BLEUET
BLÉ NOIR. V. SarhasIn.
BLENDE. /^Oi> Sulfure DE ZINC.
BLETTE. Blitum capitatum^ L. (Famille des Cliénopodées, Monandrie Digynie, L.) Plante herbacée annuelle qui croît naturellement dans les climats tempérés de l’ancien monde , et que l’on cultive dans quelques jardins, à cause de la singularité des glomérules colorés qui forment leurs fleurs et fruits, et qui les a fait pommer épinards- fraise s. Les feuilles de cette plante ressemblent à celles de l’épinard , mais leur couleur verte est moins foncée. Ou les a employées aux mêmes usages culinaires.
BLEU DE PRUSSE. Voir Hydro-cyanate de fer.
BLEU DE THÉNARD , hleu de cobalt sous-phosphate de cobalt mêlé à V alumine. Ce produit, destiné à remplacer \ outremer dans les arts, aurait pu, à la rigueur, ne pas être mentionné dans notre Dictionnaire; mais comme il est préparé par le pbarmacien-cbimiste , nous avons cru devoir donner ici la description du mode de prépa,ration.
On prend du sous-pbosphate de cobalt hydraté (en gelée) , on le môle à 8 parties d’hydrate d’alumine. Lorsque le mélange est fait , on l’étend sur des assiettes , et on porte ces vases à l’étuve. Lorsque ce produit est assez sec pour devenir cassant, on le chauffe par degré dans un creuset jusqu’au dessus du rouge cerise, on le maintient à cette température pendant une demiheure; on retire le creuset du feu, on le laisse refroidir; on réduit en poudre d’une ténuité convenable à son emploi dans l’art de la peinture.
On peut aussi obtenir un produit analogue, en employant , au lieu de sous- phosphate de cobalt, une demi-partie d’arséniate de cobalt, 8 parties d’alumine en gelée, et opérant à l’aide dé la chaleur.
Ce produit , dû au célèbre chimiste dont il porte le nom, est d’une couleur magnifique qui résiste à l’action de l’air, de l’humidité , etc. ' (A. C.)
BLEUET ou Bluet. Centaurea Cyanusj L. — Rich. Bot. raéd., 1 , p. 367. (Famille des Synanthérées. Syngén. frustranée, L.)
44o BOEUF.
Celte petite plaute, l’ornement de nos moissons, se reconnaît fac. ement a ses capitules de fleurs d’un beau bleu d’azur qui quelquefois varient et sont blanches ou roses; à ses tiges grêles ayant des feuilles alternes, celles de la base pinnatifides, les supérieures lancéolées , aiguës, . entières, velues, et marquées de trois nervures longitudinales.
On connaît cette plante sous les noms vulgaires de barbeau, b aveole , auhifoin casse-lunette , etc. Ses fleurs ont une Jégère amertupje. Son eau distillée était un collyre autrefois très vanté, mais qui ne devait ses propriétés déterslves qu’à l’acétate dé plomb ou au sulfate de zinc qu’on y faisait dissoudre. (A. R.)
BOCAL. On donne ce nom a des vases cylindriques en verre, en métal, en porcelaine, en faïence, à col droit ou à col renyerséj et de diverses grandeurs.
On s’en sert pour conserver les substances solides dont les morcegux sont un peu volumineux.
On ferme les bocaux avec de gros bouclions de liège oiiavec un couvercle. Dans ce dernier cas, on assu*jettit le couvercle avec un lut : on met de celui-ci entre les points de jonction des deux parties ; cette opération a pour but de prévenir l’accès de lair ou la déperdition des substances gazeuses et volatiles qui sont contenues dans ces vases. (A. C.)
BOEUF. Bos 2'auriiSj L. Cet animal, réduit en domesticité, est si connu , que nous ne chercherons pas à le faire distin^ guer des autres mammifères rumlnans : on le nomme taureau loisqu il n a pas subi la castration, et sa femelle a reçu le nom àe vache. Domestique laborieux, robuste, mais peu diligent, du cultivateur, il est encore pour lui un bien précieux dans sa vieillesse prématurée. On le laisse reposer le temps strictement nécessaire pour 1 engraisser , et on le livre au couteau du boucher. Sa chair est extrêmement nourrissante, et fait K base des bouillons alimentaires; ses os contiennent beaucoup de gélatine, que 1 on extrait par des procédés chimiques, du sousphosphate et du sous-carbonate de chaux, qui s’obtiennent par la combustion. La peau du bœuf sert à fabriquer le cuir le plus employé pour les usages, de la vie; on prépare la baudruche.
avec une des membranes de ses intestins, qui ont en outre plusieurs usages dans les arts ; sa graisse est mêlée au suif du mouton pour faire des chandelles ; sa moeUe est la base de plusieurs pommades cosmétiques et pharmaceutiques ; enfin , son fluide albumineux et coagulable qu’il contient, sert a la clarification du sucre et du nitre. Il est également employé, ainsi que ses cornes, dans la fabrication du bleu de Prusse. J oyezj pour l’emploi de ces diverses parties du bœuf, leui s articles respectifs , ainsi que les préparations dans lesquelles on les fait entrer, ■ p ^
BOIS. On a donné le nom de hois à la partie interne ligneuse des arbres , ce produit est, dans les A'égétaux dicotylédons , un composé d’ufle masse dure et compacte , résultat de la conversion progressive des fibres de l’aubier en bois
proprement xlit , par l’addition annuelle de nouvelles couches extérieures.
Dans la famille des Palmiers et dans les autres végétaux arborescens de la classe des Mouocotylédons , le bois est, au contiaiie, formé par la naissance de fibres intérieures disposées sans ordre au centre du bois , de sorte que l’aubier , si l’on doit donner ce ndm aux jeunes fibres , est tout-à-fait central.
