‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutique (volume 2)Chapitre 93 sur 119 · DE W INTER · texte numérisé non relu

DE W INTER

WOARARA. Nom sous lequel certains voyageurs anglais ont désigné un poison végétal employé par les habitans de l'Amérique méridionale. Ce mot est évidemment le même, pour la prononciation, que celui de Curare ( le c se prononçant comme un h aspirée ) , dont s’est servi M. De Humboldt dans la relation historique de son voyage. D’ailleurs les descriptions fournies par les divers auteurs se rapportent parfaitement. Curare. (G. ..n.)

WOLFRAM. On a donné ce nom suédois, significatif de mine ferrugineuse , à un minéral dans lequel le tungstène a été découvert. Ce minéral est composé de tungstate de fer , d’une petite quantité de manganèse et de silice ; il n’est pas employé en Médecine. (A. C.)

XERANTHEMUM. V. Immortelle.

XYLOBALSAMUM. On faisait entrer autrefois dans les formules de quelques médicamens compliqués les jeunes rameaux de Y Amj ris Opobalsamum , plante qui fournit la térébenthine de la Mecque. Ces petits rameaux, auxquels on donnait le nom de Xylobalsamum., étaient grêles, recouverts d’une écorce grisâtre et rugueuse. Aujourà’hui , ils ne se trouven t plus dans les pharmacies. Les peuples de l’Arabie les font brûler dans les mosquées pour en parfumer l’air. (G., .n.)

YTTRIA,

YÈBLE. Pour Hièble. V. ce mot.

YTTERBY, Ytterbite. Minéral ainsi nommé, du lieu où il se trouve en Suède. Ce minéral est celui dans lequel Gadolin découvrit l 'yttria. (À. C.)

YTTRIA , Oxide d’yttrium. On a donné le nom d’yttria à un oxide métallique découvert en 1794? par M. Gadolin, dans une pierre trouvée à Ytterby en Suède. Cet oxide fut d’abord étudié par M. Ekeberg, puis par MM. Vauquelin et Klaprotli. L’oxide d’yttrium est blanc, inodore , insipide, infusible au feu de forge , inaltérable par les fluides impondérables , sans action sur le gaz oxigène et sur les corps combustibles ; il attire l’acide carbonique de l’air et s’y combine pour former un carbonate. L’yttria a été trouvée, i°. dans la pierre dont nous avons déjà parlé, et qui porte aussi le nom de gadolinite ; 20. dans Yyltro-tantalite ; 3°. dans Vyl— tro-cèrite . On l’obtient de la manière suivante. On réduit la gadolinite en poudre très fine ; lorsqu’elle est pulvérisée , on la traite par cinq à six fois son poids d’acide nitrique étendu ; on chauffe un peu pour augmenter l’action de l’acide ; la pierre se dissout, à l’exception d’une portion de l’oxide de fer et de la silice ; lorsqu’on s’aperçoit que la dissolution est opérée, on étend d’eau la liqueur, on filtre et Ton évapore à siccité pour chasser l’excès d’acide et décomposer une partie du nitrate de fer; 011 verse de l’eau sur la matière sèche; les nitrates d’yttria , de chaux , de cérium , de manganèse , se dissolvent à la^fois; on filtre une deuxième fois, et l’on ajoute à la liqueur filtrée un grand excès de sous-carbonate d’ammoniaque qui précipite la chaux, le fer et le manganèse , à l’état de sous-carbonates insolubles; on filtre; on évapore la liqueur filtrée , pour chasser le sous-carbonate d’ammoniaque en excès qui tenait en solution les sous-carbonates de cérium et d’yttria. On recueille ces deux sels , et afin de les séparer, on les traite par l’acide nitrique. Lorsque la disso-

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