BLANCHET
étuve , ou encore sur des entonnoirs à doubles parois , échauffés par de l’eau en vapeur. Le pi’oduit obtenu par ce moyen était d’une belle couleur blancbe. ^ (A. G )
BLAÎS’C DE FARD. Oxide de bismuth.
BLAISC DE MEUDON. V, Carbonate de chaux.
BLAKC de plomb. Carbonate DE PLOMB.
BLATNC D’KSPAGjNE. F". Carbonate de chaux.
BLANC DE TROYES. Fi Carbonate de chaux.
BLANC D’OEUF. Vair Albumine.
BLANC-MANGER. Ce produit, d’un goût agréable et d’une couleur qui Halte la vue , se prépare de la manière suivante -, on prend :
Gelée de corne de cerf
Sucre
Amandes douces mondées . . . •
Eau de Heurs d’oranger
Zestes de citrons récens
( 8 onces )
( 4 onces )
( I once )
( I gros ) (demi-gros)
aSo gramm.
Sa
On échauffe un mortier de marbre, à l’aide de la vapeur d’eau ou de l’eau bouillante; on fait liquéfier la gelée de corne de cerf, on pile les amandes avec les zestes de citron. A l’aide de la gélatine liquide, qu’on emploie au lieu d’eau, on fait un lait d’amandes, auquel on ajoute sur la fin l’eau de Heurs d’oranger et l’esprit de citrons. Lorsque le lait d’amandes est bien préparé, on le passe avec expression à travers une étamine bien propre ;ôn recueille ce lait d’amande ainsi additionné, dans de petits pots, qu’on expose au frais. Le produit contenu dans ces vases prend une consistance gélatineuse.
Ce médicament, très agréable à ma^iger, est administré comme un aliment léger et rafraîchissant. (A. C.)
BLANC RHASIS, BLANC RAISIN. Foir Onguent de blanc
RHASIS.
BLANCHET. On désigne par ce mot une grosse étoffe de laine plus ou moins serrée , qu’on attache par les quatre coins sur un carrelet : on s’en .sert pour passer les sirops.
Ou ne doit pas se servir du blanchet pour passer des sub-
BLÉ. ^3’j
stances alcalines; celles-ci détruiraient très promptement le tissu, qui ne pourrait plus être mis en usage. (A. C.)
BLAJNQUETTE. On donne; ce nom à la soude dite à^AiguesjyiojteSj qui s extrait par la combustion des plantes salées qui croissent naturellement entre Aigues-Mortes et Frontignan. Ces soudes contiennent peu de sous- carbonate de soude, de 5 à 8 pour cent. (AC)
BLÉ ou Froment cüLTivÉ. Ttiticumsativum,\^m-i.2.i'c\.—K\ch. Bot. méd., 1. 1, p. 59. (Famille des Graminées. Juss. Triandrie Digjnie, L.) Plante trop connue pour qu’il soit necessaire d’en faite la description. Son fruit offre un grand nombre de Tarietes , tant sous le rapport de la couleur et de la grosseur, que sous celui ^e sa surface glabre ou velue. Les épis varient aussi beaucoup ; ils ont leurs écailles florales tantôl mousses , tantôt surmontées d’une longue barbe. On distingue en outre deux variétés de blé que L^né élevait au rang d’espèces, sous les noms de Tfriticicm œstipum ei hybernum , et qui diffèrent par les épotjues ou l’on a coutume de les semer. II en est de cette plante comme de la plupaft de celles qui sont cultivées de temps immémorial pour les besoins des hommes : on ignore au juste sa véritable patrie , quoique la plupart des 'botanistes assurent qu’elle est originaire du grand plateau de Tartarie. Quelques érudits ont même découvert, de leur cabinet, que le blé croissait spontanément près d’une ville de l’Asie-Mineure , sur les bords de l’Eupbrate, et que c’était de là, sans doute, qu’il s était répandu sur toute la terre. Nous ignorons si leurs vues ont ete confirmées par les observations des voyageurs, mais nous ne saurions passer sous silence l’opinion deLatapie, ancien professeur de Bordeaux , qui regarde le blé comme une plante degeneree ou transformée par l’effet d’une longue culture. Il prétemlait s’être assuré, par plusieurs expériences, que des graines de 1 Ægilops opata, plante très commune dans le midi de l’Europe, produisaient des graminées en tout semblables au blé ordinaire.’
Considéré comme végétal alimentaire, le blé occupe le premier rang. Sa cultnre est universelle; cependant il ne peut supporter les rigueurs d’un climat trop froid. En Europe, il ne
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dépasse pas à l’ouest la latitude de Hambourg , mais il est cultivé à une latitude plus septentrionale à mesure qu’on avance vers l’orient. Quant aux détails sur la culture et la connaissance des variétés de blé, comme cet article est le plus important de l’Agriculture, nous renvoyons aux ouvrages qui traitent spécialement de cette science. *
On fait, avec la farine de blé, le meilleur pain, celui qui est le plus facile à digérer, qui renferme lé plus de gluten et de matières nutritives, Le gluten , ou cette substance végétale dont la nature chimique oËFre tant d’analogie avec les matières animalisées, abonde d’autant plus dans le froment, selon M. Davy, que cette plante a crû dans une contrée plus méridionale. Proust en a retiré 12 pour 100 de la farine qu’il a analysée, et M. Vogel jusqu’à 24 pour 100 ; mais il faut observer que celui-ci n’avait pas été desséché. Le blé contient en outre 68 à 74 pour 100 d’amidon et 10 à 12 d’extrait gommeux sucré. C’est le gluten qui, par sa nature végéto-animale, est la partie la plus assimilable aux principes animaux, et qui , par son abondance, détermine la bonne qualité de la farine. Aussi les boulangers jugent-ils de cette qualité par la manière dont la pâte s’allonge, ce qui dépend de la plus ou moins grande quantité de gluten.
Le son , ou l’enveloppe extérieure du blé, sert à la nourriture des chevaux et d’autres animaux dotncstiques. Il a aussi des usages variés dans les arts. Les médecins en prescrivent la décoction pour faire des lavemens adoucissions. Ijb mie de pain cuite dans l’eau, dans du lait ou de la décoction de guimauve, forme des cataplasmes émolliens qu’il faut renouveler souvent, de peur qu’ils ne s’aigrissent. (A. R.)
BLÉ DE TURQUIE. ^ Maïs.
BLÉ LOCULAR ou FiioMENx bouge. PZ Épaptbe.
BLÉ MÉTEIL. Nom que l’on tienne au mélange du blé. et du seigle, à parties égales. On nomme gros méteil celui où il y a plus de blé que de seigle , et petit méleil celui où il y a plus de seigle que de blé. R')