DICTAME DE CRÈTE
à celui à’ Endogènes sous lequel il a désigné les Monocotylé— dones. Tous les arbres et arbustes de nos climats tempérés appartiennent à la division des Exogènes ou Dicotylédones.
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DICTAME BLANC. V. Fraxinelle.
DICTAME DE CRÈTE. Origanum Dictamnus , L. — Rich. Bot. méd., t. I , p. 266. ( Famille des Labiées, Juss. Didynamie Gymnospermie , L. ) Cette petite plante originaire du mont Ida , dans Bile de Crète , est cultivée depuis long-temps dans les jardins. Elle a des tiges courtes, à peine ligneuses, velues, garnies de feuilles arrondies, épaisses, blanches et tomenteuses, les supérieures moins velues que celles du bas. Les fleurs, dont la corolle est purpurine , forment un épi à l’extrémité d’un pédoncule commun , lequel épi est ordinairement divisé à son sommet en trois autres dont celui du milieu est le plus court. Les bractées sont grandes , ovales et purpurines. Cette plante a une saveur âcre et amère, une odeur aromatique, due à la présence d’une huile volatile assez abondante; mars, sous ce rapport, elle n’est pas supérieure à beaucoup d’autres Labiées, surtout à l’origan vulgaire et à la marjolaine, ses congénères. Ses propriétés médicales sont donc simplement excitantes , et ne justifient point la brillante réputation que la plante avait acquise aux yeux des anciens. S’il est constant que l’origan dictame soit le dictame de Crète , si célèbre par les chants d’Homère et de Virgile qui en attribuaient la connaissance exclusive aux sages et aux héros , il faut convenir que les vertus dont ils croyaient que les végétaux étaient doués se fondaient sur une crédulité empirique poussée à l’excès • car personne ne croit plus à la prompte cicatrisation des blessures par une plante aussi insignifiante que celle dont il est question dans cet article.
Le dictame de Crète entre dans la composition de plusieurs < préparations pharmaceutiques , telles que le diascordium , la ►1 confection d’Hyacinte, l’alcool général, l’opiatde Salomon, etc.
DIGESTEUR , Marmite de Papin, On a donné ce nom à un 1 vase cylindrique en fer ou en cùivre jaune, d’une assez grande
épaisseur, dont le couvercle, du même métal, est fixé sur la par-* tie inférieure par plusieurs vis. Au moyen de ce vase on peut porter un liquide à une très haute température sans qu’il puisse entrer en ébullition.
La marmite de Papin peut être employée à une foule d’u-> sages , à préparer très pomptement diverses préparations , la gelée de lichen, à retirer la gélatine des os , etc. , etc.
La marmite de Papin a reçu diverses applications dans les arts ; on Pa modifiée, et les auteurs de ces modifications lui ont donné des noms particuliers. (A. C.)
DIGESTEUR DISTILLATOIRE. On a donné ce nom à un appareil du à M. Chevreul , et qui peut servir avec avantage dans les cas d’analyse. Selon ce savant chimiste, l’eau , l’éther et l’alcool acquièrent à l’aide de cet instrument , une grande énergie , ils deviennent susceptibles d’attaquer des substances sur lesquelles ils n’auraient pas d’action à la pression ordinaire , en outre on peut aussi recueillir les produits vola-* tilisés , et connaître les quantités de liquides qui restent dans l’appareil , et opérer d’après ces connaissances. {Ann. de Chi-> mie , t. LXXXXYI. ) (A. C.)
DIGESTIF. V. Onguent de térébenthine et de jaune d’oeuf. DIGITALE POURPRÉE. Digitalis purpurea, L. - Rich. Bot. méd. , t. I, p. s36. (Famille des Scrophularinées , R. Brown. Didynamie Angiospermie , L. ) Vulgairement Doigtier, Gantelée ou Gant de Notre-Dame. Cette plante est très commune dans les localités montueuses de l’Europe tempérée, et particulièrement de plusieurs départemens occidentaux de la France ; elle n’est pas rare aux environs de Paris , où elle fleurit dans les mois de juin et juillet. On la cultive dans plusieurs jardins, à cause de la beauté de ses fleurs. De sa racine vivace ou bisannuelle s’élève une tige simple, droite, cylindrique, ve- lue, et qui atteint souvent plus d’un mètre de hauteur. Ses j feuilles radicales sont pétiolées , ovales , aiguës , légèrement onduleuses, blanchâtres et velues sur leurs deux faces. Les 1 fleurs forment au sommet de la tige un épi unilatéral ; chacune li d’elles est pédonculée, pendante, et munie à sa base d’une pe~?
