‹ Dictionnaire des drogues simples et composées, ou dictionnaire d'histoire naturelle médicale, de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 39 sur 130 · AREC · texte numérisé non relu

AREC

server de très belles en enlevant doucement, aussitôt que la cristallisation ne fait plus de progrès, le liquide où elle s’est formée, et en le remplaçant par de l’eau pure non aérée, laissant pendant quelques jours en contact, puis renouvelant une deusième fois l’eau, et l’abandonnant ensuite sans y toucher davantage. .

La théorie de cette réduction du plomb est la même que celle que nous avons rapportée en traitant àeV arbre de Diane j mais quelques chimistes attribuent ce phénomène à un effet galvanique dû au contact de deux métaux ayant une électricité différente. Ces deux métaux forment alors un élément de la pile, et donnent lieu à la décomposition de l’eau et à la réduction du métal. {^V. l’excellent article de M. Robiquet sur l’arbre de Diane et de Saturne, Dictionnaire technologique ^ tora. Il, pag. 56 et suiv. ) (A. C.)

ARBRE A PAIN. L’un des noms vulgaires du jaquier.

ARBOUSIER. Arbutus. Genre de plantes de la famille des Êriciuées et de la Décandrie monogynie, dont quelques espèces offrent de l’intérêt pour la Médecine. Ainsi la busserole (J^. ce mot^) est une espèce d’arbousier. Généralement on mange les fruits de la plupart des espèces de ce genre. Ce sont des sortes de baies charnues. Ceux de l’unedo ( Arbutus unedo. L. ) , arbrisseau qui croît communément dans les provinces méridionales de la France, et que l’on y connaît sous le nom ÿ arbre aux fraises J sont de la grosseur d’une cerise, rouges et un peu mamelonnés à leur surface externe. Leur saveur est aigrelette et assez agréable. (A. R.)

ARCAINE CORALLIN. Fi Oxide rouge de mercure.

ARCANSON. Matière résineuse de couleur citrine et comme vitreu.se qui est le résidu de la distillation de la térébenthine dont on a obtenu l’huile volatile. (A. R.)

ARCANUM dublicatum. Fbir Sulfate de potasse..

AREC. Areca. Ce genre de la famille des Palmiers présente plusieurs espèces originaires de l’Inde et de l’Amérique , qui offrent de l’intérêt. Ainsi, I’Arec cachou, Areca Calechu^\i. ^

ainsi nommé parce que Linné avait cru que ce beau palmier, quî croit naturellement dans l’Inde, fournissait le cachou. Ses fruits, un peu avant leur maturité , sont entourés d’un brou d’une teinte rouge, d une .saveur extrêmeraentastrlngenle, mais agréable. C’est avec cette partie du fruit de l’arec, des feuilles du Piper betel, de la chaux , et quelques aromates ,'que les Indiens préparent le heielj substance qui est devenue pour eux de la première nécessité et qu’ils mâchent continuellement. ( V . Bétel. ) M. Morin, pharmacien distingué, à Rouen, a publié une analyse de ces fruits, tels qu’on les apporte quelquefois en Europe. Ils contiennent : de l’acide gallique, une grande quantité de tannin, de l’acétate d’ammoniaque, un principe particulier analogue à celui des légumineuses , une matière rouge insoluble, une matière grasse composée d’élaïne et de stéarine, de l’huile volatile, de la gomme, Je l’oxalate de chaux, du ligneux, des sels minéraux, de l’oxidede fer et de la silice. {Jourii.de P harin.' 1822. )

L’aeec chou-palmiste. Areca oleracea. L. C’est le plus beau et le jdus grand des palmiers qui ornent les forêts de l’Amérique méridionale. Les naturels mangent l’énorme bourgeon qui se développe chaque année au sommet de la tige. Ce bourgeon, que l’on mange cru ou cuit, a, dit-on, une saveur fort agréable que beaucoup de vo yageurs comparent à celle de l’artichaut. Il est fort nourrissant. (A. R.)

