ARUM
thérapeutîque, heureusement fort rares; on la donne à la dose de 5 à lo gouttes dans du gruau léger. C’est au praticien à juger si les quantités doivent être ou diminuées ou augmentées.
ARTHANITA. L’un des noms vulgaires du Cyclamen. (F. ce
ARTICHAUT, Cynara Scolymus. L. — Rich. Bot. méd. , t. I, p. 369. (Carduacées. Juss, Syngénésie égale, L.) L’artichaut est une plante potagère que l’on cultive abondamment dans les Jardins. Ce sont les capitules de fleurs , avant leur épanouissement, qui sont la partie de cette planté que l’on mange. C’est un aliment aussi sain qu’agréable. Autrefois on faisait usage de la racine d’artichaut, qui est amère, et qui passait pour diurétique; mais de nos jours on ne l’emploie plus.
ARUM ou Pied de veau. Arum maculatum. Xi. — Rich.^ Bot. méd. , t. I , p. 4^. (Aroïdées. J uss. Gynandrie Polyandr. L.) L’arum ou le gouet Cf oit en abondance dans les lieux ombragés et umides , ou il fleurit dès les premiers jours du printemps. Sa racine est blanche, tubéreuse et charnue, ses feuilles’ pétiolées toutes radicales et en forme de flèche; ses fleurs, portées sur un spadice en forme de massue allongée, sont enveloppées
dans une longue spathe verte, roulée et en forme d’oreille d âne.
La racine d’Arura est presque entièrement composée de fécule amilacée, et d’un principe âcre et purgatif, qui lui donne une action très énergique; aussi doit-on la donner à des doses très faibles. Cette racine desséchée fait partie <le l’opiat mésentenque et de la poudre d’arum composée.
On peut, par des lavages fréquemment répétés, par la torréfaction et la fermentation, priver la racine d’Arum ma-
culatum de son sufc âcre ; elle devient alors extrêmement nourrissante.
yanalyse de la racine de l’Arum maculatum a fourni les résu ats suiyans : i°. de l’eau ; 2°. de la gomme ; 3». de l’albumine ;
4 • un principe âcre, soluble dans l’eau; 5". un acide végétal;
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6°. une matière sucrée non cristallisable j 7“. du ligneux ; 8°. de la fécule. (Ch. et L.)
Les auteurs de cette analyse inédite pensent que la fécule de l’arum, quoique accompagnée d’un grand nombre de substances, pourrait être isolée et entièrement privée du principe âcre qui l’accompagne; ils ont fait quelques essais qui leur ont démontré que l’on pourrait se servir comme aliment de cette fécule, et avec autant de sécurité qu’on le fait de la fécule des céréales et des pommes de terre. (Analyses des plantes susceptibles d’être employées aux usages alimentaires, premier cahier.)
ASARET. Asar'um europœum. Cababet, INard sauvage,
OREILLE d’homme , OREILLETTE. L. Ricll. Bot.inéd. , t. I , p. 120.
(Arislolocliiées. J. Dodécandrie monogynie. L.) Ou donne encore à cette petite plante les noms vulgaires de caharetj d’oreille dAiommej de nard sauvage j etc. Elle croît dans les lieux ondiragés. Sa racine est une petite souche horizontale , d’où naissent une grande quantité de petites fibres cylindriques. Les feuilles sont géminées, portées sur de longs pétioles ; elles sont réniformes , entières , d’un vert luisant. Les fleurs sont solitaires, rougeâtres, naissant entre les deux feuilles.
On se sert de la racine et des feudlés de l’asaret. La première nous est généralement apportée du midi de la. France, le plus souvent mélangée d’autres racines étrangères , et surtout de valériane, qui lui communique son odeur forte ef désagréable. Sa saveur est âcre et poivrée ; son odeur approche également de celle du poivre. MM. Feneulle et Lassaigne, qui en ont fait l’analyse, l’ont trouvée composée d'huile volatile concrète, d’une bulle grasse très âcre, d’une matière )aune analogue à la cytisine, et qui paraît être le principe actif; de fécule, de muqueux, d’albumine , d’acide citrique , de citrate acide de chaux, et de quelques autres sels. {Journ. de Pharm. , t. VIjP 56i.)
Les feuilles et la racine d’asaret sont fortement éraetiques. La dose de la racine est de à 5o grains en infusion dans 8 onces d’eau. La dessiccation détruisant en partie l’action émétique de cette racine, il faut, autant que possible, l’employer
ASPARAGINE. 35
fraîche, ou en augmenter la dose quand elle est sèche. L’asaret est également sternutatoire, et fait partie de la poudre de Saint-Ange. Il entre également dans plusieurs autres préparations pharmaceutiques.
Des expériences chimiques ont été faites pour rechercher la pré sence de l’émétine dans l’asaret; les résultats n’y ont pas fait reconnaître l’existence de ce pi’incipe.
ASCLEPIADE. /^. Dompte-venin. (A. R. ) .
ASPARAGINE. L’asparagine est nn produit particulier de nature végétale, et qui a été découvert par MM. Vauquelin et Robiquet, dans l’asperge. Il existe aussi dans la pomme de terre.
Cette'substance s’obtient de la manière suivante : on soumet à la contusion les tiges de l’asperge; ou exprime ces tiges contusées, afin d’en retirer le suc; on expose ce liquide à l’action du feu pour séparer les matières qui sont en suspension, et celles qui se coagulent par la chaleur; on filtre le liquide, on fait concentrer la liqueur filtrée, et on abandonne le produit à une évaporation spontanée. Au bout de vingt à trente jours, on trouve dans la liqueur deux sortes de cristaux : les uns en prismes romboidaux, durs et cassans, sont de l’asparagine salle par des substances étrangères; les autres, qui sont peu consistans , ont de l’analogie avec la mannite; on sépare les cristaux d’asparagine de ces derniers, on les lave avec un «peu d eau ; on les fait ensuite redissoudre et cristalliser.
L asparagine ainsi obtenue jouit des propriétés suivantes : elle est solide, dure, cassante, incolore , cristallisant en prisrhes rhomboïdaux ; sa saveur est fraîche et nauséaijonde. Elle est assez soluble dans l’eau; sa dissolution, lorsqu’elle est préparée avec de 1 asparagine pure, n’olTre aucune trace d’acidité ni d’alcalinité. Elle n’est pas précipitée jpar les réactifs suivans : l’infusion de .noix de galle, l’acétate de plomb, l’oxalate d’.ammoniaque, 1 hydro-chlorate de baryte , l’hydro-sulfate de potasse. Elle n est pas soluble dans l’alcool qui n’a aucune action sur elle.
L asparagine, traitée par l’acide nitrique, donne lieu à une