Tome I
(8 onces 4 gros) 5i6 grara
(3 onces)
(3 onces)
(3 onces)
(2 onces)
(3 onces)
(3 onces)
(i once)
(4 onces)
(i once î)
258 ALCOOLATS.
Racine de zédoalre ( Kœmpjeria t8-
tunda )
de gingembre {Zingiber ojjfi-
cinalis )
once 5)
Cannelle l^Laurus Cinnamomum') .
once ^)
Gérojles {Cariophyllus ar orna tiens')
once l)
Noix muscade [Myristica aromatied)
once ^)
Feuilles de dictame de Crète [Origa-
num Dictamnus)
once)
Alcool 22 , 32 Baumé
(6 livres)
Divisez les résines, coupez les racines par tranches minces, concassez les écorces et les géroüesj mêlez a l’alcool 5 laissez macérer pendant six à sept jours; après ce temps, distillez au bain-marie, pour retirer en alcool distillé 2, 5oo (5 livres).
La proportion de la térébenthine et celle des substances odorantes est dans cette préparation dans un rapport de 2 à i , et la proportion de toutes ces substances réunies à celle de l’alcool obtenu par distillation, dans le rapport de 3 à 5.
Le baume de Fioraventi est un stimulant très énergique ; on l’emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales chroniques.
Alcoolat vulnéraire , vulnéraire ^ eau vulnéraire spiri~ ritueusej eaux d’arquehusade (i). ( Codex. )
Feuilles et sommités sèches
. de sauge Salçia officinalis ) 1
d^ angélique ( Angelica archangelica ) r (4 onees) 1 28 gram. de tanaisie ( Tanacetum vulgare ) . . J
(i) On a donné le nom d’eau vulnéraire spirilueuse h cette préparation pour la distinguer de l’eau distillée sur les plantes que nous allons indiquer, et que l’on appelle eau vulnéraire a Veau. Cette préparation n’est autre chose qu’une eau distillée aromatique, chargée d’huile essentielle, qui lui donne une apparence trouble. On préparait aussi une liqueur analogue à l’eau spiritueuse, en se servant de vin, faisant macérer et distillant. Ce produit se rapprochait de l’alcoolat vulnéraire , à cause de l’alcool provenant du vin. On appelait cette dernière préparation eau vulnéraire au vin.
ALCOOLATS. 269
Feuilles et sommités sèches
df absinthe ( Artemisia absinthium ) de fenouil (^Anethum fœniculum) .
de menthe ( Mentha vulgaris ).. . , d’hyssope ( Hyssopus offîcinalis ) . .
de thym ( Thymus vulgaris )
de camomille romaine [^Anthémis nob.) d^ origan ( Origanum vulgare ) . . . .
de marjolaine {Origanum majorand) de calament ( Me lissa calamentha ) de lavande ( Lavandula spica ) . , . .
Alcool ( 12,22° B«. ) * (48 Hv.) 24kilogr.
On coupe toutes ces plantes, on les met ensuite en contact
/ (4 onces) 1 28 gram.
avec 1 alcool pendant dix a douze heures, ou mieux pendant deux jours; au bout de ce temps, ou soumet à la distillation au bain-marie, pour obtenir (4o livres) 20 kilogr. d’alcoolat.
Le total des aromates est de i664; leur proportion à l’alcool distillé est à peu près de -7^.
L alcool vulnéraire est employé comme résolutif; on l’emploie à 1 extérieur apres des contusions légères sans plaies et sans inflammation marquée. On le donne intérieurement avec de l’eau, à la dose d’une ou deux cuillerées dans un verre d’eau (i) .
Alcoolat de Wahd, essence de TVard,
Esprit aromatique huileux de Syl vins. (8 onces) 25o grammes
Camphre ' (i once) 32
Dissolvez et filtrez.