ARGENT, , Lwne (i). L’argent est un corps simple,

métallique, que l’on rencontre dans la nature, et qui est connu de toute antiquité. Son inaltérabilité par le contaet de l’oxigène de l’eau et de l’air, la facilité avec laquelle on lè travaille, en a faU un métal précieux employé à beaucoup d’objets d’arts et de nécessité. Il a été, à cause de sa rareté, mis en usage comme l’un des signes représentatifs de l’industrie; mais ce signe a beaucoup perdu de sa valeur primitive depuis la découverte du

(i) Le nom de Diapc et de Lune est employé dans les anciens ouvrages pour desiguci l’a rgeiit.

Nouveau-Monde, dans lequel existent d’abondantes mines de ce métal.

Les mines d’argent se reiîcontrent , en France, dans les départemens de l’Isère et du Haut-Rhin; elles contiennent de l’argent natif, du sulfure de cuivre et d’argent et d’autres espèces de minerais.

Les mines d’Allemagne, qui sont les plus importantes, sont celles de Freyberg (Saxe), de Scbiiéebei’g (Misnie) , et du Hartz (Hanovx’e).

Celle de Konsberg, en Norwége, est remarquable par l’abondance des filons, qui ont quelquefois jusqu’à i mètre d’épaisseur. Ces filons contiennent de l’argent natif, du sulfure d’argent, du plomb sulfuré argentifère, de l’argent rouge, etc.

Les nombreuses mines d’argent qui se trouvent en Espagne sont presque abandonnées ; celle de Guadalcanal (Andalousie), formée d’argent rouge, est presque la seule que l’on exploite maintenant.

Le Pérou, le Mexique, contiennent des mines très productives ; l’Amérique seule fournit tous les ans pour environ i'j5, 000,000 d’argent, douze fois plus que tous lescontinens n’eu fournissent ensemble. (Humboldt. )

L’argent existe dans la nature :

1°. A VélÿXnatifj non à l’état de pureté, mais contenant quelques substances métalliques (de l’arsenic, du cuivre, de l’or); . 2°. A VéiiX d’alliage ( uni à l’antimoine, à l’arsenic, au mercure) ;

3“. Uni au soufre (formant des sulfures d’argent et des sulfures de plomb et d’argent);

4°. Uni au chlore (formant le chlorure d’argent) ;

5°. Combiné à l’acide carbonique , et formant un sel (le carbonate d’argent) ;

6°. Combiné à l’iode j à du plomb j à du fer j dans un ruinél’al apporté de Mexico, par M. Tabary (i).

(i) C’est n M. Vauquelin que l’on doit la decouverte de l’iodiirc d’argent qui contient i8, 5 d’iode, sur loo du minerai.

Les mines d’argent étant le résultat de combinaisons diverses, les modes et les procédés d’exploitation doivent varier suivant la nature du minerai que l’on a à traiter.

Le traitement appliqué aux mines de plomb sulfuré mêlé de sulfure d’argent, consiste : i°. dans la division du minerai; 2°. dans le grillage, qui donne déjà une certaine quantité de plomb argentifère, le plomb d'œuvre; 3°, dans la calcination du résidu avec des corps combustibles et des fondans -, des scories de fonte, du cbarbon de bois, de la bouille carbonisée, etc. Ces opérations réunies fournissent du plomb mêlé d’argent; on retire ce dernier métal par la coupellation , qui convertit le ]domb en oxide ou lithargej tandis que l’argent reste à l’état de métal.

Ce métal, pour être débarrassé de quelques métaux qui nuisent à sa pureté, a besoin de subir une seconde fois la coupellation, et malgré ces deux opérations, il n’est pas encore à l’état de pureté parfaite. \

Le traitement que l’on applique aux autres mines d’argent n’est pas le même; il varie selon que le minerai contient l’argent natif ou l’argent minéralisé. Ces traitemens se font par imbihitionow par amalgamation.

