BOL D’ARMÉNIE
la racine de sassafras, la racine de salsepareille, la racine de squine. V. ces mots. (AC)
BOL D ARMÉNIE, Bol oriental. Argile ocreuse^de couleur rouge. On a donné le nom de bol æ Arménie, bol oriental, etc. , à une argile colorée en rouge , autrefois tirée d’Orient, et maintenant exploitée en B rance, dans les environs de Blois et de Saumur. Ce produit existe dans la nature sous forme de masses compactes , d’un beau rouge, d’un toucher doux et onctueux, happant a la langue, difficiles à mêler à l’eau, et formant pâte avec ce liquide.
Cette substance, avant d’étre mise dans le commerce comme produit médicamenteux, a besoin de subir une préparation dont le but est de séparer la partie argileuse la plus ténue, du sable et des petits cailloux qui l’accompagnent.
Préparation.
On prend l’argile, on la concasse, on la met en contact avec de 1 eau dans un baquet ou tonneau, ou encore dans une terrine , si l’on agit sur de petites masses ; lorsque l’eau a bien imprégné cette masse, à l’aide de la main on la pétrit- on ajoute de nouveau de l’eau , on agite , on laisse déposer quelles instans , on decante l’eau qui tient en suspension les parties les plus fines , et 1 on jette l’eau décantée sur un tamis de soie fin qui retient encore les parties les plus grossières. On ajouté au dépôt , qui n’a pas été mis en suspension dans l’eau, une nouvelle quantité de liquide; on agite de nouveau, on laisse déposer, on decante , et l’on passe sur ite tamis le produit décanté. On continue ce travail jusqu’à ce que l’eau qu’on ajoute au résidu ne puisse plus se charger de parties argileuses, ce que l’on re- ^nnait a ce que l’eau mise sur le résidu, au lieu de rester troub e apres le repos, s’éclaircit presqu’à l’instant. On cesse alors d ajouter du liquide.
On rénnil tous les liquides décantés, on les laisse en reposon soutire le liquide clair . et l'on a pour résultat une matière demi-so ide, qu. est onlemcl i, égoutter sur un
mire , et on le réduit en Irochisques , à l'aide d'un entonnoir de
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fer-blanc , ou on le met en petits pains orbiculaires , sur un côté desquels on met l’empreinte d’un cacbet.
On fait subir la même préparation à la craie, à la terre sigillée. ( V. ces mots. )
Le bol d’Arménie est astringent. La plupart de scs propriétés doivent être attribuées à l’oxide de fer qu’il contient. On donne ce produit à la dose de 12 grains à 36. (A. C.)
BOLET AMADOÜVIER. Boletus igniarius. V. Agahic de