Cet alcoolat est employé en frictions dans les cas de rhumatlsmes. C )
Alcoolat abomatique, eau générale. Cet alcoolat, qui est
t, ^ ^ article Ieintüres nous parlerons de Veau vulnéraire rouge. Selon opinion de M. le professeur Richerand , l’usage de l’eau vulne'raire est inutile s’il n’est pas nuisible. ( Acaddniie royale de Medecine, séance du naardj 5 septembre. )
a6o ALCOOLATS.
le résultat de la distillation de l’alcool sur un grand nombre de plantes , était autrefois regardé comme un médicament d’autant plus précieux, qu’il participait des propriétés des végétaux qui servaient à sa préparation. Ses vertus sont aujourd’hui tombées en discrédit -, mais le pharmacien doit cependant connaître des préparations qui quelquefois et par hasard lui sont encore demafidéès ; cette seule raison nous a porté à donner cette formule, qui est un exemple de poly-pharmacie.
Semences de coriandre.
de carvi
de sésèli
de cumin
d’anis
de fenouil
d’anetb
Feuilles de marjolaine
. mélisse
basilic
origan
pouliot
pouliot de montagne
romarin
serpolet
thym
hyssope
sauge ) àà (i once) Sa gram.
sariette
marum
sçordium
marrube
menthe de jardin. .
absinthe major. . . .
minor . . .
tanaisie
m^triçaire
dictame de Crète.. /
> àà(i once|)
ALCOOLATS.
Feuilles d’abrotanum
cerfeuil
cochléaria
beccabunga
cresson d’eau
Racines de galanga minor.. . .
zédoaire
meum
spicanard
angélique
carline
contra-yerva
vipérine
inipératoire
aunée
iris de Florence. .
calamus aromaticus
gingembre
benoîte
raifort sauvage....
fenouil
Fleurs de romarin
lavande. .
stecas arabique. . . .
sureau
oranges
giroflée jaune ....
camomille romaine.
safran
Baies de laurier
genièvre
Poivre long
rond
Poivre à queue '
Macis
Muscades
àà (i once) 32 gram.
àà (3 gros) 12 gram.
àà (1 once j) 48
à à (3 gros) L2
alcoolats.
aôî
Gérofles
Cardamome ^ àà (3 gros) I2gram.
Écorces de citrons ....
d’oranges
Bols d’aloès )
de cèdre /
sassafras àà onces) 64
santal cltrln \
rliodes ^
Cascarllle (4 onces) 128
Gomme caragne
tacamaliaca. • • .
Myrrhe ^ (4 gros) 1
• Benjoin
Styrax calamite
Castoréum gros) 8
Opium....; (i once) 32
Esprlt-de-vln rectifié . . . (i51iv.) 7,5oo
On se procure dans la saison conTenable la plupart des plantes qui entrent dans cet alcoolat. On les réunit, et loisque l’on veut faire l’alcoolat , on coupe les substances susceptibles de l’être, les racines, l’opium, le castoréum -, on concasse les écorces , on divise les bois, on incise les feuilles ; on met ensuite en contact avec l’alcool (i); on laisse macérer pendant un mois 5 on distille ensuite au bain-marie.
Pour que l’alcoolat soit convenablement préparé, il faut avoir soin demeure les substances en contact avec l’alcool dans l’ordre suivant :
1°. Les substances dures, les bols, les racines, les écorces;
2°. Les semences , les feuilles , l’oplura et le castoréum ;
3®. Les gommes résines.
Cet alcoolat a été conseillé dans un grand nombre de cas; on.
(i) Oaelques auteurs conseillent de mettre les substances en contact arec ralcool à mesure qu’on se les procure. CeUe manière de fa.re est v.creu^^ l’alcool qui aurait agi sur quelques substances, n aurait p us a me sur les bois que l’on ajonlèrait en dernier lieu.
ALCOOLOMÈTRE. 263
l’administrait comme tonique vulnéraire. Comme nous l’avons dit, il y a déjà long-temps qu’il n’est plus mis en usage que par quelques anciens praticiens. (A.. C.)
alcoolats PHÉP Allés AVEC DES VÉGÉTAUX DONT l’oDEUR EST FUGACE.
Ces alcoolats sont peu nombreux ; ceux qui sont usités sont ceux de jasmin et de tubéreuse, encore sont-ils préparés la plupart du temps par les parfumeurs. C’est au pharmacien a revendiquer le droit de faire ces préparations, qu’il est à même de mieux faire que tout autre , puisqu’il a les connaissances nécessaires pour le choix des substances et pour l’application des procédés de préparation.
