‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 111 sur 193 · ELLÉBORE NOIR · texte numérisé non relu

ELLÉBORE NOIR

partie supérieure. Les fleurs sont portées au nombre d’une ou deux sur des Rampes cylindriques ; elles sont roses , très grandes et accompagnées de bractées.

L’odeur de la racine d’ellébore noir est presque nulle ; sa saveur est légèrement styptique , puis âcre et brûlante, Elle était fort employée dans l’ancienne Thérapeutique, contre certains cas de manie et d’hydropisies passives , soit sous forme de poudre, soit en extrait, en infusion ou en teinture alcoolique. Les fameuses pilules hydragogues et toniques de Bâcher lui devaient particulièrement la réputation dont elles ont joui pendant long-temps Cependant, son usage est aujourd’hui abandonné, à cause des graves accidens qu’elle peut occasiolier. Appliquée sur la peau, elle y détermine cle l’inflammation, et même un véritable effet épispastique. Administrée à l’intérieur, elle provoque le vomissement et d’abondantes déjections alvines, accompagnées de violentes coliques. M. 0r~ fila la classe parmi les poisons âcres, et fait observer que la partie soluble dans l’eau en est la plus vénéneuse. On a substitué aux racines d’ellébore noir , celles de plusieurs renonculacées, telles que celles d 1 Adonis vernalis, de 7 'rollius europœus, et à' Acte a spicata , racines en général moins actives que celles des ellébores. MM. Feneulle et Capron ( Journal de Pharm. , novembre 1821 ) ont obtenu de l’ellébore noir : une huile volatile , une huile grasse, une matière résineuse, de la cire , un acide volatil , un principe amer, du muqueux , de l’albumine, du gallate de potasse, du gallate acide de chaux, et un sel à base d am m o 11 i a q ne .

11 est bien certain , d’après les observations du célèbre Tournefort , que notre ellébore noir n’est point la plante qui , sous cette dénomination, avait tant de célébrité chez les anciens , et qu’ils regardaient comme un spécifique souverain contre la manie. Cette prétendue efficacité était même devenue proverbiale ; car on disait d’un fonde toute espèce qu’il avait besoin d’ellébore. L’ellébore noir de l’antiquité est une plante indigène du Levant, décrite et figurée par M. Desfontaines (1) sous

(C Corollaire des plantes inédites de Tournefort, p. 58, pl. /j5.

le nom à? Helleborus onentalis . Au reste, cette espèce est extrêmement voisine , pour les formes , de notre Helleborus niger, et doit aussi s’en rapprocher beaucoup pour les propriétés médicales. Nous en dirons autant de 1’ Ellébore vert , Helleborus viridis , L. , plante beaucoup plus commune que Y Helleborus niger, et qui offre une racine d’une odeur un peu plus prononcée que l’ellébore noir, et dont la saveur n’est pas styptique , mais offre une grande âcreté mêlée d’amertume.

L’Ellébore fétide ou Pied de griffon , Helleborus fœtidus , Lv, qui croît abondamment le long des chemins dans les localités pierreuses de toute l’Europe, est remarquable , ainsi que l’indique son nom spécifique , par l’extrême puanteur de toutes ses parties. Sa racine est moins âcre que celle des espèces pré- ' cédentes. (A. R.)

ELLÉBORE ORIENTAL et ELLÉBORE VERT. Ces plantes , très voisines, par leurs caractères botaniques, de l’ellébore noir, s’en rapprochent aussi beaucoup parleurs propriétés. H. Ellébore NOIR. (A. R.)

