‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 61 sur 193 · CREUSETS · texte numérisé non relu

CREUSETS

Antilles, à l’Ile-de-France, et au Japon. Dans ces contrées si éloignées les unes des autres , il ne varie que par ses dimensions, plus considérables dans les climats chauds. On cultive le cresson aux environs de Rouen et de Senlis , dans des jardins à demi inondés que l’on nomme cressonnières . Les tiges de. cette plante herbacée sont rameuses, rampantes, étalées, redressées vers leurs extrémités , cylindriques et glabres. Les feuilles inférieures sont alternes , glabres , impari-pinnées , à folioles ovales arrondies , la terminale plus grande , presque cordiforme ; les supérieures sont simples et pétiolées. Les fleurs ont une couleur blanche , et forment des épis lâches à la partie supérieure des ramifications de la tige.

De toutes les Crucifères c’est la plante la plus fréquemment employée comme aliment ou assaisonnement et comme plante médicinale. Ses feuilles ont une saveur légèrement amère , très piquante, et sont par conséquent douées de propriétés stimulantes et anti-scorbutiques. On les mange crues en salade, et on en garnit les viandes cuites ou diverses sortes de mets.

Les pharmaciens expriment le suc du cresson de fontaine, qu’ils font entrer dans plusieurs préparations , et particulièrement dans le sirop anti-scorbutique.

CRESSON D’INDE ou DU PÉROU. La capucine ( Tropœo lum majus , L. ) est également connue sous ces noms vulgaires.

CRESSON DES PRÉS. Synonyme de cardamine des prés., V. ce mot.

CRESSON SAUVAGE. L’un des noms vulgaires du Nastur-* tium ou Sisymbrium sylvestre , petite plante à fleurs jaunes, qui croît abondamment le long des rivières ,r et particulièrement sur les bords de la Seine, jusque dans l’enceinte de Paris. Elle est douée, mais à un faible degré, de propriétés antiscorbutiques. (A. R.)

CREUSETS. On a donné le nom de creusets à des vases ayant ordinairement la forme cylindrique , ou conique à l’extérieur et présentant à l’intérieur celle d’un cône ou d’un cylindre terminé par un fond arrondi. Les creusets s’emploient pour faire subir à différentes substances un haut degré de chaleur.

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Ces vases sont faits en terre , en porcelaine , en fonte , en fer forgé, en argent , en platine , en or , etc. La préférence que Bon doit donner au creuset fait avec telle ou telle matière , dépend de la nature des substances que Bon veut chauffer, et du degré de température que Bon veut appliquer à ces substances.

Les creusets sont ordinairement munis d'une deuxième partie appelée couvercle ; elle sert à fermer ces vases et à empêcher qu’il ne puisse tomber de matières étrangères dans ce vase lors de l'opération.

Le platine et l'argent employés à la fabrication des creusets doivent être purs ; la fonte grise est employée pour faire les creusets des monnaies et pour celle des creusets employés dans la fabrication de Bhydro-cyanate de potasse ; la fonte noire est trop peu tenace, et la fonte blanche trop fusible. Les creusets en fer forgé sont destinés aux mêmes usages, mais ils sont plus chers. Les creusets en terre qui servent à une foule d’opérations, doivent être choisis très réfractaires ; ceux de Hesse, et ceux de la fabrique Beaufay , de Paris , sont préférés , parce qu’ils possèdent cette propriété. (A. C.)

CREUSETS BRASQUÉS. Les creusets brasqués sont des creusets que Bon emplit de charbon en poudre , mêlé avec un peu d'argile délayée ; on pratique au milieu de la masse qui a été fortement comprimée, une cavité qui est plus ou moins grande, selon les besoins.

Au lieu de brasquer des creusets, on fait des creusets avec le charbon même. On prend un charbon exempt de pores , on y pratique une cavité ; avec un autre charbon , on prépare un couvercle que Bon adapte au creuset.

Les creusets de charbon , lorsqu’ils doivent être soumis à la chaleur , doivent être enfermés dans d’autres vases et garantis par du sable, du contact de l’air et de la chaleur. (A. C.)

CRIBLE. On a donné le nom de crible à un instrument destiné à séparer les graines des ordures avec lesquelles elles sont mêlées. Le crible est souvent employé par le pharmacien , pour séparer des fleurs, des racines, des tiges, la terre, le sable, ou les autres matières étrangères qui pourraient y être mêlées.

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