‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutique (volume 2)Chapitre 98 sur 119 · ZOOPHYTES · texte numérisé non relu

ZOOPHYTES

thérapeutistes , a fait justice de ces drogues dégoûtantes, tan-* dis que les animaux et les produits vraiment utiles out été scrupuleusement étudiés avec toute l’étendue possible. Ainsi nous avons consacré de longs articles aux abeilles , aux cantharides, aux cochenilles, aux sangsues, aux éponges, à richtyocolle , au musc , au castoréum, au sang , au lait , à la bile, à la cire , aux calculs vésicaux et biliaires , etc.

Les animaux ont été partagés en deux grands embranchemens, caractérisés par la présence ou l’absence de- la colonne épinière , c’est-à-dire d’un corps osseux central composé de vertèbres jointes les unes à la suite des autres. On les a nommés, à cause de cette structure, animaux vertébrés et animaux invertébrés ; mais parmi ces derniers on a observé des différences assez notables pour établir encore plusieurs em~ branchèmens ou grandes divisions, auxquelles M. Cuvier, dont nous avons suivi la méthode dans ce Dictionnaire , a donné les noms d’ animaux mollusques , animaux articulés et animaux rayonnés ou zoophyles.

Les VERTÉBRÉS forment quatre classes , savoir : i°. Mammifères, 20. Oiseaux, 3°. Reptiles, 4°* Poissons.

Les MOLLUSQUES se subdivisent en six classes nommées Céphalopodes, Ptéropqdes, Gastéropodes, Acéphales, Brachio-

PODES et ClRRHOPODES. . : • f

Les ARTICULÉS se composent des quatre classes suivantes: ànnélides, Crustacés, Arachnides et Insectes.

Entin les RAYONNÉS ou -ZOOPUYTES comprennent les

ËCHINODERMES , INTESTINAUX, AcàLÈPHES, POLYPES et INFUSOIRES.

La plupart de ces classes ont fait le sujet d’articles spéciaux auxquels nous renvoyons le lecteur. (G. . .n.)

ZOONIQUE. V. Acide zoonique, t. 1er, page 198.

ZOOPIIYTES ou ANIMAUX RAYONNÉS. On nomme ainsi les êtres organisés qui forment le quatrième embranchement du règne animal. Le mot de Zoophyles , qui signifie animauxplantes, indique parfaitement la nature mixte de ces êtres, leurs organes sont presque aussi simples que dans les plantes, H l’on peut diviser et multiplier ces animaux comme par bon-

ZYTHOGALA. 34g

tures ; ils n’oht point de système nerveux bien distinct , ni organes de sens particuliers; la circulation est à peine visible dans quelques-uns ; leur respiration s'opère sur toute leur surface ; enfin , le plus grand nombre n'a pour tout intestin qu’un sac sans issue , et quelques-uns ne pre'sentent qu’une sorte de pulpe homogène mobile et sensible.

Les Zoophytes ont été partagés en cinq classes, savoir: i°. Les Echinodermes , parmi lesquels figurent les oursins et les astéries , qui ont la peau couverte de pointes épineuses. •2°. Les Intestinaux , dont le corps est, en général, allongé ou déprimé , et dont les organes sont disposées longitudinalement ; ainsi que leur nom l’indique, ils se trouvent dans les cavités intestinales des grands animaux. 3°. Les Acal'ephes, ou orties de mer ; leur forme est circulaire et rayonnante , et ils n’ont qu’un seul orifice pour la bouche et l’anus. Les Polypes , petits animaux gélatineux qui se logent en nombre immense dans des tiges fixes et solides nommées polypiers , et que l’on a long-temps regardés comme des plantes marines; le corail , la combine et les éponges appartiennent à cette classe. 5°. Les Jnjusoires , animaux les plus simples de tous, se développant dans les eaux où l’on a laissé séjourner des substances organiques et pour la plupart seulement visibles au microscope. C’est à cause de cette dernière circonstance qu’on leur a récemment conféré le nom de microscopiques. (G...N.)

ZUMIQUE. J' . Acide zumiquk, t. Ier, pages 198 et i36.

ZYMOLOGIE. On a donné ce nom à la partie de la Chimie qui traite de la fermentation.