Les bois produits par les arbres de diverses familles ‘varient et par leurs propriétés physiques et par leurs propriétés chimiques . Ces différences ont nécessité divers emplois des bois dans les arts, dans l’économie domestique et dans l’usage médical; nous ne nous occuperons ici que des produits ligneux qui sont mis en usage par le pharmacien; nous renverrons, pour les détails qui concernent les arts, aux ouvrages qui traitent de cette partie de la science.
Les bois qui sont employés dans l’art pharmaceutique sont peu nombreux. Ces bois sont presque tous exotiques^ ceux qui se récoltent* dans notre pays, les indigènes, doivent être pris dans les fortes branches, et séparés -de l’aubier; puis, mis à sécher après avoir été fendus, afin de faciliter la dessiccation.
Quant aux bois exotiques, ils doivent être choisis exempts depiqùies. A chacun de ces bois, nous indiquerons leurs propriétés^
On doit conserver les bois dans un lieu sec et dans des boîtes garnies intérieurement de papier.
Les bois indigènes servent à la préparation du carbone ou charbon , produit usité dans l’art médical , mais plus particulièrement dans les arts et dans l’économie domestique. ( V. ce mot. ) (A. G.)
BOIS A COCHON. C’est un des noms vulgaires, aux Antilles, de V Hedwigia halsamifera de Swartz, qui produit la résine connue sous le nom de baume à cochon. ce mot. (A. R.)
BOIS AMER DE BOURBON. V. Bois d’absinthe.
BOIS D’ABSINTHE ou Bois amer de Bourbon, il est fourni par une espèce du genre Carissa, arbre ou arbrisseau de la famille des Apocinées. 11 est jaune, d’un grain lin et serré. Sa saveur est très amère. On l’emploie comme stomachique et fébrifuge. (A. R.)
BOIS D’ALOÉS, D’AIGLE, D’AGALLOCHE et de CA- LAMBAC. II paraît que sous ces noms, regardés jusqu’ici comme synonymes, on désigne les bois de divers arbres. Sonnerat nomme Bois d’aigle VAquilaria inalaccensis de Lamarck (Eucycl. , p. 49)- Une autre espèce Aquilaria que Roxburgh a décrite sous le nom Aquilaria Agallochaj fournit le bois appelé Ugoor dans l’Inde orientale, et bois à' sloks [aloeu^ood') par les Européens qui habitent cette contrée. \d Aloexylon Agallochuin de Loureiro , arbre de la famille des Légumineuses , qui croît sur les montagnes de la Cochinchine , fournit aussi un bois d’aloès. Enfin, on a attribué l’origine du bois d’aloès à YExcœcaria Agallochaj arbre de la famille des Euphorbiacées, et qui habite l’Inde orientale. Toutes ces indications , si dilFérentes les unes des autres, prouvent que sous les noms communs de bois d’aigle, d’aloès et d’agalloche , on a compris des bois très rapprochés par leurs qualités physiques, mais qui cependant auraient pu être mieux distingués. Le bois d’aigle est d’une couleur plus claire que le bois d’alpès 5 il ressemble au bois de santal citrin , qu’on lui substitue souvent à cause de sa rareté. Le bois d’aloès est dur, compact, résineux, d’une couleur plus ou mois brune, tannée, luj.sante,, jaspée; d’une saveur amère, et d’une odeur
douce et agréable lorsqu’on le brûle. Celui qui est fourni par \' Aloexylon est blanc, inodore et résineux': l’écorce dont il est revêtu sert à préparer le papier des Cochincliinois. Le bois de V Excœcaria Agallocha est dangereux, comme celui de tous les arbres de la famille des Euphorbiacées. Selon M. Lescbenaultde -Latour, il répand, en brûlant, une fumée qui est très nuisible. Rumpli rapporte que des matelots européens envoyés dans les forêts pour couper du bois , et qui avaient frappé à coups de hache les pieds de ces arbres , recevant dans le visage le fluide laiteux qui en jaillissait, ne tardèrent pas à ressentir des douleurs atroces, et quelques-uns perdirent la vue; d’où le nom A’ Excœcaria J c’est-à-dire ar])re qui aveugle.
Les bois d’aloès sont fort célèbres^dans l’Orient , à cause de leur odeur agréable; on en fait de petites boîtes aromatiques , et l’on en brûle des éclà^s’pour parfumer les appartemens. Quelques voyageurs assurent qu’ils sont tellement recherchés à la Chine et au Japon , qu’on les paie au poids de l’or. Long-temps ils ont fait partie en Europe du domaine de l’ancienne pharmacie. On les donnait en poudre à la dose de 20 grains, comme anthelmintiques et stupéllans; on en extrayait une résine par l’intermède de l’alcool, et une huile volatile par la distillation. Ils faisaient partie de la plupart des compositions monstrueuses, telles que l’opiat de Salomon , la confection Alchermès , l’alcool général, etc. Aujourd’hui, ils sont presque complètement inûsités, si ce n’est pour les trochisques odorans. (A. R.)
BOIS D’ANIS. C’est celui de l’arbre qui produit la badiane {Illicium anisalU’TTij L. ). Il est d’une couleur grise , et a une odeur d’anis; on l’appoi-te clés Indes orientales, en grosses bûches dépouillées de leur écorce; il est employé dans les ouvrages de tour et de marqueterie. (A. R.)
BOIS DE BAUME. C’est celui de l’arbre^qui produit le baume de Judée ou de la Mecque. V. Baumier. (A. R.)
BOIS DE BR.ESIL ou Brésilletde Fernambouc. Il est fourni par un arbre de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, L. Le Cœsalpinia echinataj Lamarck (Dict. encycl. , 1. 1, p. 4bi ) , auquel on l’attribue, est une espèce mal connue,