‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 100 sur 193 · ÉCORCE · texte numérisé non relu

ÉCORCE

corticales ; et comme cet endurcissement s'opère de l’intérieur à l'extérieur, c'est précisément le contraire de ce qui arrive à l'aubier et aux couches ligneuses, dont les plus dures occupent le centre de l’arbre.

Les plantes monocotylédones semblent dépourvues d’écorce proprement dite, ou plutôt leur enveloppe extérieure est constituée tout différemment de celle des dicotylédones. Elle est formée par les débris des pétioles des feuilles dont le verticille se renouvelle chaque -année. D’après l’ingénieuse remarque de M. Lestiboudois , le trône des Palmiers forme un système dont le développement est semblable à celui de l’écorce des dicotylédones , et conséquemment les Palmiers seraient entièrement dépourvus du système central ou de ce que nous nommons bois dans les arbres de nos climats.

Nous avons dit que les écorces sont le foyer de plusieurs sécrétions végétales très importantes, puisque c’est en elles qu'existent les réservoirs ou vaisseaux de sucs propres. C’est aux écorces de plusieurs arbres que l’on pratique des incisions d’ou découlent plusieurs sucs gommeux ou résineux qui se concrètent par leur exposition à l’air. Il résulte de cette organisation, que, de toutes les parties d’un végétal, c’est l’écorce qui ordinairement possède au plus haut degré les propriétés actives ; c’est en elle qu’existent ordinairement les réservoirs de sucs propres, gommeux, résineux, huileux, volatils, acides, etc. ; il en est une foule où prédominent le tannin et l’acide gallique ; aussi la plupart de ces écorces sont usitées dans la Pharmacie, la tannerie et les arts économiques. Comme elles sont connues sous des dénominations universellement adoptées, nous les décrirons dans des articles particuliers , où nous en tracerons l’histoire aussi complètement que possible. En effet, quoique l’on dise souvent écorce de quinquina , écorce de garou, etc. , on se sert plus habituellement des mots quinquina, garou , etc,, pour désigner ces substances. Il faut en excepter quelques-unes dont on fait toujours précéder le nom vulgaire par le mot générique ; telles sont les écorces éleuthérienne , de Winter , du Malabar, du Pérou, etc. V. ces mots.

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