‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 183 sur 193 · GAROU · texte numérisé non relu

GAROU

redoute Faction irritante de celles-ci sur les organes génitourinaires. Cependant Fusage du garou n’est pas sans quelques inconvéniens graves , comme , par exemple , d’occasioner des démangeaisons insupportables qui résultent de son application long-temps prolongée ; il fait même naître des boutons aux environs de la partie sur laquelle il est appliqué. On remédie à cet accident en lavant la partie avec un peu d’eau de guimauve. Le garou est beaucoup moins usité qu’il n’était autrefois , parce que les pharmaciens ont imaginé une foule de préparations épispastiques , sous des formes appropriées au but que le médecin se propose, préparations dont le principe actif réside dans les cantharides qu’ils emploient. Cependant la pommade de garou est préférée lorsqu’on craint d’irriter les organes génitourinaires , surtout chez les femmes et les enfans. Au sujet de cette pommade , il n’est peut-être pas inutile de signaler ici , dans l’intérêt des médecins qui croient prescrire une préparation simplement végétale, une substitution que beaucoup de pharmaciens se permettent sans scrupule ; c’est que les pommades dites au garou sont presque toujours composées de corps gras tenant en dissolution un principe vésicant extrait des cantharides ; mais comme on a rarement observé , dans leur usage , les mauvais effets que l’on reproche aux cantharides, il s’ensuit que la sophistication dont il s’agit n’est pas aussi dangereuse qu’elle semblerait d’abord, en faisant attention seulement à la nature de la substance active. On a tort néanmoins de donner cette préparation sous un nom capable d’induire en. erreur sur l’énergie de ses propriétés.

Prise intérieurement , l’écorce du garou détermine tous les accidens des substances âcres et corrosives. Cependant elle a été recommandée , ainsi que les feuilles , en décoction contre les liydropisies et la syphilis constitutionnelle. Cette décoction, moins âcre que l’écorce et les feuilles en nature , est un violent purgatif. L’usage en est aujourd’hui abandonné.

Les paysans du nord de la Russie emploient les baies du Daphné Mezereum comme vomitif, contre la coqueluche. Pallas dit qu’il faut trente de ççs baies pour purger un paysan:

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