ETE ER NITREUX
nitreux , dérange les rapports dans lesquels les deux corps sont primitivement réunis.
De nombreux essais ont conduit M. Pétroz à proposer le moyen suivant. On prend alcool absolu, 60 grammes (i once 7 gros) ; acide nitreux , 20 grammes (5 gros) ; acide sulfurique ,
5 grammes (1 gros 18 grains). On fait un mélange de l’alcool et de l’acide sulfurique , en versant ce dernier à plusieurs reprises dans l’alcool. On laisse refroidir; on ajoute alors l’acide nitreux. On introduit le tout dans une cornue de verre que l’on place sur un fourneau, et à laquelle on adapte un récipient. L’appareil étant disposé, on place sous la cornue deux ou trois charbons incan descens, et l’on continue la distillation jusqu’à ce que l’on ait obtenu 2 grammes de produit. Celuici est de l’éther nitreux qui 11’a besoin , pour être pur, que de séjourner quelques instans avec la magnésie. Le procédé de M. Pétroz a cela d’avantageux, qu’on peut opérer sur des quantités minimes , et, qu’en quelques instans , sans employer l’appareil de Woulf, on peut se procurer l’éther dont on a besoin. Cet éther, d’après l’auteur, paraît susceptible de mieux se conserver que celui obtenu parles autres procédés. De l’éther ainsi préparé fut conservé pendant dix mois ; au bout de cet espace de temps, il rougissait à peine le papier de tournesol.
Procédé de M. Durozier. Le but que s’est proposé M. Durozier , en publiant son procédé, est d’indiquer un moyen simple et facile qui pût faire éviter les inconvéniens qui résultent ordinairement de l’application du feu dans la préparation de l’éther nitreux : à cet effet , ce chimiste développe , à l’aide de l’acide sulfurique , le degré de chaleur nécessaire à la réaction de l’acide sur l’alcool, et conséquemment la formation de l’éther. L’appareil consiste en une cornue tubulée à long col , d’une capacité d’environ 6 pintes ; cette cornue est placée sur un bain de sable; son col se joint immédiatement à un serpentin qui, à sa partie inférieure, est uni à un ballon tubulé placé dans un vase destiné à recevoir un mélange réfrigérant ; de la tubulure du ballon part un tube de sûreté qui j va se rendre dans un flacon contenant de l’alcool destiné à 1
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dissoudre le peu d’éther qui s’échapperait. L’alcool qui sert à recueillir l’éther, sert à une opération suivante, ou à la préparation de l’éther nitrique. L’appareil étant disposé, les jointures lutées et les luis secs, on prend i5oo grammes (3 livres) d’alcool à 36° ; 011 y mêle ^5o grain, (1 livre 8 onces) d’acide nitrique à 3s°; 011 introduit ce mélange par la tubulure , en se servant d’un entonnoir à longue tige ; aussitôt après, on y ajoute de l’acide sulfurique concentré, 786 grain. (12 onces) ; on referme la tubulure avec un bouchon ; on assure celui-ci avec une ficelle , et l’on recouvre de lut. Cinq minutes après que le mélange de l’acide est fait, l’ébullition commence à se manifester; des stries d’éther tapissent les parois de la cornue, et bientôt après on voit l’éther couler abondamment dans le ballon placé sous le serpentin. Dès que l’ébullition cesse, l’opération est terminée: 011 enlève le produit contenu dans le ballon , et qui pèse environ 718 grammes (^3 onces) ; on le met en contact avec un lait de chaux ; on laisse réagir pendant un jour , en ayant soin de remuer de temps en temps; on décante ensuite l’éther, qui pèse de 320 à 302 grammes (10 à 11 onces). M. Guibourt , dans des observations sur la préparation de l’éther nitrique, lues à l’Académie royale de Médecine, en avril 1827, a annoncé que le procédé donné par M. Thénard peut fournir une quantité d’éther beaucoup plus considérable que celle qui a été annoncée ; mais que ce procédé offre quelques inconvéniens , en raison de la fragilité de l’appareil et de l’action violente qui se développe au moment de l’ébullition ; il a donné la préférence à un mode de préparation analogue à celui proposé par M. Durozier. Ce procédé consiste à adapter à une cornue tabulée, placée au bain-marie , une allonge et un serpentin en plomb , au bas de celui-ci est ajusté un récipient vide, duquel part un tube de sûreté dont la branche la plus longue va plonger dans un fia- I cou contenant de l’alcool ; 011 introduit dans la cornue un mé- 1 lange fait avec deux parties d’alcool à 35° et une partie d’acide i nitrique à 4°°; on chaude jusqu’à l’ébullition; on lave deux | fois le produit distillé, avec une solution saturée de borax