EMBAUMEMENT. Balsamatio , Conditura cadciverum. Operation par laquelle on préserve les cadavres des animaux de la décomposition putride qui frappe tous les corps organisés dès l’instant où la vie a cessé. L’étymologie de ce mot indique l’usage que les anciens faisaient des baumes ou substances odorantes, dans leurs préparations cadavériques. Parmi les peuples qui ont perfectionné à un haut degré l’art de l’embaumement, on place en première ligne les Égyptiens, chez lesquels des croyances superstitieuses faisaient attacher beaucoup d’importance à la conservation des formes extérieures , non-seulement des humains , mais encore d’une foule d’animaux objets de vénération et de culte dans ces temps d’ignorance et de crédulité. Les Guanches , antiques aborigènes des îles Canaries , avaient aussi leurs momies ; mais c’était par des procédés plus simples qu’ils les préparaient ; ils se contentaient de faire sécher rapidement les corps , après l’extraction des viscères, et d’enduire les parties conservées de plusieurs couches d’un ver-

ms aromatique (1). En Égypte, les substances balsamiques n’étaient employées que dans une opération secondaire. Ils avaient le soin de saturer préalablement les corps dont on avait extrait les viscères et intestins, avec une lessive alcaline de ncitron ( sous-carbonate de soude ) , sel très commun en Égypte et qui se présentait naturellement sous leur main. Après l’action de ce sel sur la graisse et les parties muqueuses , on lavait les corps et on les faisait dessécher. C’était alors qu’on les vernissait extérieurement , et que l’on remplissait toutes les cavités de substances odorantes propres à éloigner les insectes, ou bien que Ton plongeait les cadavres dans du bitume chaud et liquide qui les pénétrait de toutes parts (2). L’accès de l’air et de l’humidité était en outre empêché par de nombreuses bandes enduites d’une substance gommeuse ou résineuse dont on enveloppait toutes les parties du corps. Au moyen de ces préparations, les momies égyptiennes se sont conservées jusqu’à nos jours dans un état parfait d’intégrité. Celles que nous avons observées dans les collections d’antiquités de M. Passalacqua étaient fort remarquables par les soins que paraissent y avoir apportés les embaumeurs; elles nous confirment néanmoins dans i’idée que nous nous étions formée du talent de ceux-ci, hommes doués d’une certaine adresse machinale , mais sans aucune science positive. En effet, à l’exception de l’immersion dans la solution alcaline , l’emploi des autres moyens prouve bien l’enfance de l’art. Ces poudres inertes, ces infiltrations de bitume, ces bandelettes de compression , ont presque totalement dénaturé les parties molles ; et quoi que Ton en ait dit de la facilité 'avec laquelle 011 a procédé naguère à la dissection d’une de ces momies, nous n’y avons vu que des débris informes et totalement carbonisés. Ce 11’est pas le temps qui a ainsi transformé les parties molles ; elles étaient dénaturées dès le commencement, et elles

(1) ïr. Bory de Saint-Vincent, Essais sur les îles Fortunées.

(■2) Selon le docteur Granville , c était dans la cire jaune liquéfiée que les. Egyptiens plongeaient leurs momies; en imitant un pareil procédé, il est parvenu à conserver des débris biama ins pendant plusieurs années. ( London et JParis Observer, 10 juillet 18'JÔ. )

3So EMBAUMEMENT.

sont demeurées telles jusqu’à nos jours , de même qu’elles ne subiraient plus de changemens ultérieurs, si la manie de posséder des curiosités étrangères ne tendait à faire disparaître ces monumens d’antic|uité, qui n’offrent de l’intérêt qu’autant qu’on les voit sur les lieux mêmes et dans les sépultures qui les renfermaient.

L’art d’embaumer n’a pu être perfectionné que d’après les données fournies par la Cliimie ; et tant que cette science est restée dans les ténèbres , on n’a fait qu’exécuter empiriquement les recettes plus ou moins défectueuses pratiquées depuis un temps immémorial. Les embaumemens des princes et des personnages illustres par leur naissance ou leur fortune coûtaient des prix fous , parce que l’on y employait une foule d’ingrédiens précieux , dont la plupart étaient inutiles , ou pouvaient être remplacés facilement par des drogues moins chères. On se sert encore aujourd’hui des aromates, maison en restreint le nombre, et l’on choisit principalement ceux de ces aromates les plus 'agréables et en même temps les plus propres à éloigner les insectes ou leurs larves. Nous indiquerons plus bas ceux dont il convient de se servir préférablement aux autres.