Dans le premier cas, le travail, extrêmement simple, consiste : 1°. à séparer le plus possible la gangue du métal; 2°. à fondre ce dernier avec du plomb , parties égales ; 3°. à recueillir l’alliage que l’on obtient par la fusion, et à le soumettre à la coupellation (i).

Dans le second cas, on réduit le minerai en poudre, on le stratifie avec du sel coottozé/z ( le muriate de soude ), dans la proportion de lo de sel pulvérisé et de loo de minerai. On brasse bien, pour que le mélange soit homogène; on soumet au grillage dans un fourneau à réverbère; on a soin, dans le premier moment, de chauffer doucement, pour que la fusion n’ait

(i) Nous eussions desire pouvoir donner de plus grands details surcesopc'< rations ; mais le cadre de ce Dictionnaire ne le permettant pas , le lecteur pourra consulter les traites de Métallurgie et le Dictionnaire lecimologique.

argent. 333

pas lieu (i); on hrasse pour mettre toutes les parties en contact avec l’air, et pour qu’elles ne. s’agglomèrent pas. On augmente successivement la chaleur; le sel décrépite, le soufre Lrùle, et, par l’élévation de température, le tout devient incandescent. La combustion continue d’elle-méme , quoique l’on ait cessé de faire du feu, et lorsque cette combustion, abandonnée à elle-même, a cessé, on allume de nouveau le feu dans le foyer, et l’on donne une forte chaude. A cette époque, il y a un très grand dégagement de chlore. L’ouvrier qui s’occupe du grillage tire une parcelle de la masse et l’examine. S’il s’aperçoit que le dégagement du chlore est très considérable, il tire la masse dans un lieu destiné au refroidissement. Ce produit a alors acquis une couleur noire, mais en se refroidissant les métaux qu’il contient absorbent l’oxigène, et le tout prend une couleur rouge tout en laissant dégager le chlore. On tamise ce produit refroidi, on sépare les morceaux, qui sont en masses, on les calcine de nouveau , en les mêlant avec 2 pour loo de muriate de soude, après toutefois les avoir pulvérisés, et l’on agit comme nous l’avons déjà dit.

La poudre qui sort du tamis est introduite dans les tonneaux , qui doivent être mus par l’eau ou par une machine à vapeur. C’est dans ces tonneaux que se fait V amalgamation.

On introduit dans chaque tonneau, par une ouverture qui s’ouvre et se ferme à volonté, 3oo livres d’eau, looo livres de rainerai tamisé, et 60 livres de fer forgé et en plaques. On fermé les tonneaux , et on les met en mouvement pendant une heure, temps pendant lequel les sels en contact avec l’eau agitée par le mouvement, se dissolvent en partie. Au bout de cet espace de temps, on arrête la machine, et l’on introduit dan.s chacun des tonneaux 5oo livres de mercure; on ferme et l’on fait mouvoir de nouveau (2). De quatre en quatre heures, on

(1) Le fourneau e.st divise en 3 parties, la fe par laquelle on introduit le minerai mêlé de sel ; la 2® qui sert h la calcination ; la 3® qui sert h faire le feu. ( y oy. le Dict. teclinolog. t. II, p. i32. )

(2) Les tonneaux doivent faire i5 ou 20 tours par minute.

examine l’élat de la matière, et ordinairement au bout de seize heures, l’opération est terminée. On fait cependant un essai sur une petite quantité d’amalgame (en le calcinant dans un creuset), qui indique, par l’argent qui reste , quel doit être le résultat général. Si l’opération est achevée, on remplit les tonneaux avec de l’eau, et pour faciliter la réunion de l’amalgame, on fait tourner les tonneaux pendant une heure; au bout de ce temps on fait sortir l’amalgame ainsi lavé par un robinet que l’on adapte au bouchon qui ferme l’ouverture du tonneau; par ce moyen, l’amalgame coule dans un entonnoir de bois placé sur une rigole latérale qui va aboutir dans un bassin destiné à recevoir l’amalgame contenu dans tous les tonneaux.

