ARROW-ROOT
qui émane d’un corps n’est pas due à la volatilisation d’une partie de ce corps , mais bien à une combinaison réelle d’un produit souvent inodore avec un produit très volatil qui lui sert de véhicule. Ainsi, il établit que le musc, l’ambre, le tabac et beaucoup d’autres substances , ne manifestent d’odeur qu’à l’aide de l’ammoniaque. L’expérience lui a prouvé: 1°. que le musc desséché n’a plus d’odeur, et que l’eau qu’il perd pendant sa dessication est de l’eau chargée d’ammoniaque -, 2°. que ce musc inodore, s’il absorbe de l’ammoniaque provenant d’une décomposition spontanée, acquiert de nouveau de l’odeur (i).
M. Robiquet a observé de plus que l’alcali volatil n’était pas le seul véhicule odorant propre à manifester les odeurs il pense que dans l’huile des crucifères, le soufre combiné d’une manière particulière pourrait bien être le véhicule qui fait ressortir l’odeur de ces huiles.
Le mot arôme est aujourd’hui peu employé : pour qu’il soit mis de nouveau en usage avec raison , il faudrait que la théorie susceptible de donner de l’existence à ce corps j fût appuyée par l’expérience. (A. C.)
ARRETE-BOEUF. Nom vulgaire de la Bugrane. (Fi ce mot.)
ARROCHE. Atriplex hortensis. L. — Rich. Bot. méd., t. I, p. i70.(Chénopodées. D. C.Pentandr. Digyn. L.) Cette plante annuelle, qui est excessivement commune dans les jardins et les lieux cultivés, s’élève à 2 ou 3 pieds. Ses feuilles sont alternes pétiolées, ovales, allongées, aiguës. Ses fleurs petites et vertes forment des espèces de grappes foliacées, à l’extrémité des ramifications de la tige.
Les feuilles de l’arroche, que l’on désigne aussi sous les noms de honne-dame.j prudes- femmes^ follettes j se mangent comme les épinards. On peut en former des cataplasmes émolliens après les avoir fait bouillir. On a dit que ses fruits sont âcres
(i) Les parfumeurs mènent quelquefois le musc trop sec dans des lieux humides contenant des miasmes putrides ( ex. les latrines ).
346 ARSENIA.TES.
et purgatifs à la dose d’un demi-gros ; mais ils sont inusités aujourd’hui. ^
ARROW-ROOT. On appelle ainsi une espèce de fécule que 1 on retire de la racine des Maranta indica et JHaranta arun— dinaceaj plantes de la famille des Amomées et de la Monandrie Monogynie. Ces deux espèces croissent naturellement dans 1 Inde; mais on les cultive abondamment dans les diverses parties de l’Amérique méridionale et des Antilles, et particulièleinent de la Jamaïque, d’où nous vient l’arow-root du commerce.
Cette fécule, que l’on extrait de la même manière qufe celle de pommes de terre, est extrêmement line et douce au toucher, cependant elle est moins blanche que celle de la pomme de terre; elle est également insipide et jouit des mêmes propriétés. On 1 emploie surtout comme analeptique chez les couvalescens ; mais elle ne possède aucune propriété qui lui soit particulière.
ARSENIATES. Les arseniates sont des sels qui résultent de l’union de l’acide arsenique avec les bases salifiables.
Ces sels sont vénéneux. Ceux de potasse et de soude étauf les seuls que l’on prépare pour les arts et pour l’usage médical, nous indiquerons ici les caractères auxquels on peut les reconnaître.
Ces sels sont solides, blancs, inodores, neutres ou acides. Mis en contact avec des charbons ardens, ils répandent des vapeurs blanches d’une odeur alliacée. Cet effet a lieu par la décomposition de l’acide qui passe à l’état d’acide arsenieux ei» perdant une partie d’oxigène qui se volatilise en même temps qu’une portion de deutoxide d’arsenic. Chauffé avec du charbon dans une cornue , ces sels se décomposent , de l’arsenic métallique vient se condenser sur les parois de la cornue.
