‹ Dictionnaire des drogues simples et composées ou dictionnaire dhístoire naturelle médicale de pharmacologie et de chimie pharmaceutiqueChapitre 78 sur 193 · DELPHINE · texte numérisé non relu

DELPHINE

tîon des dépôts qui se forment dans les sucs des végétaux.

DÉLIQUESCENCE. On a donné le nom de déliquescence à la propriété que possèdent certains corps, d’attirer l’iiumidité de l’air et celle des corps qui les environnent , d’en absorber plus ou moins, et de passer de l’état sec à l’état humide, puis à l’état liquide.

Un grand nombre de sels et plusieurs acides, des oxides , jouissent de cette propriété. On a remarqué, et le fait est démontré, que les corps qui sont déliquescens cristallisent difficilement ou pas du tout , qu’ils sont solubles dans l’eau et aussi dans l’alcool. On doit donc conserver ces produits ( ex. , l’acide sulfurique, l’hydro-chlorate de cliaux , la potasse à l’alcool ) dans des flacons bien bouchés. M. Gay-Lussac a conir muniqué à l’Institut un mémoire sur cette propriété; ce mémoire est inséré par extrait dans les Ann. de Chimie , t. LXXXIÏ,p. 171. (A. C.)

DELPHINE, Madère active du staphysaigre. Cetfe substance a été découverte dans les graines du staphysaigre, ( Delphinium staphysagria ) par MM. Lassaigne et Feneulle; on l’obtient de la manière suivante.

On prépare des décoctions fortes de staphysaigre ; lorsqu’elles sont préparées, on les traite par la magnésie ; on fait bouillir , on recueille sur un filtre le précipité qui se forme , 011 le lave et on le traite par l’alcool bouillant , qui dissout la delphine et ne touche pas à la magnésie. On filtre, on fait évaporer la solution alcoolique, qui laisse pour résidu la delphine : quand elle est colorée , on la traite une deuxième fois par l’alcool bouillant; on ajoute un cinquième du poids de la delphine , de charbon animal ; on filtre , on fait évaporer la solution alcoolique filtrée.

La delphine est blanche , pulvérulente , ayant dans quelques-unes de ses parties un aspect cristallin ; elle est inodore ; sa saveur est amère , suivie d’âcreté. Soumise à l’action de la chaleur, elle se liquéfie comme la cire ; par le refroidissement, elle devient dure, cassante; à une température plus élevée,

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