COSTUS
professions , et quelquefois par des gens de la plus crasse ignorance ; on doit rejeter ceux dont la nature est inconnue et qui sont offerts par des charlatans, comme possédant des propriétés innombrables. (A. C.)
COSMIBUENA. Ruiz et Pavon ont décrit sous ce nom générique , deux arbres qui fournissent diverses sortes de quinquina ; mais ce genre rentre dans le Cinchona de Linné , et il a été supprimé par tous les auteurs, y. Quinquina. (A. R.)
COSTUS. Ce nom était donné par les anciens auteurs grecs, latins • et arabes à des substances végétales sur lesquelles il est difficile d’avoir une opinion bien arrêtée. Ils distinguaient trois sortes de costus, savoir: le Cos tus arabicus , le Costus irtdicus et le Costus sjriacus. Mais ces substances , à l’exception de la première , offraient des caractères tellement insignifians , que l’on 11e sait trop ce qu’ils ont voulu désigner. Le costus arabique était blanc, léger, d’une odeur suave et d’une saveur brûlante , propriétés qui s’appliquent à beaucoup de substances végétales , et entre autres au gingembre ; aussi Lamarck a-t-il pensé que c’était cette racine que les anciens ont nommée Costus arabicus. Commelin et Linné ont cru y reconnaître la racine blanche , rampante , noueuse , tendre et très fibreuse d’une plante de la Monandrie Monogynie , L., placée aujourd’hui dans la famille des Scitaminées , et à laquelle ils ont conservé le nom de Costus arabicus. Elle est figurée dans YHorlus malabaricus de Rheede , v. XI , tab. 8, sous le nom de Tsajana-Kua , et elle a pour patrie les îles de l’Archipel indien , et non l’Arabie , ce qui a fait changer son nom spécifique en celui de speciosus , adopté par les botanistes modernes. Quoi qu’il en soit de son origine, le Costus arabicus , si employé autrefois dans les monstrueuses préparations de la Pharmacie , est une racine dont le diamètre varie d’un demi-pouce à 1 8 lignes ; elle est cassée en morceaux de 2 à 3 pouces, grise extérieurement, d’une couleur plus pâle i à l’intérieur , offrant dans sa cassure plusieurs cellules rayonnantes remplies d’une substance rouge , laquelle est criblée de pores ronds ou tubes cylindriques visibles à la loupe. L’odeur