Cire o,35 70. Albumine soluble
2°. Principe amer. ..... * ... . 2,64 80. Acide maliqué impur. .. 0,67
3°. Gomme... 0,89 90. Malate de potasse 0,76
4°. Matière gluiineuse. ..... . o,i3 ïo°. Malate de chaux o,83
5°% Amidon..... o,o5 1 1°. Nitrate de potasse...... 0,14
6° Calenduline.... o,54 12°. Eau...... 86,39
La calenduline , dont nous avons oublié de parler dans le premier volume de cet ouvrage , a été découverte par Geieer, qui indique le procédé suivant pour l’obtenir : on traite les feuilles et les fleurs du Calendula qfficinalis par Falcool ; on fait évaporer la solution alcoolique , qui laisse un résidu contenant la calenduline impure ; on épuise ce résidu par FeAu et Félher ; ce qui ne se dissout pas dans ces deux liquides est la calenduline; elle est jaunâtre, translucide, friable, très soluble dans Falcool, les alcalis. Les solutions alcalines de calenduline sont précipitées par les acides. Ce produit est insoluble dans les acides sulfurique , phosphorique et hydrochlorique. Traitée par Feau , la calenduline se convertit en une matière gélatineuse ; soumise à Faction de la chaleur, elle fournit des produits analogues à ceux qu’on obtient de la distillation des matières organiques.
Les fleurs du souci des champs ( Calendula arvensis, L. ) , petite plante excessivement abondante dans les champs et les vignes, où elle fleurit pendant presque toute Fannée, jouissent des mêmes propriétés que celles du souci des jardins. Elles fournissent aussi une couleur jaune, que l’on avive par Falun. Les paysans s’en servent pour donner une belle couleur au beurre. (G ...N.)
SOUDE. j 5
SOUCI DES MARAIS. Nom vulgaire du Cahha palustris , plante lierbacée de la famille des Renonculacées , et remarquable par la beauté de ses fleurs, qui ont une couleur jaune semblable à celle du souci des jardins, mais dont l’organisation est fort analogue à celle des renoncules. Cette plante est très abondante dans les lieux aquatiques de l’Europe. De même que la plupart des autres Renonculacées , le souci des marais est un poison âcre fort dangereux. ( G. . .N. )
SOUDE. On a donné le nom de soude à un produit impur que l’on obtient de la combustion des plantes marines en agissant de la manière suivante : on coupe les plantes qui peuvent fournir ce produit, on les fait sécber à l'air, on les brûle ensuite en plein air dans des fosses d’une profondeur d’environ 3 pieds, et d’une largeur de 4; on continue d’opérer la combustion pendant plusieurs jours , on obtient une masse saline , dure , compacte , à demi vitrifiée. Cette masse , versée dans le commerce , porte ordinairement le nom du pays où elle a été préparée. La soude du commerce est plus ou moins pure ; elle se compose de plusieurs substances , et particulièrement de carbonate et de sulfate de soude, de sulfure de sodium , de sel marin , de carbonate de chaux , d’alumine , de silice , d’oxide de fer et de charbon qui a échappé à la combustion ( la soude contient quelquefois des sels à base dépotasse). Toutes ces substances y existent en proportions diverses , ce qui donne à ces produits des valeurs différentes.
