COLLE
du colchique , que les toxicologistes regardent comme un poison éminemment âcre. Il paraît que le bulbe du colchique en contient une plus ou moins grande dose, selon qu’il a acquis plus ou moins de développement. Ce n’est même qu’à l’époque où la plante a pris tout son accroissement, que les propriétés de ce bulbe ont atteint leur maximum d’intensité. Les maladies dans lesquelles on l’a employé avec le plus de succès sont les différentes espèces d’hydropisies. Son action est la même que celle des autres médicamens drastiques et diurétiques. On fait usage de la poudre , en commençant par une dose très faible , comme 2 à 3 grains, que l’on augmente graduellement. On en prépare un vinaigre, un oxymel et une teinture alcoolique. C’est sous la forme d’oxymel qu’on administre ordinairement le colchique. La dose en est d’une once à deux onces dans un véhicule approprié. Celle de la teinture est d’un à quatre gros ; elle est rarement usitée. (A. R.)
COLCOTHAR. V. Oxide de fer rouge.
COLÉOPTÈRES. Coleopt era. Ordre de la classe des Insectes, établi par Linné et adopté , avec quelques retranchemens , par tous les entomologistes modernes. Il est essentiellement caractérisé par quatre ailes, dont les deux supérieures en forme d’étuis, et que l’on a nommées éljtres ; les inférieures membraneuses , pliées transversalement. Geoffroy a divisé cet ordre en quatre sections , nommées Pentamères, Hétéromères, Tétra mères et Trimères, d’après le nombre des articles de leurs tarses. Les espèces qui composent cet ordre sont excessivement nombreuses : le catalogue de la collection du général comte Dej ean, publié en 1821, en énumère près de 7000 , nombre qui s’est prodigieusement accru depuis cette époque. Parmi ces insectes , il n’en est que bien peu de véritablement utiles ; sous ce rapport nous ne pouvons citer que la cantharide et le my labre de la chicorée. T. ces mots. (A. R.)
COLLE DE PATE. La colle de pâte est une préparation que l’on obtient en délayant de la farine de blé avec un peu d’eau d’abord, afin de bien la mêler sans obtenir de grumeaux. On augmente ensuite la quantité d’eau , en ayant soin de remuer
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pour obtenir un liquide homogène , ayant la blancheur et la consistance du lait. On met ce lait sur le feu, et l’on chauffe jusqu’à l’ébullition, en remuant sans cesse pour empêcher la colle de s’attacher au fond du vase. Pendant cette opération, onvoït le liquide s’épaissir considérablement. Après quelques minutes d’ébullition , on retire la colle de dessus le feu ; on la coule dans des vases où , par refroidissement , elle se prend en une masse demi-solide , tremblante lorsqu’on l’agite.
Les diverses farines peuvent servir à la préparation de la colle. On en prépare aussi avec le tubercule du Solarium tube rosum , la pomme de terre. On prépare avec l’amidon une variété de colle de pâte qu’on appelle empois. V . ce mot. (A. G.) COLLE DE POISSON. V. Ichtyocolle.
COLLE D’OS. V. Gélatine.
COLLE FORTE. V. Gélatine.
COLLINSONIA CANADENSIS. Depuis un petit nombre d’années, quelques médecins des États-Unis d’Amérique ont employé la racine de cette plante , qui appartient à la famille des Labiées, et à la Didynamie Gymnospennie , L. Elle croît abondamment dans le nord de l’Amérique. Le docteur Ch! Hooker de New-Haven vient de publier (i) un essai sur les propriétés de cette racine. Elle est tonique, astringente et diurétique; on en fait usage dans les maladies des voies urinaires , principalement dans les catarrhes de la vessie. Il résulte d’un essai d’analyse chimique de cette racine , qu’elle ne contient point de mucilage ni de résine ; qu’elle donne des traces d’un acide que I l’auteur suppose être l’acide gallique ; qu’elle renferme une i quantité considérable de tannin et de principe extractif uni au j principe colorant. Soumise à la distillation , la liqueur qui s’est j élevée avait un aspect laiteux , du à la grande quantité d’huile i volatile dont la plante est pénétrée. C’est à cette huile volatile ; que M. Hooker attribue les propriétés de la racine ; car elle 11e ;j produit de bons effets que lorsqu’on en fait usage râpée et à l’état de fraîcheur. En ce cas , il serait utile d’en obtenir l’huile ' i — ■ — - ■■ — - - ----- -
(1) Ann. <lc la Soc. Lion, de Paris, novembre 1826.
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volatile , et d’examiner avec soin Faction de celle-ci , ainsi que les doses auxquelles on peut l’employer. (A. R.)
COLLYRES. On a donné le nom de collyres à des médicamens employés pour combattre les maladies des yeux. Ces préparations sont à l’état sec, à l’état liquide et quelquefois à Fétat de vapeurs. Les collyres secs sont composés de poudres très fines que l’on insuffle dans l’œil avec un tuyau de plume. Parmi les poudres employées , on peut citer celles préparées avec le sucre candi, le vitriol blanc, la tutliie, le mercure doux , le sel ammoniac. Les collyres liquides sont préparés avec les décoctions émollientes, les eaux distillées de roses, de plantain, d’eupbraise, de fenouil, de bleuet, dans lesquelles on fait entrer diverses substances : le sulfate de zinc , le laudanum , l’iris de Florence, l’acétate de plomb. C’est au praticien à indiquer les substances qu’il faut employer. Quelques onguens sont employés pour frotter les bords des paupières : on considère ces préparations comme des collyres. (A. C.)
COLLYRE AMMONIACAL SEC , Poudre de Laeyson. La poudre dite de Laeyson, qui est vendue comme propre à fortifier la vue , a été analysée par différens chimistes. Un journal allemand a donné sa composition comme étant la suivante :
Hydro-chlorate d’ammoniaque. . . i partie,
Sous-carbonate de potasse 2 parties ;
ou encore, carbonate d’ammoniaque ét poudre aromatique colorée. M. Henry fils a indiqué le moyen de le préparer, et les résultats de son analyse , qui sont : hydro-chlorate d’ammoniaque , 45 centigrammes ( 9 grains ) ; chaux hydratée , 6 grammes 43 centigrammes ( 1 gros 45 grains ) ; silice , alumine et magnésie , 3i centigrammes (6 grains); per-oxide de fer, 18 centigrammes (3 grains); noir de fumée, 19 centigrammes ( 3 grains ) ; écorce de cannelle et girofle , 22 centigram. (4 grains) ; eau, 2 gram. 21 centigram. (4o grains) (1).
(1) M. Menigaut, pharmacien , a donné une troisième analyse de la poudre de Laeyson. ( P. Journal de Chimie médicale , t. Il , p. i3/j- }