Tome IL
s?4 .DIAMANT.
ment ; lorsqu'elles sont attaquées par des insectes , on les place seules dans une étuve chauffée à /±o° centigrades , afin de déterminer par cette chaleur la destruction des larves et des œufs.
DÉTERSIFS. On a donné ce nom à des médicamens auxquels on accorde la propriété de nettoyer les plaies et les ulcères. Ces médicamens sont ordinairement des lotions stimulantes qui excitent les surfaces et qui déterminent sur les chairs blafardes un changement d’état qui favorise la cicatrisation.
DIABÈTES. V. Sucre DE DIABÈTES.
DIACHYLON. Diachylum. y. Emplâtre diachylon.
DIADELPHIE. Nom de la dix-septième classe du système sexuel de Linné , renfermant toutes les plantes dont les étamines Sont réunies en deux faisceaux, tantôt par trois, comme dans lafumeterre, tantôt par quatre comme dans les polygala , mais plus communément en nombres irréguliers , l’un de dix étamines, l’autre d’une seule. Cette dernière disposition est très fréquente dans les Légumineuses ; mais il faut remarquer que plusieurs genres de celles-ci ont été placés dans la Diadelphie, quoiqu’ils fussent réellement monadelphes. (A. R.)
DIAGRÈDE. V. Scammonée.
DIAMANT. Le diamant est une pierre précieuse qui existe dans la nature * et que Bon rencontre en quelques lieux , dans l’Inde, dans les royaumes de Visapour et de Golconde , et au Brésil dans le district de Sero Dorio , dans les provinces de Saint-Paul, dans les campagnes^ de Cuiaha Guara de Paca. Parmi ces pierres , on en trouve dont les angles sont émoussés , et qui paraissent avoir été entraînées par les eaux d’autres présentent des formes régulières, l’octaèdre régulier, le dodécaèdre rliomboidal ; d’autres enfin ont vingt-quatre et quarante-huit faces. La couleur des diamans varie ; il y en a de blancs, de gris i de jaunes, de verts, de roses, de bleus clairs, de bruns ; leur poids spécifique est à celui de l’eau comme 355 et à ieo. Leur dureté est plus considérable que celle de tous les corps connus jusqu’à présent.
DIANDRIE. 27$'
Les diamans se rencontrent ordinairement dans des dépôts menacés plus ou moins ferrugineux, qui existent à la surface du sol , ou qui sont enfouis à peu de profondeur. Pour faire l’exploitation de ces sables, on change le lit des ruisseaux, on ramasse le gravier, on le lave , et l’on en retire les diamans.
La nature du diamant, long-temps inconnue, fut soupçonnée par Newton, qui avait observé que les corps les plus combustibles réfractaient le plus la lumière. En 169/} , les académiciens de Florence s’aperçurent que les diamans se consumaient lorsqu’on les exposait au foyer d’un miroir ardent. Les chimistes français s’étant ensuite occupés de ce travail , ils démontrèrent que le diamant calciné sans le contact de l’air à la plus haute température , ne perd rien de son poids ; mais qu’avec le contact de ce corps et de la chaleur , il se dissipe entièrement* Lavoisier fit ensuite voir que le produit de la combustion du diamant était de l’acide carbonique , et il conclut de ses expériences que ce corps avait la plus grande analogie avec le carbone pur. Après Lavoisier , d’autres chimistes s’occupèrent d’expériences tendant à rechercher si le carbone n’était pas accompagné dans le diamant d’autres substances ; mais ces recherches confirmèrent l’identité qui existe entre le carbone pur et le diamant. En effet , on reconnut que 27,88 de carbone ou 27,38 de diamant, en s’unissant avec 72,62 d’oxigène, donnaient également en résultat 100 parties d’acide carbonique.
Le diamant est transparent lorsqu’il est brut , mais beaucoup plus lorsqu’il est taillé; chauffé, il devient phosphorescent. Il jouit constamment de l’électricité vitrée.
La valeur de eettè pierre précieuse est en raison de sa grosseur et de sa diaphanéité.
Le diamant est employé pour couper le verre : pour cela on enchâsse de petits fragmens dans une masse d’étain, en ayant soin de laisser saillir un angle aigu qui sert à faire un tracé sur le verre ; la rupture se détermine ensuite sur le point tracé.
DIANDRIE. Linné a donné ce nom à la seconde classe de son système sexuel des végétaux , caractérisée par ses fleurs