Les arseniates en solution dans l’eau, essayés avec quelques réactifs , présentent les caractères suivans :
i“. Mis en contact avec le nitrate d’argent, les solutions d’arseniates déterminent un précipité de couleur rouge brique ( ce précipité est de l’arseniate d’argent ) ;
ARSENIATES. 347
2°. Traités par l’acide hydro-chlorique , il n’y a pas de précipité;
3°. Versés dans une solution de sulfate ou de nitrate de cuivre, il en résulte un précipité blanc bleuâtre (de l’arseniate de cuivre ) qui, recueilli sur un filtre, séché et mis sur des charbons ardens, se décompose en donnant une odeur alliacée ;
4°- Mis en contact avec l’hydro-cblorate neutre de cobalt , il y a formation d’un précipité rose ( l’arseniate de cobalt ) ;
5°. Traités par l’acide hydro-sulfurique et par les hydrosulfates (avec l’addition d’un peu d’acide) , il y a décomposition , précipitation de l’arsenic sulfuré qui est alors d’une belle couleur jaune. (A. C.)
ARSENIATE NEUTRE DE SOUDE. Combinaison de l’acide arsenique avec l’oxide de sodium. Ce sel se prépare de la manière suivante : on fait une solution d’acide arsenique ; on sature cet acide par du sous-carbonate de soude en excès; on fait bouillir; on filtre et on fait évaporer la liqueur. On sépare les cristaux qui se forment ; et l’on fait ensuite évaporer les eaux- mères.
L’arseniate neutre de soude cristallise en prismes héxaèdres réguliers. Il est soluble dans l’eau froide, mais soluble en plus grande quantité dans l’eau chaude.
Le même sel avec excès d’acide ne cristallise pas , il est déliquescent.
Les réactifs à employer sont des mêmes que ceux que nous; avons indiqués à l’article Abseniatcs. (A. C.)
ARSENIATE ACIDE DE POTASSE, sur-arseniate de po~ tasse. Combinaison de l’acide arsenic en excès avec la potasse.. On obtient ce sel en mêlant ensemble 10 parties de nitrate de potasse et 10 parties d’acide arsenleux pulvérisé; introduisant ce mélange dans un creuset et chauIFant jusqu’au rouge, laissant refroidir; dissolvant le résidu dans de l’eau distillée, filtrant et faisant évaporer et cristalliser; séparant les cristaux et faisant évaporer les eaùx-mères pour obler.ir une nouvelle cristallisatipn.
L’arseniate acide de potasse cristallise en prisme à quatre pans terminés par des pyramides à quatre faces. Chauffé dans un creuset de platine, il éprouve la fusion j son excès d’acide se décompose , l’oxigene et l’oxide d’arsenic se volatilisent, etl’arseniate acide passe à l’état d’arseniate neutre.
L arseniate acide est soluble dans l’eau froide, plus soluble dans l’eau chaude.
L arseniate de potasse , d’après le collège de Dublin, se prépare de la même manière que nous venons de le dire.
Les réactifs à employer pour reconnaître l’arseniate de potasse, sont indiqués à l’article AnsÉNiATES.
ARSENIC, régule d’arsenic J cobalt j mort aux mouches. L’arsenic est un corps combustible métallique acidifiable qui existe dans le règne minéral. Sa découverte est attribuée à Brandt , qui , le premier , en 1783, considéra l’arsenic comme un métal particulier', ce métal fut ensuite étudié par Macquer , en 1748; par Monnet, en 17785 par Scheèle et Bergman, en et
1777. Depuis cette époque, la plupart des chimistes s’en sont occupés de manière à ce que son histoire soit presque complète.