Quelles sont les difficultés qui s’opposent à la conservation des substances organiques, et par quels moyens chimiques arrivet-on à les surmonter? Cette question étant résolue, nous aurons toute la théorie des embauiqemens ; le reste ne sera que des accessoires plus ou moins superflus. Il est clans l’essence de tout corps 'organisé, composé de fluides et de solides, de subir la dissolution de ses élémens , quand ceux-ci ne sont plus maintenus en équilibre par l’influence vitale. Cette décomposition est d’autant plus rapide, que les agens extérieurs, tels que l’eau, le calorique, la lumière, etc., exercent sur eux une plus grande puissance. Les solides se détruisent par la fermentation des liquides ; ainsi , en faisant disparaître ceux-ci , soit par l’évaporation , soit par un moyen quelconque d’absorption , on arrête le mouvement de désorganisation des corps. Parmi les solides , ceux qui résistent le plus à la décomposition spontanée, ce sont ceux qui renferment le plus de sels minéraux inso-

EMBAUM EMEJN T . 38 c

lubies : tels sont, par exemple, les os et les dents des animaux» qui se composent presque entièrement de phosphates calcaires ; sans aucune préparation , ces parties solides subsistent indéfiniment, ainsi que le prouvent les ossemens fossiles, antiques débris d’un monde perdu, que l’on trouve dans les couches gypseuses de plusieurs pays, et particulièrement aux environs de Paris. Les parties molles qui constituent les systèmes musculaires et vasculaires étant excessivement altérables , ce n’est qu’autant qu’on les solidifie , qu’on les minéralisé , pour ainsi dire, qu’elles peuvent se conserver indéfiniment. Mais si l’on se contente d’en opérer la solidification en les desséchant , nonseulement on détruit toutes les formes , mais encore on n’est jamais certain que la décomposition n’aura pas lieu lorsque ces corps seront repris accidentellement par l’humidité aidée de la température , en un mot, dès qu’ils seront atteints parles agens extérieurs, il est donc nécessaire de transformer en corps inertes , par des combinaisons chimiques , les matériaux organiques dont se composent les parties molles. Or, on sait que l’albumine et la gélatine forment avec les substances végétales astringentes , et surtout avec certains oxides métalliques , des coagulum extrêmement tenaces , c’est-à-dire des précipités insolubles et très consistans ; c’est sur cette propriété que sera fondé l’art de solidifier les parties molles. En effet, l’emploi des poudres astringentes est un véritable tannage , par lequel on donne une consistance très dure à des sub&tances liquides sans en altérer notablement le volume, et par conséquent sans produire une grande déformation dans les parties que ces liquides tenaient distendues.

11 faut donc attribuer aux substances astringentes plutôt qu’aux aromates , la bonne conservation des corps de plusieurs personnages qui avaient été embaumés par le moyen de ces poudres. Lors cle la violation des sépultures royales de Saint-Denis , on a pu se convaincre que les corps les mieux conservés étaient ceux dans la préparation desquels on avait apporté le plus de soins , en même temps que parmi les drogues qui avaient servi à leur embaumement, il y avait eu un plus