On sépare le mercure en excès contenu dans l’amalgame. Pour cela on le met dans un sac de coutil qui laisse passer le mercure qui est en excès. Lorsque l’amalgame est bien égoutté on le presse à la main, et l’on réserve la partie solide pour la soumettre à la distillation, afin de séparer le mercure de l’argent.

Les appareils pour la distillation de l’amalgame varient dans les lieux d’extraction; les moyens les plus simples doivent toujours être employés.

L’argent séparé de l’amalgame n’est pas à l’état de pureté, on l’affine par la coupellation.

L’argent obtenu ainsi que nous venons de le dire, n est pas encore assez pur pour qu’on puisse s’en servir pour iaire quelques préparations pharmaceutiques (le nitrate d’argent cristallin, la pierre infernale, etc.); pour l’avoir convenable à ces préparations, on se procure l’argent que l’on trouve chez les affineurs d’argent (i) , ou de préférence celui que l’on prépare par la décomposition du chlorure d’argent, à l’aide des alcalis et de

la chaleur, ou par le procédé indiqué par M. Gay-Lussac.

Extraction de l’argent du chlorure.

On prend le chlorure d’argent sec, et à l’état pulvérulent,

(i) L’argent des affincürs contient toujours du cuivre en quantité' no table. (Résultats bases sur des essais inédits.)

on le mêle avec de la .soude ou de la potasse caustique, ou même avec des sous-carbonates de potasse ou de soude; on place ce mélange dans un creuset et au milieu d’une seconde couche de carbonate de potasse , destinée à empêcher le chlorure d’argent de se perdre en traversant les pores du creuset. (MargralT. ) On place le creuset, fermé par un couvercle luté avec de la terre à four ( à l’exception d’une petite partie destinée à fournir une issue aux gaz qui se dégagent), au milieu d’un fourneau, sur un morceau de terre de forme ronde, que l’on appelle //omage; on l’entoure de quelques charbons allumés, on ajoute de nouveau du charbon, et l’on élève la température jusqu’à ce que le creuset soit d’un rouge cerise; on laisse refroidir. On casse le creuset, et l’on trouve à la partie inférieure le métal réduit. On jette dans l’eau les fragmens du creuset, et l’on s’assure s’ils ne contiennent pas de petits grains d’argent qui n’auraient pu se réunir à la masse qui s’est moulée sur les parois inférieures du creuset, et qui forme un globule nommé culot.

Le procédé indiqué par M. Gaj-Lussac pour obtenir de l’argent pur, est le suivant :

On prépare avec de l’argent contenant du cuivre, une dissolution de nitrate d argent; on met dans cette solution une lame de cuivre : 1 argent se précipité sur le cuivre, sous forme de petits cristaux qui prennent la forme spongieuse. On recueille le métal précipité sur un filtre, on le lave avec une solution de nitrate d argent, qui est sans action sur l’argent , mais qui enleva les dernières portions de cuivre qui peuvent s’ j trouver mélangées; on lave ensuite le métal avec de l’eau distillée bouillante, ou on 1 obtient a l’état pulvérulent.

On peut aussi obtenir de l’argent pur en mettant le chlorure d’argent dans une marmite de zinc ou de fonte bien décapée, en recouvrant ce chlorure d’une couche d’eau de la hauteur d’un pouce. La décomposition du chlorure s’opère d’elle- même au bout de quelque temps (on peut l’accélérer en élevant la température); le métal étant revivifié, on le lave avec un peu d’eau aiguisée d’acide hydroclilorique, puis avec de l’eau bouillante;

ensuite on le fait sécher , et, par la fusion, ouïe réduit en culot.

li’argent a une belle couleur blanche; son éclat ne le cède qu’à celui de l’acier poli; il est Insipide, inodore; il est plus mou que le cuivre, moins que l’or. Sa pesanteur spécifique, lorsqu’il a été fondu, est de 10,4^4 (Brisson et Hatchett) , et de io,5io lorsqu’il a été fortement écroui (Brisson). Ce métal est extrêmement malléable ; il ne le cède sur ce point qu’à .l’or. Il est tellement ductile, qu’on peut le tirer en fils plus fins que des cheveux. Il est tenace, et sa ténacité est telle, qu’un fil d’argent de 2 millimètres de diamètre peut supporter , sans se rompre, un poids de 85,062 kilogrammes. 11 est fusible à 538® centigrades; chauffé à un plus haut degré, et tenu en fusion, il se volatilise en partie. Chauffé au chalumeau à gaz oxigène , le même phénomène a lieu avec dégagement Vie vapeurs visibles. ( Vauquelin.)

