VERNIS DE LA CHINE
employé des substances de première qualité : s’il était coloré, on peut le blanchir avec le charbon animal; mais alors on doit laisser reposer cette préparation avant de remployer.
VERNIS BALSAMIQUE. Styrax liquide, baume du Pérou, baume de copaliu , de chaque , 780 grain, (i livre 8 onces) ; huile de noix muscade , 260 gram. ( 8 onces ) ; huile volatile de lavande, 64 gram. ( 2 onces); huile de thym, 82 gram.
{1 once). O11 fait liquéfier au bain-marie, et Ton passe à tra- * vers un linge.
VERNIS DE COPAL ET D’ÉTHER. Copal bien translucide , 16 grammes (4 gros) ; éther pur, 64 grammes (2 onces). On réduit le copal en poudre très fine; on l’introduit par petites portions dans le flacon qui contient l’éther; on bouche le flacon avec un bouchon de verre ou de liège ; 011 agite le mélange pendant une demi-heure, et on le laisse en repos jusqu’au lendemain. Si, en secouant le flacon , les parois intérieures se couvrent de petites ondes , si la liqueur n’est pas très claire, la solution n’est pas complète. On y ajoute alors une petite quantité de nouvel éther ,4^8 grammes ( de 1 à 2 gros) , et on laisse le mélange en repos. Ce vernis , qui a une légère couleur citrine, est employé pour recouvrir les objets de prix. Une foule d’autres vernis sont employés dans les arts. (A. C.)
VERNIS DE LA CHINE OU DU JAPON. C’est une substance dont on se sert en Chine, au Japon et dans l’Inde, pour donner une belle couleur noire luisante aux divers meubles et ustensiles. Son origine est restée long-temps fort obscure , malgré les longs récits qu’en ont faits les anciens voyageurs et les missionnaires jésuites. Kæmpfer ( Amœnit. exolic. , p. 791 ) avait pourtant décrit parfaitement ( eii égard à l’époque où écrivait ce célèbre voyageur) l’arbre qui fournit le vernis du Japon. Cet arbre est évidemment une espèce de Rhus , la même probablement que Linné a nommée depuis Rhus vermx , et que l’on cultive au Japon dans les provinces Tsi Kocko et Figo ; le meilleur croît aux environs de la ville nommée .las-