grand nombre de matières éminemment astringentes. Le corps de Louis XIY, par exemple, était un des mieux conservés, quoique ce prince fût mort dans un âge très avancé, eU que ses jambes eussent été frappées de gangrène quelques jours avant le décès. Pour donner une idée de la méthode d’embaumement employée à cette époque , nous ferons connaître les circonstances de rembamnement du grand Roi. Le corps ayant été bien vidé, épongé, lavé avec l’alcool et étuve d’huile de lavande , on a passé sur toutes les régions une couche de baume du Pérou, puis on a rempli toutes les cavités d’une poudre dont nous allons donner la composition, et qui a été aussi appliquée en grande quantité à l’extérieur, puis on a enveloppé le corps dans une toile cirée, et on l’a renfermé dans un cercueil de plomb. Composition de la poudre : tan, 26 parties; aloès, myrrhe et asphalte , une partie de chaque; racines de souchet, d’iris de Florence , de valériane , d’aristoloche ronde, de gentiane , d’angélique , d’impératoire , de gingembre , 4 parties; ladanum , poivre noir, petit cardamomum , feuilles de scordium, d’absinthe , de thym , de marrube blanc , d’hyssope, 3 parties; benjoin, storax , encens , sandaraque , tacamahaca , 2 parties ; écorces d’oranges , sommités de marjolaine , de lavande, pouliot , girofle, et cassia lignea, une partie. Il est hors de doute qu’un grand nombre de ces drogues , et particulièrement les racines et les feuilles des plantes , sont plus nuisibles qu’utiles dans cette composition. Quelques-unes sont très amères , telle est la racine de gentiane ; d’autres sont très aromatiques, commelesracinesd’impératoire, qle valériane, etc. ; mais ces qualités physiques, bien loin d’éloigner les insectes, semblent au contraire les attirer; c’est du moins ce que l’on observe pour les racines d’ombellifères. Nous sommes donc fondés à croire qu’il est plus que superflu de faire entrer dans la composition d’une poudre balsamique astringente la plupart des plantes aromatiques qui ont servi à Fembaumement de Louis XIY.

On a souvent montré comme objets de curiosité, des têtes de sauvages de la Nouvelle-Zélande, ornées de leur épaisse

chevelure, et dont les traits de la face, sillonnés par le tatouage, avaient conservé toute leur expression. M. Lesson , pharmacien-naturaliste de la corvette la Coquille , nous en a fait voir quelques-unes dans un bel état de conservation, et qui nous semblent avoir été préparées au moyen d’une substance végétale excessivement astringente que nous ne connaissons pas , mais sur laquelle M. Lesson doit fournir des renseignemens. Ces tètes sont presque noires ; les yeux et le cerveau en ont été retirés , non-seulement parce que ces orgânes ne sont pas susceptibles de conservation , mais parce que les prêtres de ces anthropophages se les étaient réservés comme la partie la plus exquise du corps humain. Le procédé d’embaumement de ces têtes consiste donc dans un tannage pratiqué avec beaucoup plus de dextérité que dans les momies des anciens peuples de l’Égypte.

L’alcool rectifié , par son avidité pour l’eau, par son action sur l’albumine qu’il coagule , et par la propriété qu’il a de s’opposer à tout mouvement de fermentation, est employé avec beaucoup d’avantage dans la préparation des cadavres. La macération dans ce liquide est par conséquent une opération préliminaire qu’il convient de leur faire subir; mais l’alcool augmente d’utilité, lorsqu’on le considère comme dissolvant de certains sels métalliques qui, par leur combinaison avec quelques-uns des élémens des substance^ organiques , transforment celles-ci en compositions véritablement minérales et inaltérables. L’action des sels mercuriels, et surtout celle du sublimé corrosif (deuto-chlorure de mercure), sur les cadavres des animaux , est telle , qu’une tête humaine , préparée avec ce dernier sel par M le professeur Chaussier, s’est parfaitement conservée après plusieurs années d’exposition aux intempéries de l’atmosphère.

Le sous-carbonate de soude et le sulfate acide d’alumine sont encore des agens chimiques que l’on a proposé d’employer pour la conservation des cadavres. On fait tremper ceux-ci , après l’extraction des viscères , dans une solution légère du premier de ces sels, pendant quelques semaines,, puis