On peut obtenir l’argent cristallisé en opérant de la manière suivante : on fait fondre l’argent dans un creuset; lorsque la masse se refroidit et se figea la surface, on décante la partie liquide, on obtient une masse creuse qui offre des cristaux que Tillet et Mongez ont reconnus pour des pyramides quadrangulalres. Quelquefois ces cristaux sont Isolés. ,

Exposé à l’air, l’argent ne s’oxide pas; cependant il perd, au bout d’un certain temps, son éclat et se ternit; ce changement de couleur est dû à l’action du soufre sur l’argent. ChaulTé long- temps à l’aide de la chaleur et au contact de l’air, on obtient un oxide d’argent. (Junker , Maquer, Darcet. )

L’argent est quelquefois allié à du cuivre et à d’autres métaux; le meilleur moyen de s’assurer des quantités d’argent qui existent dans un alliage, consiste à prendre une quantité donnée de cet alliage, à le dissoudre dans l’acide nitrique, puis à précipiter l’argent par le muriatede soude, à recueillir le précipité, à le bien laver, à le faire sécher, à déterminer ensuite par le calcul quelle est la quantité d’argent contenue dans le chlorure d’argent obtenu. Cette opération est très facile à faire lorsque l’on sait que 100 parties de chlorure d’argent contiennent 24,75 de chlore et 75,25 d’argent.

L’argent en feuilles est de l’argeut battu et réduit en lames très minces, que l’on place entre les feuilles d’un livret de papier très fin. Il est quelquefois mêle de cuivre; on s’aperçoit de la présence de ce métal en mettant les feuillets d’argent en contact avec l’alcali volatil, qui dissout le cuivre en prenant unecouleur bleuâtre.

L’argent sert à faire plusieurs préparations usitées dans l’art médical , à l’intérieur et à l’extérieur. A l’état de feuilles , c’està-dire très divisé , Il sert à recouvrir les pilules, et à leur donner l’apparence de l’argent : on appelle les pilules recouvertes de , pilules argentées. (A. C. )

ARGENT DE COUPELLE, argent vierge. On nomme ainsi l’argent pur préparé par l’opération nommée coupellation. Cét argent doit être exempt de tout alliage; celui que l’on trouve dans le commerce contient assez souvent du cuivre, et depuis quelque temps des traces de platine.

Quelquefois l’argent de coupelle des affineurs contient de petites quantités d’or. On s’en aperçoit en traitant ce métal par l’acide nitrique, qui dissout l’argent sans toucher à l’or. (A. C.)

ARGENT FULMINANT. L’argent fulminant est une préparation dont la découverte est due à Berthollet. La même dénomination a été donnée depuis à une autre préparation qu’Howard a fait connaître.

Ces deux produits, parles accidens qu’ils peuvent causer (i) , doivent être préparés avec les plus grandes précautions, et leur conservation doit inspirer la plus grande crainte.

Préparation de V argent fulminant par la méthode de Berthollet.

On prend une dissolution nitrique d’argent , on la fait évaporer jusqu à siccité, pour chasser l’excès d’acide. Lorsque le nitrate en est privé, on le dissout dans l’eau distillée, op précipite la dissolution par de l’eau de chaux, qui s’empare de l’acide

(0 Déjà de nombreux accidens, résultats de la décomposition instantanée de ces produits, ont causé la mort ou la mutilation de plusieins personnes. Les journaux ont fak connaître ces accidens.

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