L’arsenic se trouve dans le règne minéral,
1°. A l’état natif ( en masses plus ou moins considérables) ;
2°. Combiné à l’oxigène (à l’état d’oxide);
3°. Combiné au soufre (à l’état de sulfure), et d’une couleur jaune ou rouge, et portant, selon cette coloration, les noms ùiorpin j à’ orpiment j de réalgarj etc. ;
4°. Combiné à divers métaux (au cobalt , au cuivre , au nickel ) ;
5°. A l’état salin J combiné aux bases sallfiables (les arseniates).
L’arsenic métallique s’obtient lors de la calcination des minerais qui le contiennent (les mines de cobalt arsenical). L’arsenic , séparé de ces mines , se condense à la partie Inférieure des cheminées où on opère le grillage ; on le détache alors de ces cheminées. On trouve quelquefois dans le commerce l’ar-
senic natiF très pur. Des essais que j’ai tentés sur des minerais de ce métal , qui m’avaient été remis par M. Jacquemin , ne contenaient pas un centième de matière étrangère; d’autres échantillons qui avalent pour gangue le carbonate de chaux, lorsqu’ils furent séparés de cette gangue, ne contenaient que deux et demi pour 100 de substances étrangères.
L’arsenic à l’état de pureté, et tel qu’il doit être employé pour faire des expériences délicates , s’obtient par la calcination de l’arsenic du commerce. Pour cet effet, on introduit dans une cornue de grès ou dans uii cornue de verre lutée (d’une capacité convenable) de 1 arsenic du commerce réduit en poudre j on place cette cornue, dont le col doit être très allongé, au milieu d’un fourneau, de manière à ce que le col soit hors du fourneau; on entoure le col de la cornue, qui se trouve en dehors , d’un chiffon mouillé, et on ferme son extrémité avec un bouchon de papier ou avec un bouchon légèrement échancré sur l’un des côtés. On place quelques charbons allumés au-
tour de la cornue, pour l’échauffer ; on augmente successivement la température, que l’on continue jusqu’à ce que la cornue soit chauffée au rouge. L’arsenic ainsi chauffé se sublime et va se condenser dans le col de la cornue; lorsque la sublimation est terminée, on laisse refroidir ce vase, et quand il est froid on casse le col et on retire l’arsenic qui tapisse ses parois. On le conserve dans des flacons bouchés en verre ou dans de l’eau privée d’air.
^ On prépare quelquefois l’arsenic métallique en réduisant 1 oxide blanc de ce métal ; pour cela on fait une pâte avec l’oxide blanc et le savon; on calcine ce mélange dans un appareil semblable à celui qui a servi à purifier l’arsenic du^oni- «nerce, en agissant comme nous venons de l’indii^uer. L’arsenic obtenu par ce moyen est souvent imprégné des produits qui s’élèvent pendant la distillation. Ces produits lui communiquent des propriétés qu’il ne possède pas. Quoique ce moyen puisse procurer facilement de l’arsenic métallique, nous croyons que
c premier doit être employé de préférence, lorsqu’on veut . avoir l’arsenic exempt de matières étrangères.
35o ARSENIC.
L’arsenic jouit des propriétés suivantès : il est solide, fragile, d’une couleur gris d’acier; sa texture est grenue, quelquefois elle offre des lames ou des écailles : ces différences tiennent sans doute au degré de chaleur qui a servi aie volatiliser, et à ce que le refroidissement du métal s’est opéré plus ou moins vite. Sa cassure, lorsqu’elle est récente , offre le brillant métallique; mais bientôt ce brillant disparaît si l’on laisse le métal en contact avec l’air; ce changement de couleur est du à un commencement d’oxidation. L’arsenic frotté entre les mains , leur communique une odeur désagréable; mis dans la bouche, il n’a pas de saveur sensible d’abord, mais il deviendrait sapide si on le laissait quelques instans.
