V. Cresson du Brésil ou de
SPIRITUEUX. On a donné ce nom aux liqueurs qui contiennent de l’alcool , qui est aussi connu sous le nom à? esprit de-vin. (A. C.)
SPODE. Anciennement on donnait ce nôm à l’oxide de zinc obtenu par sublimation, lors de la calcination de la tuthie.
SPONDIAS PURPUREA et LUTEA. Arbres de la famille des Térébinthacées , dont les fruits, analogues aux myrobolans, en ont quelquefois porté le nom. V. Myrobolans.
SPONGIA OFFICINALIS. V. Éponge.
SPONGIEUX. On donne l’épi tbète de spongieux aux corps dont la texture poreuse ressemble à celle de l’éponge.
SPUMEUX. Qui est mêlé d’écume.
SQUAMES. Squamœ. On nomme ainsi en Pharmacie les membranes foliacées ou scarieuses qui composent les oignons ou bulbes de certaines plantes , comme , par exemple , celles de la scille maritime. V . Scille.
STAPHISAIGRE.
SQUINE. Smilax China, h. (Famille des Asparagées. Dioecie Alexandrie, L.) Cette plante, qui est conge'nère de la salsepareille , croît dans l’Inde orientale, à la Chine et en Amérique. Ses racines ( Radiées chinæ , Offic.) sont à peu près de la grosseur du bras , noueuses , genouillées , un peu comprimées , longues d’environ 8 à io pouces, revêtues d’une écorce lisse et rougeâtre. La texture de leur substance intérieure est variable, tantôt spongieuse, légère, d’un blanc rosé, facile à couper, tantôt très dure , pesante , d’un aspect résineux et d’une couleur brune vers le centre. Les morceaux qui offrent cette dernière texture sont les plus riches en principes solubles dans l’eau, et ceux qu’il faut par conséquent préférer pour l’emploi médical. La racine de squine ne se recommande pas d’ai [leurs par l’énergie de ses qualités physiques; elle est à peu près inodore , et elle a une saveur farineuse légèrement amère et acerbe ; elle contient beaucoup d’amidon , de la gomme et une matière colorante rouge. On l’administre en décoction comme antisyphilitique à la dose de a à 3 onces pour 3 livres d’eau , que l’on fait réduire aux deux tiers; mais on l’associe plus fréquemment à la salsepareille, au gaïac et au sassafras, mélange que l’on connaît sous le nom des quatre bois sudorifiques .
STALACTITES. En Minéralogie on donne ce nom à des concrétions calcaires qui se forment de haut en bas. (A. C.)
STALAGMITES. On a donné ce nom aux concrétions calcaires qui , au contraire , se forment de bas en haut.
STALAGM1TIS CAMBOGÎOIDES. Nom de l’arbre qui produit la gomme-résine gutte. W. Gutte.
STAPHISAIGRE. Delphinium S taphisàgria, L. — Rich. Rot. med. , t. II, p. 62.9. (Famille des Renonculacées. Polyandrie Trigynie, L.) Plante annuelle qui croît naturellement dans les contrées méridionales de l’Europe. Son fruit est capulaire, renfermant des graines triangulaires, comprimées, grisâtres, ridées, contenant une amande blanche et huileuse. Ces graines ont une odeur désagréable, une saveur excessivement âcre et
STÉARINE. 3i
amère. M. Orfila a prouve' , par des expériences directes, que c’est un poison violent pour les animaux lorsqu’elles sont introduites dans leur estomac. La poudre de graines de staplii— saigre , incorporée dans de l’axonge , forme une pommade employée pour détruire les poux qui pullulent sur la tête des enfans. On fait aussi macérer les graines dans du vinaigre , et on emploie cette préparation pour le même usage. En certains pays, la stapbisaigre sert à enivrer le poisson, à la manière de la coque du Levant.
D’après l’analyse publiée par MM. Lassaigne et Feneulle ( Ann. de Chimie et de Phys., t. XII, p. 358 ) , les graines de stapbisaigre contiennent : un principe amer brun ; un principe amer jaune; une buile volatile ; une huile grasse; de l’albumine ; une matière annualisée ; du mucoso-sucré ; une substance alcaline qu’ils ont nommée delphine , et qui est combinée avec un excès d’acide malique ; enfin quelques sels minéraux inactifs.
La partie soluble dans l’eau est celle qui a le plus d’activité sur les animaux, selon les expériences de M. Orfila.
STÉARATES. On a donné le nom de stéarates aux sels qui résultent de l’union de l’acide stéarique avec les bases salifiables. Selon M. Çhevreul, l’acide stéarique peut s’unir en plusieurs proportions avec les bases , et donner naissance à des stéarates neutres ou à des bi-ste'arates, stéarates acides. Dans les premiers de ces sels, la quantité de l’oxigène est à la base comme 3 est à ioo ; et dans les derniers, les stéarates acides, comme 3 esta 200. Les stéarates ne sont pas i employés ; quelques-uns de ces sels , les stéarates de plomb ,
1 de potasse et de soude , entrent dans la composition des em- | plâtres et des savons. (A. C.)
STÉARINE. La stéarine est une matière grasse, blanche, peu éclatante en raison de l’acide stéarique, de la cétine , de la cholestérine , etc. Elle est fusible à 44° ? susceptible de cristalliser en aiguilles très fines. Soumise à l’action de la chaleur dans le vide , elle se volatilise sans se décomposer. Chauffée