ZYMOTECHNIE. Synonyme de Zymologie.

ZYTHOGALA, Posset. On a donné ces noms à du lait bouilli, auquel on ajoute de la bière, pour en faire une boisson rafraîchissante, que les médecins anglais prescrivent à leurs malades. (A. C.)

Sans prétendre donner une perfection absolue à un ouvrage dont le sujet est aussi vaste que celui qui embrasse toutes les connaissances acquises sur les substances usitées dans la Pharmacie et dans les Arts y sur la Chimie , V Histoire naturelle médicale et la Pharmacie y nous avons à cœur néanmoins qu'il paraisse digne de l'époque ou il a été mis au jour . Mais y comme la publication des cinq volumes qui le composent a dû nécessairement s'opérer avec lenteur y nous avons recueilli , dans l'intervalle y une joule de renseignemens nouveaux qu'il n'était plus en notre pouvoir d'insérer à leur ordre alphabétique. C'est pour îéparery en quelque sorte , ces omissions que nous ajoutons ce court supplément.

ABIES. V. Sapin.

ABÜTA RUFESCENS. V. Pareira rrava.

ACETOSà et ACETOSELLA. V. Oseille.

ACHILLÆA AGERATUM. V. Eupatoire de mésué.

ÂCHILLÆA MILLEFOLIUM. V. Millefeuille.

ACHILLÆA PTARMICA. T. Ptarmique.

ACIDE CÉTIQUE. M. Chevreul avait donné ce nom à un acide qu’il avait obtenu en traitant la cétine par les alcalis, et qu’il croyait de nature particulière ; de nouveaux travaux faits par ce savant chimiste lui ont démontré que l’action de

ia potasse sur ce corps gras le convertissait en éthal et en acides inargarique et oléique. ( Rech . ch. sur les Corps gras, p. 171.)

ACIDE CYANIQUE. Le nom d’acide cyanique a d’abord été donné par MM. Gay-Lussac etLiebig, à un acide qu’ils désignent maintenant sous le nom d 1 acide fulminique . Depuis (le icr septembre 1828 ), M. Sérullas nous a fait connaître l’acide cyanique, qu’il obtient de la manière suivante :

On fait dissoudre du per-chlorure de cyanogène dans l’eau distillée; on fait ensuite chauffer la dissolution jusqu’à volatilisation entière de l’acide hydro-chlorique. Dans cette réaction, le per-clilorure de cyanogène décompose suffisante quantité d’eau pour que l’hydrogène qui provient, en se portant sur le chlore, puisse se convertir en acide hydro-chlorique, tandis que le cyanogène en s’unissant à l’oxigène, passe à l’état d’acide cyanique.

L’acide cyanique, découvert par M. Sérullas, est solide, très blanc, insipide, cristallisable; il rougit les couleurs bleues végétales, est peu soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool. Nous renverrons pour les autres propriétés de cet acide au mémoire de M. Sérullas, imprimé dans les Annales de Chimie , pour 1828. (À. C.)

ACIDE PHOSPHOREUX. V. Acide hypo-phosphorique.

ACIDE PK0CÉN1QUE. Acide résultant de l’action des alcalis sur la pliocénine. On le prépare de la manière suivante : on saponifie par la potasse , l’huile de marsouin ou de dauphin ; on délaie la niasse saponifiée dans une grande quantité d’eau. On obtient un sur-margarate qui se dépose avec un peu de suroléate ; de l’oléate , du phocénate et de la glycérine restent en dissolution avec un peu de margarate et de l’alcali en excès. On laisse déposer, on décante le liquide clair , on l’additionne d’une petite quantité d’acide tartrique qui sépare les acides oléique et margarique, et met à nu l’acide phocénique. Ce dernier reste en dissolution; on décante la liqueur, on filtre et l’on soumet le liquide filtré à la distillation. Tout l’acide phocénique passe à la distillation, et l’on obtient eetacideniêlé

35a ADDITIONS.