tite bractée ovale et aiguë. La corolle a une forme très remarquable ; elle est d’une seule pièce, et simule grossièrement l'extrémité du doigt d’un gant ; sa couleur est ordinairement le rouge plus ou moins vif , tachetée à l’intérieur de petits points
noirs : on en trouve , mais rarement , une variété à fleurs blanches. Les quatre étamines didynames sont renfermées dans la corolle. Le fruit est une capsule ovoïde, acuminée, s’ouvrant en deux valves.
Les feuilles de digitale pourprée sont douées , surtout à l’état frais, d’une saveur amère , suivie d’âcreté ; leur odeur est nauséabonde , mais assez faible. On doit les récolter à l’époque de la floraison, et les conserver dàns un endroit sec, à l’abri de toute humidité.
Avant que de parler des propriétés médicales de cette plante, devenue si célèbre depuis quelques années par les observations des praticiens , il convient d’exposer en peu de mots les résultats que son analyse a fournis aux chimistes.
MM. Destouches et Bidault de Villiers obtinrent des produits qui n’ont jeté aucune lumière sur le mode d’action de la digitale. En effet , ils y signalèrent, comme principes immédiats, deux sortes d’extraits , l’un aqueux, l’autre alcoolique, qui avaient entre eux beaucoup d’analogie; une matière verte qui, quoique de nature huileuse , se précipitait au fond du vase; un résidu insoluble composé de plusieurs sels à base de chaux et de potasse, et quelques traces d’une matière alcaline carbonatée.
Dans le cours de ces dernières années, plusieurs chimistes ont de nouveau soumis à l’analyse la digitale pourprée. Nous ne pouvons offrir à nos lecteurs que de très courts détails sur celles qui nous ont paru les plus remarquables. La première insérée dans la Bibliothèque universelle des Sciences, numéro de juin 1824, est due à M. Auguste Le Royer, habile pharmacien de Genève. Une livre de digitale pourprée sèche fut successivement traitée par l’éther à froid et à une haute température. Les liquides filtrés avaient une couleur jaune-verdâtre et une saveur amère. Évaporés en consistance d’extrait, le résidu offrait une apparence, résineuse , attirant fortement
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l’humidité atmosphérique, et une amertume insupportable qui occasionait une sensation d’engourdissement sur la langue. Repris par Peau distillée, l’extrait éthéré s’y est dissous en partie, et l’autre portion s’est précipitée en présentant tous les caractères de la chlorophylle. La solution aqueuse rougissait le papier de tournesol , ce qui indiquait la présence d’un acide formant des sels solubles avec l’oxide de plomb etles bases terreuses ou alcalines. La partie traitée par le plomb fut évaporée à siccité, et reprise par l’éther rectifié, qui se chargea du principe amer dégagé de ceux avec lesquels il était joint. Une évaporation subséquente donna une substance brune , poisseuse , qui ramenait faiblement au bleu le papier de tournesol rougi par un acide. L’extrême déliquescence de cette matière l’empêcha de cristalliser d’une manière permanente et distincte. M. Le Royer l’assimila néanmoins aux alcalis végétaux , et la considéra comme le principe essentiellement actif de la plante, en lui donnant le nom de digitaline .
D’autres chimistes ont également reconnu un principe alcaloïde dans la digitale pourprée. Un auteur suédois, cité dans l’ouvrage de Chimie de Thompson , a signalé la découverte de ce principe. Dans la thèse sur la digitale pourprée, présentée à la Faculté de Médecine de Paris, en 1 824 , par le docteur Nicolle, unjeune chimiste , M. Pauquy, a publié un procédé très différent de celui de M. Le Royer , et par lequel il a prétendu avoir isolé un principe de nature alcaline et cristallisée, qu’il a aussi nommé digitaline , mais qui ne ressemble pas du tout à celui auquel M. Le Royer a donné ce nom. Ce procédé , qui , de l’aveu de Fauteur lui-même, demandait à être répété, consistait à faire bouillir des feuilles de digitale dans de l’eau aiguisée d’acide sulfurique , à faire rapprocher la décoction , et à la soumettre à l’ébullition avec de la magnésie calcinée ; celle-ci doit enlever Facide combiné au principe alcalin présumé dans la décoction. Pour isoler ce principe, le résidu refroidi et bien lavé fut traité par Fafcool rectifié et bouillant : la liqueur filtrée et concentrée jusqu’aux trois quarts, laissa déposer un corps blanc, inodore, d’une saveur acre , cristallisé en aiguilles très fines , insoluble
dans l’eau et soluble dans l’alcool et l’éther. L’alcalinité de ce principe cristallin était très sensible par l’action de son solutum alcoolique sur le papier de tournesol.