Le poids spécifique de l’arsenic est 8,3o8 (Bergman). Soumis à l’action de la chaleur, on a vu qu’à 180° il se .sublimait lentement sans se fondre, en répandant une odeur d’ail. Le métal qui se sublime prend en se condensant la forme de tétraèdre ; à une température plus élevée , il se sublime encore sans se fondre, mais cette sublimation se fait plus rapidement, et le métal qui se .volatilise ne prend pas une forme aussi régulière. Pour obtenir l’arsenic fondu, il faut le chauffer sous une pression plus considérable que celle de l’atmosphère; on peut alors le couler en masses ou lingots.
Exposé à l’air et à la température ordinaire de l’atmosphère , l’arsenic n’éprouve aucune altération , à moins que l’air ne soit humide ; exposé au contact de l’oxigène , on remarque le même phénomène ; à une température élevée , il absorbe rapidement l’oxigène sec ou humide; il passe à l’état de deutoxide, et se sublime. A cette température, son action sur l’air est analogue; elle est cependant moins vive, ce qui s’explique aisément.
L’arsenic , mis sur les charbons ardens, se sublime en donnant des vapeurs blanches qui ont une odeur semblable à celle du phosphore , ou mieux , à celle de l’ail. Une très petite quantité d’arsenic suffit pour donner d’une manière bien marquée , cette odeur à une masse considérable d’air.
L’arsenic est peu employé dans les arts; il entre cependant dans quelques alliages, et particulièrement dans celui qui est employé pour faire des miroirs de télescopes.
On I emploie avec avantage pour détruire les mouches. A cet effet, on réduit ce métal en poudre et on le mêle à de l’eau sucrée que l’on place sur des assiettes, dans les lieux où se trouvent les mouches. Ces insectes, trompés par le goût sucré de la liqueur, s’empoisonnent ; on en est très promptement débarrassé. ^
Quelques personnes ont cru trouver dans ce moyen de se débarrasser des mouches , de graves inconvéniens : on pensait que ces mouches qui étaient empoisonnées par ce moyen pouvaient, en tombant dans des alimens ou dans des boissons communiquer à ces substances une action, sinon vénéneuse dû moins altérante. Notre collègue, M. Payen, s’est occupé d’experiences sur ce sujet , et il a reconnu par ce moyen qu’un épagneul et une poule avaient pu manger chacun 3oo de ces mouches empoisonnées, sans éprouver aucun symptôme d’empoisonnement ni même une altération quelconque. lia cru pouvoir conclure de ces faits : « que Us mouches empoisonnées par ù arsenic ne peuvent causer aucun accident fâcheux , puisquHl n est pas possibU que Uon en prenne involontairement^ dans quelque aliment que ce soit^ une quantité aussi grande que celle employée, dans ces expériences (i). »
Le pharmacien étant appelé à reconnaître l’arsenic dans quelques substances , il doit avoir égard aux caractères suivaus •
iVL^ chaleur le réduit en vapeurs^ celles-ci ont une odeur a a, ; d es absorbent l’osigène de l’air et se convertissent en oxiüe blanc d arsenic qu’on peut recueillir.
^ 2°. L’acide nitrique le convertit en acide arsenique qui peut s unir a la potasse, former un arseniate de potasse qui précipite en bleu les solutions de cuivre, donnant naissance a un so\{\ arseniate de cuivre-), qui, recueilli sur un iiltre
(0 Journal de Chimie medicale, tome I, page igG.
352 ARSENITES.
séché et exposé à l’action de la chaleur , se décompose en donnant des vapeurs ayant l’odeur d’ail.
Le pharmacien appelé à reconnaître ce métal oxidé ou à l’état de sel, exiistant dans des mélanges, etc., ne doit juger affirmativement de la présence de l’arsenic que lorsque la réduction des oxides ou des acides, lui ont procuré ce métal.
Il doit alors l’examiner avec la plus sérieuse attention , afin d’avoir une conviction intime de ce qu’il affirme , en ayant égard aux conséquences qui peuvent résulter de cette affirmation (i). ( Voir Poisons. ) (A. G.)
