‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 101 sur 193 · ÉCORCE DU MALABAR · texte numérisé non relu

ÉCORCE DU MALABAR

Par la définition que nous avons donnée de l’écorce , en tête de cet article , on voit que nous n’y comprenons nullement les enveloppes extérieures des autres organes des végétaux , telles que les racines et les fruits. On ne peut strictement leur assigner la même organisation, puisque ces parties n’ont pas toutes la même origine , et qu’elles sont modifiées par d’autres influences que les écorces des arbres. Celles des racines sont d’ailleurs rarement employées isolément (i) , quoiqu’elles paraissent exclusivement posséder les propriétés de ces racines , et que le mediiullium ou substance centrale soit souvent inerte ; mais la substance centrale n’ayant que de très petites dimensions , on ne peut la séparer de l’écorce que par la pulvérisation et la tamisation ; c’est ce qui se voit dans la poudre d’ipécacuanha , où les dernières portions qui restent sur le tamis sont presque entièrement composées de débris ligneux. Ainsi , les écorces des racines des plantes herbacées sont confondues avec les racines dans leurs usages pharmaceutiques.

Quant aux fruits, leurs parties externes, que l’on nomme écorces ou zestes dans quelques-uns, sont parsemées de glandes pleines d’huile essentielle qui leur communiquent des propriétés assez actives. Cette partie organique, si distincte dans les oranges et les citrons, est, selon M. De Candolle , un prolongement du disque ou torus, qui finit par recouvrir les carpelles. Nous parlerons de leurs usages en donnant l’histoire de chacun des fruits.

ÉCORCE CARYOCOSTIN. Les anciens pharmacologistes nommaient ainsi de grosses écorces qui paraissent être celles de Winter. V. ce mot.

ÉCORCE ÉLEUTHÉRIENNE. Synonyme de Cascarille. V. ce mot.

ÉCORCE DU MALABAR Nom employé dans quelques ou-

(i ) Les racines des arbres ou arbrisseaux sont pourvues d’une partie centrale ligneuse dont le diamètre est considérable , et qui n’a que peu d’activité'; il convient alors de n’employer que l’ècorée; c’est ce qu’on fait pour la racine de grenadier.

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