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est une considération importante sous le rapport de la description des plantes. Les fleurs sont attachées sur la tige ou sur la branche au moyen d’un support particulier qui a reçu le nom de pédoncule , et dans ce cas on les nomme pédonculées ; elles sont sessiles lorsqu’elles reposent immédiatement sur la tige. En général, elles sont terminales ou latérales, c’est-à-dire qu’elles terminent la branche ou naissent sur les côtés. On les dit axillaires quand elles naissent aux aisselles des feuilles ; so~ litaires quand il n’en vient qu’une seule dans un point quelconque de la tige; géminées , ter nées , etc. , s’il en naît deux, trois, etc. , à la fois ; enfin, si un grand nombre de fleurs forment une sorte de bouquet ou de faisceau , on dit qu’elles sont fas-ciculées. Pour éviter l’emploi de longues périphrases, plusieurs modes d’inflorescence ont reçu des noms particuliers. Ainsi , les fleurs sont dites en épi , lorsqu’elles sont sessiles le long d’un axe commun ; en grappe, quand elles sont attachées aussi à un axe commun et qu’elles forment une masse ovoïde o u cylindracée, mais chaque fleur est alors plus ou moins longuement pédicellée ; en panicule, lorsque l’axe commun se ramifie , et que ses divisions secondaires sont très allongées et écartées les unes des autres; en corjmbe , quand les pédoncules et les pédicelles partent de points différens de la partie supérieure de la tige , mais arrivent tous à peu près à la même hauteur ; en ombelle , quand les pédoncules arrivent également à la même hauteur , mais divergent tous cl’un même point de la tige. Les botanistes se servent encore de plusieurs autres mots pour désigner quelques modes particuliers d’inflorescence; telssont ceux de thprse , de cime , de serlule , etc. Nous ne faisons qu’indiquer légèrement ici les variétés de disposition de fleurs, de peur de nous laisser entraîner dans des détails qui ne seraient convenables que dans les ouvrages spéciaux de Botanique.
En parlant de la corolle, nous avons dit que c’était dans cette partie de la fleur que réside ordinairement l’odeur la plus suave; de celle-ci dépendent les propriétés des fleurs employées en Médecine. Les autres organes floraux en sont quelquefois im~
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prégnes, et alors ils ne sont pas rejetés comme inutiles. Ce soin n’esQpas sans présenter de l’économie dans la distillation de plusieurs fleurs odorantes, où, non-seulement il y aurait perte de temps à monder les corolles , mais encore où l’on perdrait beaucoup de principe volatil contenu dans les calices , les ovaires et même jusque dans les pédoncules ; aussi prescrit-on les sommités fleuries de ces plantes. Souvent les pétales sont très odorans, sans posséder crautres qualités physiques très prononcées , tandis que , par exemple , le calice , presque inodore , est cloué d’amertume et d’astringence à un degré très remarquable. Ailleurs, c’est le stigmate qui est le siège de l’odeur , de la couleur et de la saveur ; enfin , le pollen de certaines fleurs en est la partie essentielle sous le rapport pharmaceutique. Le choix de la partie de la fleur sera donc déterminé d’après la connaissance de ses propriétés ; on éliminera , dans quelques cas particuliers, les organes inertes, tels que l’onglet de certains pétales , le pédoncule et le calice , les étamines et le pistil de certaines fleurs , pour ne conserver que les parties odorantes , colorées, amères ou astringentes. Afin de ne pas présenter à nos lecteurs des répétitions inutiles, nous les envoyons aux articles Dessication, Distillation, Huiles volatiles, et à tous les mots qui désignen t, soit les opérations que l’on fait subir aux fleurs, soit les nombreux végétaux qu’elles fournissent, soit les principes actifs qu’elles contiennent. (A. R.)
FLEURS D’ANTIMOINE. Protoxide d’antimoine sublimé. y. Antimoine , p. 3 12.
FLEURS DE BENJOIN. V. Acide benzoïque.
FLEURS MARITALES. V, Hydro-chlorate de fer.
FLEURS DE SOUFRE. V . Soufre.
FLEURS DE ZINC. V. Oxide de zinc.
FLÜATES. On a donné le nom de finales aux sels qui résultent de l’union de l’acide fluorique avec les bases salifiables. Ces sels ne sont pas employés dans Fart médical. Le fluate à base de chaux est mis en usage pour obtenir l’acide fluorique et l’acide fluoborique. J\ le t Ier, p. 82 et suivantes.