Les soudes peuvent être divisées en trois classes, i°. les soudes étrangères (celles qui nous sont apportées de l'étranger) ; 2°. les soudes indigènes (celles qui sont préparées en France) ; 3°. enfin les soudes factices qui sont préparées de toute pièce , d’après des procédés donnés par les chimistes. Les soudes étrangères , plus estimées que les soudes d’origine française, sont les soudes à’ Alicante , de Carthagene de Malaga ; elles s’extraient de plusieurs espèces de s cil — sola ( désignés par le nom vulgaire de barille ) que l'on cultive avec soin sur les côtes d’Espagne. Ces soudes fournissent
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de 25 à 4° pour ioo de sous-carbonate de soude. Les soudes françaises sont le Salicor ou Soude de Narbonne , la Blanquette ou Soude d} Aiguesmortes , et la Soude de varec ou de Normandie. La première de ces soudes s’obtient de la combustion du Salicornia annua , que l’on cultive aux environs de Narbonne : la plante qui la fournit est semée et récoltée dans la même année , et brûlée après l’époque de la fructification. Cette soude contient, d’après M. Chaptal, de 14 à 1 5 pour ioo de sous-carbonate de soude ; elle est employée à la vitrification. La soude dite blanquette s’extrait entre Frontignan et Aiguesmortes , par la combustion de diverses plantes salées qui croissent naturellement sur le bord de la mer , parmi lesquelles sont le Salicornia europœa, le Salsola Tragus , Y Atriplex portulacoides , le Salsola Kali , le Statice Limonium. Selon M. Chaptal , c’est le Salicornia europœa qui fournit le plus de soude, et le Statice Limonium qui en donne le moins. Toutes ces plantes sont fauchées à la fin de l’été; elles sont ensuite mises à sécher. Le produit de chaque opération fournit de 4 à 5oo kilogr. de soude, mais elle est peu riche et contient seulement de 3 à 8 pour 100 de sous-carbonate de soude. La soude de Warec s’obtient de la combustion des fucus qui croissent abondamment sur les côtes de l’Océan. Le produit de la combustion est très pauvre ; il contient très peu de carbonate de soude , mais beaucoup de sulfates de soude et de potasse , des chlorures de potassium et de sodium, enfin un peu d’iodure de potassium.
Les soudes factices sont un produit des plus précieux pour la France ; elles sont plus ou moins riches. Cette richesse dépend de la bonté du procédé suivi et de l’habileté du manufacturier. Ces produits contiennent , donnée moyenne , de 25 à 33° pour îoo de sous-carbonate de soude.
Le procédé de fabrication de la soude factice que nous décrirons plus bas est dû à MM. Leblanc et Dizé ; il a été perfectionné par MM. D’Arcet et Anfrye , et c’est à ces chimistes que la France est redevable d’un mode de fabrication qui ia soustrait , en partie, au paiement d’un tribut immense prélevé par
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l’étranger. Divers manufacturiers se sont aussi occupés d’apporter des perfectionnemens à la fabrication et à l’emploi de la soude ; de ce nombre on doit citer Descroizilles , que les sciences viennent de perdre récemment , Pelle tan fils , Millet, Laurens, Cormy, Lefrançois, Payen. Le procédé de fabrication de la soude artificielle consiste à calciner ensemble un mélange de sulfate de soude, de charbon et de craie. On prend iBopart. de sulfate de soude, 180 part, de carbonate de chaux (connu sous les noms de craie , de blanc de Meudon , de blanc dJ Espagne , de blanc de Troyes ), et ioo parties de poussier de charbon de bois ou de charbon de terre (r) ; on fait un mélange exact , on le jette dans un four à réverbère dont la forme est elliptique; on élève* la température un peu au-dessus du rouge cerise, et l’on brasse de temps en temps le mélange; la masse devient pâteuse, on la pétrit long-temps avec un ringard ; lorsque la fusion est bien opérée, on retire la masse liquide , on l’amène avec le ringard dans des formes de fer d’où on la retire lorsqu’elle est solidifiée. La quantité de matière que nous avons indiquée donne environ 3oo parties de soude factice. Six ouvriers peuvent faire dix fontes en 24 heures et donner î 5co kilogrammes de soude , bonne à être livrée au commerce. La soude artificielle est composée de soude caustique, de sous carbonate de soude, de sel marin, de sulfure de chaux avec excès de base et de charbon.
La soude du commerce étant d’autant meilleure qu’elle contient plus d’alcali, les manufacturiers sont dans la nécessité d’en déterminer le titre. On y parvient en réduisant la soucie en poudre, en prenant 100 grammes, les mettant en digestion pendant une heure avec 4 ou 5 centilitres d’eau, ayant soin de remuer de temps en temps, filtrant ensuite la dissolution , lavant le résidu avec autant d’eau que l’on en a employé d’abord, réunissant l’eau de lavage à celle qui a servi d’abord à épuiser la soude, faisant évaporer et prenant 5 gram.
(1) Le charbon de bois est préférable.