Alcoolat de jasmin, esprit de jasmin. Prenez des lleurs de jasmin fraîches et bien odorantes , étendez-les sur un morceau de drap de laine blanche, imbibé d’huile d’olive bien pure et bien récente ; lorsque le tissu est recouvert de Heurs , posez sur ce Ht un nouveau morceau de drap préparé comme le premier, recouvrez-le de fleurs de jasmin, puis de*drap,et successivement jusqu’à ce que vous ayeznne masse de ces lits qui doivent commencer par une pièce de drap et se terminer de même ; enfermez-les dans une boîte de fer-blauc , en ayant soin que les fleurs soient comprimées assez fortement par le couvercle qui doit presser sur la masse. Au bout de 24 ou mieux de 36 heures, remplacez les fleurs par d’autres, nouvelles et bien odorantes; continuez ce travail jusqu’à ce que l’huile qui sert à imbiber le drap soit bien chargée de l’odeur qu’elle prend à la fleur ; traitez alors les morceaux de drap par l’alcool; exprimez-les, dis" tillez au hain-marie : l’alcool chargé d’arome passe à la distillation , et l’huile reste dans le hain-marie.
On prépare de la même manière l’alcoolat de tubéreuse et celui des autres plantes odorantes, qui , par leur distillation avec l’eau , ne donnent pas d’eau distillée aromatique. (A. C.)
ALCOOLOMÉTRE, alco ho Lo mètre. Instrument de Physique propre à faire apprécier la quantité d’esprit-de vin que contient un liquide.
Les auteurs qui se sont occupés de ces inslrumens sont : RU
2^4 ALCOMOQUE.
chter, MM. Fournier et Gaj-Lussac. Ce dernier a donné un instrument très exact, qui est le seul employé pour la régie des contributions indirectes (i).
Alcoomètbe centésimal. Nom donné au pèse-alcool de M. Gay-Lussac. (] j
ALCOOLIMÉTRE. Nom donné à un aréomètre à l’alcool, inventé par M. Alègre. Cet instrument, qui donne le degré oonstaut des eaux-de-vie et de l’esprit-de-vin, à toutes les températures, a été décrit dans l’Art du distillateur des eaux-de-vie et esprits,
par M. Lenormand, tome II, pag. 454. (A. C.)
ALCORNOQUE. On appelle ainsi une écorce venant d’Amérique méridionale, d’où elle a étéappoi’tée pour la première fois en Espagne, en ï8o4, par don Joachino Jove, et en France, en 1812 , par M. le docteur Poudenx. On n’est pas encore d’accord sur l’arbre d’où l’on retire cette écorce. M. Poudenx dit qu’il ressemble aux guttiers , dans la famille des guttlfères. M. Virey , au contraire, prétend que l’alcornoque n’est que l’écorce du chêne liège ÇQuei-càs Sube?'. L.), récoltée avant la formation du liège. Cette dernière opinion nous pai'aît la plus probable, et nous avons vu en Italie , dans les états pontificaux , récolter l’écorce du Quercus Suhevj dont les Anglais font un assez grand commerce, sous le nom d’alcornoque. Il paraît qu’ils l’emploient au tannage des cuirs.
L’alcornoque est en plaques roulées assez minces, qui se composent de deux couches-, l’une extérieure rougeâtre, grenue, subéreuse , d’environ deux à trois lignes d’épaisseur-, sa saveur est très astringente et un peu amère 5 l’autre intérieure , jaunâtre et fibreuse.
Au moment de l’apparition de cette écorce en Europe , elle fut préconisée comme un remède spécifique contre la phthisie ; mais malheureusement l’expérience n’a pas confirmé cette annonce pompeuse, et aujourd’hui, on en a totalement abandonné l’usage.
(i) Voir pour étudier ces instrumeus, les ouvrages de Physique et le Dio tionnaire tecifnologique, ouvrage dont le pliarraacicn iic peut sc passer.