on les lave à grande eau , et on les plonge durant quelques jours dans un bain alumineux. On a soin de remplir toutes les cavités avec de la filasse ou des substances résineuses aromatiques. La dessiccation s’opère ensuite à l’air ou dans une étuve. C’est ainsi que M. Pelietan , dans le Diction, des Sciences médicales, a convenablement modifié l’ancien procédé de Clauderus et de Rouelle, qui employaient les muriates de potasse et d’ammoniaque, puis l’alcali volatil ou les alcalis fixes , et enfin l’alun. Ce procédé est économique , mais il 11e donne pas d’aussi bons résultats que celui qui a pour base le deuto-cblorure de mercure. C’est au moyen de ce sel que MM. Larrey et Ribes ont préparé le corps du colonel Moriaud, recueilli sur le champ de bataille d’Austerlitz, et que M. Boudet, pharmacien, a conservé celui d’une jeune fille de dix ans, qui avait si peu perdu' de ses formes, qu’il causait une illusion extraordinaire. Les moyens qu’ils ont mis en usage étant les plus parfaits et en même temps les plus simples, nous devons les mentionner ici comme modèles à imiter en pareilles circonstances; nous rapporterons ensuite le procédé par les substances astringentes et aromatiques, que l’on suit encore quelquefois.

L’extraction des viscères du corps du colonel Moriaud a été pratiquée de la manière suivante : au côté droit du ventre, et vers la région lombaire , on a fait une incision semi-lunaire qui a permis d’enlever les intestins , l’estomac , le foie , la rate, les reins, etc. ; on a coupé circulairement le diaphragme, puis le médiastin , la trachée-artère et l’œsophage à leur entrée dans la poitrine , et l’on a enlevé le cœur et les poumons. Une couronne de trépan , appliquée à la partie postérieure du crâne , a permis de vider le cerveau. On a épongé avec soin les cavités, et l’on a mis une certaine quantité de sublimé corrosif sur les parties charnues de leurs parois ; on les a remplies ensuite avec du crin bien sec, pour empêcher que les parois 11e se déformassent par leur affaissement. L’intérieur cle la bouche a été aussi rempli de sel mercuriel , et les traits de la face ont été protégés par des compresses graduées et des bandages appliqués méthodiquement. Le corps a été ensuite enveloppé dans des draps,

et placé dans une solution très chargée de deuto-chlorure de mercure , et envoyé à Paris. Au bout de trois mois , on l’en a retiré ; toutes les cavités ont été de nouveau remplies avec des étoupes , et l’on a remplacé par des yeux d’émail le globe de l’œil qui avait été vidé. Le corps ayant été desséché rapidement, on l’a enduit d’un vernis; il a été revêtu de l’uniforme de colonel , et on l’a placé sous une cage de verre.

Le corps de la jeune fille, préparé par M. Boudet, a exigé encore plus de soins que celui du colonel Morland. Il avait d’abord été plongé dans un bain d’alcool pur, puis dans un bain d’alcool contenant un peu de sublimé. On le fit ensuite séjourner dans une solution aqueuse très chargée de sublimé, pendant trois mois. On Ta ensuite suspendu sur des bandes pour le faire égoutter, et pour que sa dessication s’opérât sans déformation. Toutes les précautions accessoires furent prises pour maintenir la conservation des formes, et l’on eut le soin de rétablir, par des moyens artificiels, les traits du visage qui avaient été légèrement altérés. Ainsi on releva en cire la lèvre supérieure, et Ton peignit avec du fard la peau de la figure, qui avait acquis une teinte grise. Il est aisé de voir que , dans cette préparation, l’immersion dans l’alcool a d’abord agi par l’effet de l’alcool lui-même sur les principes constituans des parties charnues, et que ce menstme a ensuite disposé favorablement celles-ci à une prompte et plus intime combinaison avec le sublimé corrosif qui saturait le bain d’eau distillée.

La conservation des corps par l’emploi des sels métalliques est , nous le répétons , le moyen le plus facile à exécuter , et celui dont les résultats sont le moins susceptibles d’altération , surtout lorsque les corps doivent être mis en contact avec les agens extérieurs ; mais si les dépouilles mortelles des grands personnages sont, comme cela s’observe ordinairement chez les chrétiens , placées dans des eèrcueils hermétiquement fermés pour que la sépulture en soit inviolable, le mode d’embaumement par les astringens aromatiques peut encore être pratiqué comme autrefois , sauf les retranchemens des substances évidemment nuisibles ou su«-

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