BISCUITS
La bile de bœuf est employée dans l’art médical. ( V. Fiei- de BŒUF. ) (A. C )
BIMANES. Premier ordre de la cla’ssedes Mammifères, établi par M. Cuvier dans son règne animal, et qui se compose du genre Homme. V. ce mot et Zoologie. (A. R. )
BISCUITS. Biscuits vermifuges. On a donné le nom de biscuit à une pâtisserie légère , d’un goût agréable , que l’on prépare avec de la farine ou de la fécule, des œufs et des aromates, et que l’on fait cuire à un feu très doux.
La pâte du biscuit, additionnée de quelques substances autelmintiques , fournit le médicament connu en Pharmacie sous le nom de biscuit vermifuge. Les substances qui entrent dans cette préparation ne masquant pas totalement le goût agréable du biscuit, on le donne ordinairement aux enfans, qui le mangent sans répugnance , et on en obtient de bons résultats.
Les biscuits vermifuges se préparent de la manière suivante. On prend quatre jaunes d’œufs , quatre cuillerées de sucre et une ràpure de citron; on bat bien le tout ensemble : d’un autre côté, on prend quatre blancs d’œufs , on les bat pour les convertir eu une sorte de neige que l’on réunit au sucre et aux jaunes d’œufs battus; on ajoute ensuite, à l’aide d’un tamis, le mélange suivant :
Farine 3 cuillerées
Résine de jalap parfaitement
pulvérisée ( demi-gros )
Poudre fine de semen - contra. ( 3 gros 1 8 grains)
Gomme gutte en poudre fine. (8 grains)
Mercure doux ( i gros et demi )
Sel de nitre. . (igros)
Scammonée (demi-gros)
Essence de citron 6 gouttes.
On Incorpore le tout à la masse en remuant légèrement; on divise exactement le tout en douze parties que l’on place dans des caisses de papier ; on les glace avec le sucre en poudre ,
2 grammes.
12 gr. 9 déc.
4 gr.
4gr-
2gr.
43o BISMUTH.
et ou les fait cuire dans un four qui ne doit être que très doux, c’est-à-dire légèrement cliaulFé. (A. C, )
BISCUIT DE MER. V'. Os de sèche.
BISMUTH, Etain DE glace. Tectum argenti. Le bismuth est im corps simple métallique, qui existe dans la nature, sous plusieurs états. Le nom de l’auteur de sa découverte n’est pas connu -, on sait seulement quTl en est fait mention dans le Traité d’Agricola , intitulé JBermannus, publié dans le 15“® siècle. Becclier, Neuman, Ilellot Dufay s’occupèrent du bismuth, et Geoffroy le jeune, en 1753, donna connaissance d’un travail assez complet sur ce sujet. Ce travail fut inséré dans les Mémoires de l’Académie. Divers chimistes s’occupèrent depuis de ce métal. De ce nombre sont : Davy ( John ), Lagerhjelm, Mushenbroeck, "Vauquelln, etc.
Le bismuth existe dans la nature sous trois états: i®. à Yêtat naturel ou natif allié à quelques métaux; 2°. à \ètat oxide ( combiné à l’oxigène ) ; 3°. combiné tout-à-la~fois au soufre et à divers métaux (sulfures).
Les principales mines de ce métal sont en Souabe, à Wittichen *, en Suède, près de Loos et de Losalin; en, Bohême, à Joachimsthal ; et en Saxe, à Freyberg et Séhneeberg. On en rencontre aussi en France, en Bretagne et dans les Pyrénées.
Le bismuth est facile à extraire de ces mines, et cette facilité tient à la propriété qu’il a de se fondre à une basse température.
Le procédé d’extraction du bismuth varie. Dans quelques lieux on projette la mine pulvérisée sur des fagots enflammés, qui ont été placés dans une fosse creusée dans le sol. Le bismuth se fond à l’aide de la chaleur ; il tombe au fond de la fosse , où on le recueille. Dans d’autres lieux, on met la mine en contact avec des copeaux dans une rainure pratiquée longitudinalement dans le tronc d’un arbre; on met le feu aux copeaux, le métal fondu coule, on peut le recueillir.
Le meilleur procédé consiste à chauffer la mine dans des cylindres de fonte placés presque horizontalement dans un fourneau. Ces cylindres sont fermés des deux bouts avec de l’argile ; mais à la partie la plus basse, on laisse tin petit trou pour