‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 46 sur 193 · COLOMBO · texte numérisé non relu

COLOMBO

années , et dont il sera question plus bas. La grande quantité d’amidon contenue dans la racine de Colombo, et qui estjdécèlée si facilement par Faction de la teinture d’iode, est un caractère précieux pour reconnaître la sophistication que l’on pourrait en faire au moyen d’autres racines dont les qualités extérieures seraient analogues. Il est même raisonnable d’attribuer en partie à la présence de l’amidon certaines propriétés médicales de cette racine , propriétés qui ont autrefois été en grande réputation dans les diarrhées, les dyssenteries, contre les vomissemens opiniâtres, etc. On a observé avec raison qu’il n est pas indifférent d’employer cette racine en décoction ou en infusion. Par la première de ces opérations , on extrait non-seulement les principes extractifs amers, mais encore la fécule, qui alors tempère ou modifie Faction de ceux-ci ; tandis que par l’infusion , on obtient un médicament simplement amer et tonique. Le docteur Duncan , dans le Nouveau Dispensaire d’Édimbourg, avance que la racine de Colombo contient de la cinclionine ; mais cette assertion n’est appuyée d’aucune autorité, et n’a pas, que nous sachions, été confirmée par aucun chimiste.

La poudre de Colombo s’administre à la dose d’un scrupule, sous forme de bols ou d’électuaires , en se servant d’un sirop amer pour intermède. La décoction se fait avec demi-once de la racine pour deux livres d’eau. On prépare aussi une teinture alcoolique de Colombo.

Les propriétés actives de cette racine ayant été bien constatées par les médecins , peut-être même un peu trop vantées , son usage se répandit prodigieusement en Europe , et surtout en Angleterre. Mais comme le vrai Colombo se tirait de contrées éloignées, et qu’il était devenu rare dans le commerce, les marchands lui substituèrent une autre racine dont les apparences sont semblables , mais qui en diffère totalement par les propriétés. M. Guibourt , qui a signalé cette sophistication, a donné (i) les moyens de la reconnaître. Le faux colombo est apporté des États Barbaresques ; on n’a pu déterminer quelle

(i) T7". Journal de Chimie médicale, t. II , p. 336.

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