à une certaine quantité d'eau qui s’est volatilisée en même temp9 que l’acide ; on sature le produit par l’hydrate de baryte , et Ton obtient un phocénate de baryte qu’on amène à siccité par l’évaporation. Le phocénate obtenu, on en prend ioo parties, on le traite dans un tube fermé par 33,4 parties d’acide sulfurique à 66° étendu de 33,4 Part* d’eau ; on agite le mélange etl’on obtient, i°. dusulfate de baryte insoluble; 2°. un liquide aqueux qui est de l’eau saturée d’acide phocénique ; 3°. un produit qui se rassemble à la surface de l’eau, et qui est de l’acide pliocénique hydraté. En décantant l’acide avec une pipette et ajoutant 33,4 Par6es d’eau, on obtient une nouvelle quantité d’acide hydraté qu’on décante comme le premier. Il est impossible en ajoutant une nouvelle quantité d’eau d’obtenir de nouveau de l’acide , le phocénate étant épuisé. L’acide phocénique a été trouvé dans les baies de la viorne ( Jriburnum opulus).

L’acide phocénique est un liquide incolore , d’une odeur forte; il ne bout qu’au-dessus de ioo°;il reste liquide à 90 ; ilse volatilise avec l’eau sans éprouver de décomposition ; sans ce liquide, il se décompose. Il y a des points d’analogie entre l’acide phocénique et les huiles essentielles. Comme ces huiles, il s’enflamme par l’approche d’un corps en combustion , se dissout en petite quantité dans l’eau , en toutes proportions dans l’alcool. Cet acide est formé de 9,89 d’eau pour 100 d’acide sec; en retranchant ce liquide, cet acide est formé

de 66 , 390 de carbone ,

* de 26,o3o d’oxigène,

de 7,080 d’hydrogène.

Cet acide s’obtient en très petite quantité ; il n’est pas employé. (A. C.)

ACIDE PURPURIQUE. La découverte de cet acide est due à Brugnatelli, qui, le 12 mars 1818, communiqua à l’Institut de Milan la connaissance d’un acide qu’il avait obtenu en traitant l’acide urique par l’acide nitrique ; il exposa alors les caractères qu’il avait reconnus à ce nouveau produit. Un travail sur

le même sujet fut présenté à la Société Royale de Londres le 1 1 juin 1818 , et la lecture de ce mémoire fit voir que l’acide annoncé par Brugnatelli n’était pas à l’état de pureté. Le docteur Prout lui donna le nom à’ acide purpurique, à cause de la propriété qu’il a de former avec les substances alcalines des composés d’une belle couleur pourpre. Depuis, divers chimistes se sont occupés de cet acide ; de ce nombre sont MM. Wollaston, Yauquelin, Lassaigne etQuenesville fils. M. Vauquelin, en examinant le travail des deux chimistes étrangers, reconnut que tous deux avaient été induits en erreur, et que l’acide pur était incolore et donnait, par sa combinaison avec les bases, des sels incolores. Cet acide, composé de 87,34 de charbon; de 29,34 d’oxigène; de 1 7,22 d’hydrogène , et de 16,04 d’azote, est soluble dans l’eau et dans l’alcool, cristallisant difficilement. Soumis à Faction d’une douce chaleur, il se fond, devient luisant comme de la gomme. Il n’est pas usité. (A. C.)

ACOUCHI (RÉSINE). Pour Alouchi. P . Résine ALOUCHl , t. IV, p. 4o3. 1

ADRAGANTINE. Substance immédiate particulière qui se trouve dans la gomme adraganthe. V. ce mot.

‘AGÉDOITE. Matière particulière trouvée par M. Robiquet dans la racine de réglisse. V . ce mot. Selon M. Plisson ( Annales de Physique et de Chimie } janvier 1828) , elle est identique avec l’asparagine.

AJAYA. Murray ( Appar . medic t. VI, p. 239) a décrit sous ce nom des graines d’un arbre du Malabar, sur lequel .aucun renseignement n’a été fourni postérieurement.

AJÜGA REPTANS. F./Bugle.

ALHAGI. Nom d’un arbre d’Orient qui fournit une sorte de manne. V . ce mot.

AU SM A PLANTAGO. V. Flûteau.

ALLAN TOI QUE. V. Acide allantoïque.

ALLÉLUIA. Nom vulgaire de YOxalis acetosella, L. V. Su-

RELLE ACIDE.

ALLÏUM CEPA. V. Oignon.

ÀLLIUM SATIY.UM, V . Ail.

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