Sans prétendre nous ériger en juges de ces divers travaux, nous ferons néanmoins une simple observation sur le but auquel semblent tendre la plupart des chimistes qui s’occupent d’analyses de substances organiques ; c’est que, voulant trouver des alcalis partout , ils oublient qu’un grand nombre de substances immédiates , mais nullement alcalines ou salifiables , sont également douées de propriétés actives , et que les qualités physiques, comme la saveur, l’odeur, la couleur, qui sont les causes de ces propriétés, peuvent dépendre de principes huileux, volatils, résineux, gommeux, etc. , qui certainement ne passeront jamais pour des alcalis. Ainsi, en appliquant notre observation au sujet de cet article , nous pensons que le principe amer et nauséeux auquel la digitale paraît devoir ses propriétés n’est pas encore assez déterminé pour être considéré comme une nouvelle base salifiable organique ; il nous semble même que la digitaline de M. Le Royer est un corps composé de plusieurs substances j toutes solubles dans l’éther , et qui, si elles étaient isolées , seraient douées de propriétés très différentes (1) .
L’action physiologique de la digitale pourprée a fait le sujet d’une grande controverse entre les médecins. La plupart d’entre eux ont reconnu dans cette plante la propriété de diminuer la fréquence des pulsations artérielles et d’augmenter les sécrétions naturelles , et surtout l’urine. Quelques auteurs dignes de confiance ont annoncé des résultats tout-à-fait contradictoires ; de là une sorte d’incertitude sur l’emploi d’un
(1) Nous avions écrit ces observations sans avoir eu connaissance d’une nouvelle analyse chimique présentée à la Société de Pharmacie , par M. Du- Jong d’Astafort. Ce travail, que nous connaissons maintenant, confirmerait nos idées sur la prétendue digitaline, ou principe actif de la digitale, qui, selon ce chimiste, n’aurait point la propriété de cristalliser et ne serait pas de nature alcaline. ( Journal de Chimie médicale , v. II, p. g4 et 558, et nouveau travail inédit de M. Dulong. )
médicament que tout le monde s’accorde néanmoins à regarder comme infiniment précieux dans plusieurs cas de maladies graves. Il est probable que la diversité des effets signalés par les auteurs tient à la différence des doses employées , ainsi, qu’à l’état particulier des malades. Quelques expériences de M. Le Royer, relatives à l’action de la digitaline introduite dans le système circulatoire d’un lapin, d’un chat et d’un chien, tendent à prouver que la circulation est ralentie par un effet spécial du principe actif de la digitale ; mais ce ralentissement n’est que consécutif, d’après l’opinion du docteur Sanders d’Édimbourg, qui a étudié avec une grande attention l’action de la digitale. Celle-ci occasione toujours une accélération du pouls et même une sorte d’éréthisme général, auquel succède, chez les individus faibles et nerveux , une diminution sensible dans le nombre naturel des pulsations du cœur. Ce n’est point seulement sur le système circulatoire que cette plante exerce son action, mais encore sur les systèmes nerveux et digestif. À une faible dose , elle ne produit que de légères coliques et de la pesanteur d’estomac; si la dose est augmentée, il en résulte des nausées suivies de vomissemens , une douleur plus ou moins vive dans l’estomac et de fréquentes déjections alvines. Son action sur le système nerveux se manifeste par les éblouissemens , les vertiges et les mouvemens spasmodiques des membres , qu’éprouvent les personnes irritables qui font usage de ce médicament. Il est vrai que certains expérimentateurs ont annoncé que la digitaline causait la mort des animaux sans agitation et sans angoisses ; mais, nous le répétons, ces résultats négatifs ne détruisent pas les faits observés dans la majorité des cas sur l’espèce humaine , et la dose à laquelle on administre le médicament, le temps écoulé entre son ingestion et celui où l’on observe ses effets, peuvent rendre compte de toutes ces anomalies.
