AUNE
M. Runge, tlocteui' en Médecine, a indiqué le' procédé suivant :
On verse dans une solution de sulfate de magnésie, de l’hydrate de potasse, en moindre quantité que celle qui serait nécessaire pour précipiter la magnésie du sulfate. On mêle ce liquide trouble qui est un mélange de magnésie hydratée, de sulfate de potasse et de magnésie à l’extrait de belladone que l’on a délayé dans l’eau. On fait évaporer le mélange jusqu’à siccité ; on le réduit en poudre et on le traite, lorsqu’il est sec, par de l’alcool déflegmé et bouillant: ce véhicule dissout l’atropine que l’on obtient par l’évaporation spontanée; elle se présente alors sous forme de cristaux blancs et brillans.
Les propriétés de l’atropine sont peu connues. M. Runge a reconnu que la propriété que possède la belladone de dilater la prunelle de l’œil est détruite même par les alcalis faibles.
Le caractère que présentent l’atropine et la belladone même, de dilater la pupille, peut être mis en usage , avec circonspection cependant,' pour reconnaître l’atropine et la belladone, ou les produits desquels ces substances vénéneuses font parties. (A. G.)
AUBI'FOirV. L’un des noms vulgaires du Bluet. V. ce mot.
AVÉL ANÉDE. C’est la petite coupe ou capsule dans laquelle est engagé le fruit du chêne, connu sous le nom Ae gland.
On recueille ce calice à part du fruit, pour en faire un objet de commerce particulier. Les corroyeurs en font usage pour passer leurs cuirs. Cette partie contient du tannin qui a la propriété de précipiter la gélatine animale et de la concréter; c’est ce qui donne de la force au cuir. (A. R.)
AVELINE. Variété du fruit de Noisetier. V. ce mot.
AVELINE PURGATIVE ou noisette purgative. Nom vulgaire du ricin d’Amérique. Ricin. . (A. R.)
AUNE. Alnus vulgaris. Rich. Bot. méd. , t. ï , p. 164. ( Bétulacées. Rich. Monœcie Tétrandrie. L.) C’est un arbre assez élevé, qui croît dans les lieux humides, sur le bord des ruisseaux,
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dont le tronc lisse et rameux porte des feuilles alternes , arrondies, crénelées sur leurs bords, un peu pubescentes et visqueuses. Ses fleurs sont disposées en chatons , et ses fruits sont des espèces de petits cônes ovoïdes et écailleux.
L’écorce de l’aune est astringente; elle contient du tannin en assez grande quantité. Elle est propre au tannage des cuirs. Elle n’est pas employée en Médecine. (A. R.)
AUNE NOIR. Nom vulgaire de la Bourgène. V. ce mot.
AUNEE ou Enüla campana. Inula Helenium. L. — Ricb.Bot. méd., t. I, p. 389. (Corymbif. J. Syngénésie superflue. L.) Celle grande et belle plante , qui croît dans les bois humides et que l’on cultive dans les jardins, a une racine vivace, épaisse, tubéreuse, allongée , de la grosseur du poing , d’un brun rougeâtre a l’extérieur , et presque blanche intérieurement. Sa tige, haute de 5 a 6 pieds, porte des feuilles ovales, sessiles et obtuses; les radicales sont allongées, aigres, cotonneuses en dessous. Les capitules de fleurs sont radiés, très grands et jaunes.
La racine d’aunée, qui est la seule partie de la plante dont on fasse u.sage, a une saveur amère et aromatique, une odeur légèrement camphrée. Elle a été analysée par plusieurs chimistes, et entre autres par Funke et Thomson, qui y ont constaté l’existence de l’albumine, d’une huile volatile concrète, analogue au camphre , d’une fécule particulière nommée inulmej découverte par M. Rose. {F. ce mot ) , d’acide acétique libre, etc.
La racine d’aunée est un médicament assez actif. Elle -est tonique et stimulante. On la donne assez souvent comme emménagogue , diurétique et sudorifique , soit en poudre à la dose de 20 à 25 grains , soit en décoction , soit macérée dans le vin rouge.
On retire de cette racine sèche , une huile volatile, une eau aromatique par distillation; on en prépare un extrait, une conserve , une huile par macération , un vin médicinal. Cette racine entre dans la composition des sirops d’erysimum et d’armoise composé , de l’alcool thérlacàl , général , de l’opiat de salomon, de l’orviétan vulgaire et suiflime, de l’onguent