‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 45 sur 193 · Tome IL · texte numérisé non relu

Tome IL

I78 COLOMBIUM.

Solution de pierre divine.

Eau commune. ..... 25o grammes (8 onces) ,

Pierre divine i gramme (18 grains).

Dissolvez. (A. C.)

COLOCYNTINE. Principe amer delà coloquinte. V. ce mot.

COLOMBATES. On a donné le nom de colombates aux sels qui résultent de Punion de Pacide colombique avec les bases salifiables. La découverte de ces sels est due à M. Hatchett. Ils sont peu connus et inusités. (A. C.)

COLOMBIUM , Tantale. Le colombium est un corps combustible simple, découvert en 1801, par M. Hatchett, dans un minéral venant d’Amérique. Le nom de colombium lui fut donné en souvenir de Cristophe Colomb. Ce métal fut quelque temps après (en 1802) trouvé par Ekeberg dans des minéraux provenant des mines de Suède. Il lui donna alors le nom de Tantale. En 1809, M. Vollaston s’étant procuré des minéraux semblables à ceux examinés par M. Ekeberg, et ayant comparé les produits qu’il en obtint avec ceux qui provenaient de l’analyse de M. Hatchett, il fut conduit à reconnaître que le tantale et le colombium étaient le même métal.

Le colombium existe dans la nature à l’état d’acide , et combiné avec les oxides de fer, de manganèse et d’yttria , et , selon Berzélius, avec de l’oxide d’étain en très petite quantité.

On obtient le colombium en mêlant Pacide colombique [V. ce mot) avec du charbon, soumettant le mélange à un fort feu de forge, pour opérer la réduction et obtenir le métal.

D’après MM. Berzélius, Galin et d’autres chimistes, le colombium est un métal d’un gris foncé. Frotté sur un corps dur, il acquiert le poli et le brillant métallique ; il raie le verre. Réduit en poudre , il devient terne et acquiert une couleur brune. Le plus violent feu de forge l’agglutine seulement; et comme on ne peut pas le fondre , on n’a pu prendre sa densité. A la température ordinaire de l’atmosphère, il n’a aucune action sur l’oxigène ni sur Pair sec. Chauffé au rouge à Pair libre , il s’embrase , brûle faiblement , absorbe quelques

COLOMBO. i:g

Centièmes d’oxigène, et se convertit en une poudre grisâtre.

Ce métal n’a pas été employé jusqu’à présent dans la Médecine ni dans les arts. (A. C.)

COLOMBO ou COLUMBO. On nomme ainsi la racine du Cocculus palmatus, DC. ou Menispermum palmalum, Lamck.

— Bicli. Bot. méd. , t. II, p. 644 > plante de la famille des Ménispermées et de la Dioecie Dodécandrie , L. Ce nom de Colombo lui vient de ce qu’on l’apportait autrefois de la ville * de Colombo, dans Pile de Ceylan ; mais la plus grande partie de la racine que le commerce fournit provient des côtes orientales d’Afrique, de Madagascar et du continent indien. Cette racine est en rouelles d’un à trois pouces de diamètre, ou en tronçons de 2 à 3 pouces de long. Elle est recouverte d’un épi* derme gris-jaunâtre , ou brunâtre, quelquefois uni, ordinairement marqué de rugosités irrégulières , et non de stries circulaires parallèles. Les surfaces transversales sont déprimées à leur centre , d’un jaune verdâtre, plus pâle à mesure que l’on s’éloigne de la circonférence; elles offrent des impressions concentriques comme celles de la racine de la bryone , avec laquelle celle de Colombo offre quelques ressemblances ; enfin , vers la limite des couches corticales et ligneuses , on voit un cercle plus foncé. La poudre a une teinte verdâtre, qui devient, par le temps, plus foncée et comme brunâtre. Sa saveur est très amère , son odeur désagréable , mais très faible.

On doit à M. Planche (i) une analyse chimique de cette racine; il en a obtenu : i°. le tiers de son poids d’amidon ; 2°. une matière azotée très abondante; 3°. une matière jaune, amère, non précipitable par les sels métalliques; 4°- des traces d’huile volatile ; 5°. du ligneux ; 6°. des sels de chaux et de potasse, de l’oxide de fer et de la silice. Ces résultats ont été confirmés jj par M. Guibourt, qui a repris l’examen chimique de la racine ; de Colombo , dans la vue de comparer sa composition avec celle a d’une fausse racine de Colombo que l’on débite depuis quelques

(i) V. Journal de Pharmacie, t. III, p. 289.

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