ARSENIC JAUNE ET ROUGE. V. Sulfüke d’arsenic.
ARSENITES. On appelle arsenites les sels qui sont le résultat de la corahinaison de l’acide arsénieux avec les bases salifiables. Ces sels sont peu usités dans l’art médical; ils sont reconnaissables aux caractères suivans : i°. mêlés avec du cliarlion et soumis à l’action d’une forte chaleur dans une cornue , ils se décomposent en donnant naissance à de l’acide carbonique et à du gaz oxide de carbone qui se dégage. L’arsenic métallique mis à nu se volatilise, il vient se condenser sur les parois de la cornue ; l’on peut recueillir le métal pour l’examiner ; 2°. les arsenites traités par l’acide nitrique laissent déposer une certaine quantité d’une poudre blanche qui est de l’acide arsenieux , dont les caractères sont faciles à reconnaître; 3°. les arsenites solubles amenés à l'état liquide, étant mêlés à une solution d’hydro- sulfate de soude, de potasse ou d’ammoniaque, et en même temps à un acide, sont décomposés, il y a formation d’un précipité de couleur jaune qui est du sulfure d’arsenic, Vorpirij \ orpiment; 4°. les solutions d’arsenites versées dans une solution d’un sel de cuivre , donnent lieu à un précipité de couleur verte ( vert de Scheèle'). Ge précipité, recueilli sur un filtre, lavé et séché puis projeté sur des charbons ardens, se décompose en
(1) Des exemples oni prouvé que la présence de l’arsenic avait quelquefois été affirmée d’une manière bien légère. On peut sentir toutes les consérjucnccs d’une affirmation semblable.
ARSENITES. 353
partie en répandant des vapeurs dont l’odeur est semblable à celle de l’ail.
Les arsenites sont des poisons violens ; ils doivent être administrés avec prudence par le praticien, et le pbarmacien ne doit les délivrer que sur l’ordonnance d’un médecin connu , ef en suivant les formes légales.
Les secours à apporter contre les accidens qui pourraient être causés par l’introduction des arsenltes solubles dans l’économie animale, peuvent être combattus par de l’eau de cbaux extrêmement étendue, puis par des vomitifs, le sulfate de ziiic, et surtout par des moyens mécaniques. (A. C.)
.ARSENITE DE POTASSE, liqueur arsenicale de iFowler. ( Codex. ) L’arsenile de potasse est le résultat de la combinaison de l’acide arsenleux avec l’oxide de potassium. Ce sel , pour être employé à l’usage médical, se prépare de la manière suivante :
On prend 5 grammes ( i gros i8 grains ) d’acide arsénieux réduit en poudre très fine on met en conta(ît avec 5 grammes ( i gros i8 grains ) de sous-carbonate de potasse, préparé par la décomposition du tartre, au moyen du nitre et de la chaleur ; on introduit ces deux substances dans un matras ; ou verse dessus (une livre) 5oo grammes d’eau distillée; on agite pour mêler exactement; on fait bouillir le tout jusqu’à ce que l’acide arsenieux soit dissous. Quand la dissolution est achevée, et que la décomposition est par conséquent terminée ( l’acide arsenieux s’étant emparé de la potasse en dégageant l’acide carbonique de son carbonate) , on laisse refroidir la liqueur: lorsqu’elle est entièrement refroidie, on y ajoute, alcool de mélisse composé , i6 grammes (demionce); on tare un flacon a l’émeri; on Introduit la liqueur, à laquelle on ajoute de l’eau en quantité suffisante pour qu’elle pese exactement 5oo grammes (une livre) ; on ferme le flacon , et on le conserve dans un endroit fermé à clef.
Celte liqueur est un violent poison; on ne doit la délivrer qu avec précaution ; le praticien doit l’administrer lui-même, et ne pas laisser ce médicament à la portée du malade.