os) 24

Cannelle j

Baies de laurier 1 .wr \ c

Semences de fenouil i

Bois d’aloès (3 gros) 12

Safran (2 gros ^) xo.

Concassez les substances sxisccptibles de l’être, divisez les antres, et mettez-les en contact avec alcool à 28“, 2,600 gramm. (51iv.); ajoutez , musc 7 décigrara. 5 centigram. (i5 grains); laissez macérer pendant quelques jours; distillez ensuite au bainmarie, de manière à retirer la plus grande partie de l’alcool.

Cet alcoolat s’administre à l’intérieur comme cordial et stomachique à la dose de 1 à 4 gros; et à l’extérieur , on l’administre en friction dans les cas de paralysie. (A. C.)

Alcoolat aromatique ammoniacal, esprit volatil aromatique huileux. ( Codex.')

Zestes récents d’oranges. ( 6 gros ) 24 grammes

de citrons. ( 6 gros ) 24

Vanille (2 gros ) 8

.Gérofles (demi-gros) 2

Cannelle ( i gros) 4

Muriate d’ammoniaque. (4 onces) 128

Coupez menus les zestes d’oranges et de citrons , incisez la vandle, concassez la cannelle et le sel ammoniac. Lorsque

24° ALCOOLATS.

toutes ces substances sont à eel élat, introduisez-les dans'une cornue de verre, versez dessus, eau de cannelle distillée «impie, 128 grammes ( 4 onces ) ; ajoutez ensuite, alcool à 32° Baume, 128 grammes (4 on'ces) ; faites digérer pendant trois heures (i)j ajoutez carbonate de potasse, 128 parties; distillez à une douce chaleur pour retirer l’alcool aromatique ammoniacal, i28gram.

Cet alcoolat , au moment où on l’obtient , est limpide et sans couleur. Si on le laisse exposé à la lumière, il prend une couleur j^iune qui se fonce davantage. On évite en partie cette coloration en conservant ce produit à l’abri de la lumière ; pour cela, on l’introduit dans des flacons couverts d’un papier ou d’un vernis noir.

La proportion des aromates est à la liqueur obtenue de la distillation dans le rapport de 1 à 1 ,83.

Celle du carbonate d’ammoniaque , dégagée du muriate fait environ le tiers. (A. C.)

Alcoolat aromatique pe bergamote , oe citrons , nE cé- URATS ET DE ROMARIN, eaa suns pareille (Baumé).

Cet alcoolat, destiné à la toilette, ne devrait peut-être pas faire partie d’un Dictionnaire des Drogues; mais les connaissances que le pharmacien possède le mettant à même de mieux préparer les divers alcoolats employés à cet usage , que ne le fout la plupart des distillateurs, nous croyons devoir donner les formules de ces préparations.

Alcool rectifié à 32° (9 onces |) 3oo gram.

Huile volatile de bergamote (2) (2 gros |) 10

de citrons (4 gros) 16

de cédrats (2 gros) 8

Alcoolat de romarin (8 onces) 25o.

Ou introduit les huiles essentielles dans un flaeon , on verse dessus l’alcool et l’alcoolat de romarin , on agite à plusieurs

(1) Ce laps de temps est trop peu considérable. ^

(2) Les liuiles essentielles qui entrent dans les alcoolats doivent cire récentes et d’une grande pureté.

ALCOOLATS. 241

reprises; lorsque le ïnélange est bien fait, bn l’introduit dans un alambic , et on distille au bain-marie. On continue la distillation jusqu’à ce que l’alcoolat ne coule plus au fdet.

Quelques parfumeurs préparent des alcoolats odorans par la simple solution de-s builes dans l’alcool. L’emploi de ce moyen ne donne jamais des alcoolats dont l’odeur soit aussi agréable que celle des afcoolats obtenus par distillation opérée après le mélange. (A. C.)

Alcoolat balsamique de Rivière, eau balsamique contre la gonorrhée. Cet alcoolat, que l’on peut regarder comme un bon diurétique, et que j’ai vu employer avec succès contrôla blenorrhée et la leucorrhée , se ])répare de la manière suivante :

. Racine d iris . (3 onces) g6 gramm.

Feuilles de dictame de Crète. ) ,,

de menthe sèche.. . . / once) 4^

Semences de fenouil (2 onces) 64.

de rue (lonce) Sa

Térébenthine fine (i livre) 5oo

Vin blanc généreux (5 livres) 5ooo.

Coupez la racine d’iris, incisez les feuilles, concassez les semences, divisez la térébenthine; faites macérer pendant trois à quatre jours; distillez au bain-marie, pour obtenir la moitié du liquide alcoolique employé.

La dose à laquelle on administre Valcoolat de Rivière est

d’une demie-once à une once et demie. (A. C.)

Alcoolat de bouquet, eau de bouquet (Baumé).

Alcoolat de miel odorant (i once) Sa gra.

sans pareil (i once ^) 46

de jasmin ^ (5 gros) ao

de gerofles ^4. gros) 1 6

de violettes (4 gro.s) 16

de souchet long -j

de calamus aromaticus. l àà (a gros) 8

de lavande J

de fleurs d’oranger... (20 grains) 1

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