CORNES
fruits composés de deux portions parfaitement sphériques. Cette plante est moins odorante que la grande coriandre. (A . R .)
CORIARIA. C’est le npm générique d’un arbrisseau dont toutes les parties sont très astringentes , et conséquemment employées pour tanner les cuirs, et dont les feuilles, analogues à celles du myrte,1 lui ont fait imposer le nom spécifique de myrtifolia. On le connaît vulgairement sous le nom de sumac des teinturiers ; mais il ne faut pas le confondre avec le vrai sumac ou roure des corroyeurs , qui est une espèce du genre Rhus. V. Sumac. < (A. R.)
CORNE DE CERF. La corne de cerf est fournie par un animal ruminant de l’ordre des Mammifères , le Cervus elaphus 3 L. Ces excroissances poussent sur le front de l’animal, tombent chaque année , et poussent de noûveau , enveloppées d’une membrane épaisse recouverte de poil, qui se détache lorsque les cornes approchent du terme de leur accroissement.
L’examen de la composition de ces excroissances a été fait par plusieurs chimistes, au nombre desquels on compte Fourcroy, Geoffroy , Hatchett, Scheèle, Rouelle, etc. Ces chimistes ont trouvé, pour résultat de leurs recherches, que la corne de cerf contient : i°. de la gélatine ; 20. du phosphate de chaux ; 3°. du carbonate de la même base; 4°* des traces de carbonate de soude ( 1 ) . M. Merat Guillot a établi cette composition de la manière suivante pour 100 de corne de cerf:
Gélatine . 27
Phosphate de chaux 57, 5o
Carbonate de chaux 1
Eau et perte » 1 4 , 5o
La corne de cerf est employée en Pharmacie à la préparation des gelées. Lorsqu’elle est calcinée au blanc et amenée par la chaleur à l’état de phosphate de chaux mêlé d’un peu de carbonate , on la fait entrer dans diverses préparations. On en
(1) Tableaux chimiques du règne animal ; John et Robinet.
lait des trochisques désignés sous le nom de irochisques de corne de cerf.
La corne de cerf est vendue dans le commerce sous deux e'tats: i°. en morceaux pointus appelés cornichons , et qui sont la partie supérieure des andouiilers séparés de la corne entière ; 2°. divisée (à l’état de râpures). La corne de cerf ainsi divisée est de deux couleurs : la corne de cerf grise est la véritable , et la corne de cerf blanche, qui est de la râpure d’os. Le praticien doit donc recommander l’emploi de la corne de cerf grise lorsqu’il ordonne la gelée de corne de cerf. Le pharmacien doit avoir soin de priver ce produit de la poussière qu’il contient, en le remuant sur un tamis avant de l’employer.
Ce produit est regardé comme nutritif, mais il a besoin pour cela d’être soumis à l’ébullition; par ce procédé, if fournit une solution gélatineuse adoucissante , que l’on a administrée avec succès contre les diarrhées et les flux anciens.
CORNE DE CERF CALCINÉE. La corne de cerf calcinée est un produit solide, formé de phosphate de chaux mêlé d’une petite quantité de carbonate ; ces sels , qui forment la base de la corne de cerf , doivent être isolés de l’eau de la gélatine par l’action de la chaleur.
On doit à M. Planche le mode d’agir que nous allons rapporter, et qui doit être suivi pour obtenir ce produit convenablement préparé.
On établit sur la grille d’un fourneau de réverbère une couche de charbon de bois de la hauteur d’environ 2 pouces, on achève de remplir le laboratoire du fourneau avec des morceaux de corne; on a soin de laisser entre les morceaux une distance convenable, afin que l’air puisse circuler librement; on place sur le laboratoire le dôme du fourneau ; on place sur la cheminée du dôme un tuyau de tôle ; on lute les jointures du fourneau ; on allume ensuite le charbon : ce corps , en brûlant , communique assez de chaleur à la corne de cerf pour que celle-ci puisse brûler à son tour ; l’opération se continue d’ellcmême. On s’aperçoit qu’elle est terminée quand il ne sort plus