La digitale pourprée a été préconisée dans un grand nombre de maladies qu’il n’est pas utile de mentionner ici ; mais c’est surtout dans les liydropisies , les scrofules et les palpitations du cœur que l’on en a obtenu de grands succès.
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On a employé les feuilles à l’état Irais , soit en infusion ? soit en teinture , pour l’usage intérieur ; soit en fomentations ou en cataplasmes , pour l’usage extérieur. Certains pharma— cologistes assurent même que la digitale est alors plus active ; mais , quelle que soit la vérité de cette observation , il nous semble que les effets sont moins certains que sur la plante sèclie , qui agit alors avec plus d’uniformité , attendu la quantité variable d’eau de végétation contenue dans la plante fraîche.
La poudre de digitale s’administre d’abord à une faible dose ( i à 5 grains ) , que l’on augmente graduellement suivant les circonstances. Comme cette poudre s’altère facilement, elle doit être renouvelée souvent. L’infusion et la décoction se préparent avec digitale, 2 gros à une demi-once pour 8 onces d’eau ; la teinture alcoolique , avec environ 2 onces pour 8 onces d’alcool affaibli, que l’on donne à la dose de 10 à 20 gouttes et au-delà. On en fait aussi une teinture éthérée, un vinaigre , un oxymel , un sirop , des pilules, etc. , dont les doses sont si variables , que nous 11e pouvons rien indiquer d’absolu à ce sujet. C’est aux praticiens à discerner l’emploi convenable de cette substance et à en fixer la quantité suivant l’âge et la complexion des malades. (A. R.)
DIGITALINE. V. Digitale pourprée.
DILATATION. On a donné le nom de dilatation à l’effet que produisent sur les corps la pression et l’action de la chaleur , effet qui donne lieu à l’accroissement de volume dans ces corps, sans qu’il y ait addition de substance. Les corps dilatés deviennent moins denses qu’ils ne l’étaient avant la dilatation. Nous renverrons , pour tous les détails qu’exige l'explication de ce phénomène , aux ouvrages de Physique , qui traitent en grand de cette propriété , commune aux solides , aux liquides et aux gaz. (A. C.)
DIOECIE. Linné a nommé ainsi la vingt-deuxième classe de son système sexuel. Elle comprend tous les végétaux pourvus de fleirs unisexuées et portées sur des individus distincts. Une foule d» plantes usitées en Médecine et dans les arts appar-
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tiennent à cette classe : telles sont, entre autres, la mercuriale, le chanvre, les Cucurbitacées , etc. , etc. (A. R.)
DIOSCORÉES. Dioscorece. Petite famille naturelle de plantes monopétales à ovaire adhérent au calice, et composée de plantes volubiles, à feuilles alternes ou rarement opposées, et à fleurs petites et ordinairement disposées en épis. Elle a été formée aux dépens d’une tribu des Asparaginées , et elle renferme des espèces remarquables par leurs racines tubéreuses , remplies de matière féculente et nutritive. Telles sont les Ignames , qui servent de nourriture à une foule de peuples répandus dans les deux Indes et dans les îles nombreuses de l’Océanie. Telles sont encore les racines du taminier commun ( Tamus commuais, L. ) qui contiennent en outre un principe purgatif. (A. R.)
DIOSCOREA. V. Igname.
DIOSMA. Sous le nom de Buchu leaves (feuilles de bu chu) , on emploie , en Angleterre , les feuilles d’un arbuste qui nous paraît être le Diosma crenala de Thunberg. Cette plante appartient à la famille des Rutacées (section des Diosmées, Adrien de Jussieu ) , et fait partie d’un genre nouveau constitué par Willdenow , sous le nom d ’ Agathosma , et sous celui de Bucco par Wendland et d’autres auteurs allemands. Ainsi que tous ses congénères, le Diosma crenata est originaire du cap de Ronne-Espérance. Ses feuilles , portées sur des minuscules verticillés ou épars, sont pétiolées , coriaces , alternes, quelquefois opposées, elliptiques, lancéolées, un peu aiguës, longues d’environ i pouce sur f\ ou 5 lignes de largeur , présentant sur leurs bords des dentelures fines et glanduleuses ; leur face supérieure est lisse et d’un vert clair lustré ; l’inférieure, plus pâle, présente des points glanduleux épars et translucides.
M. Félix Cadet de Gassicourt a fait des recherches chimiques sur ces feuilles ; en voici le résultat : huile volatile , 66,5 ; gomme, 21,17; extrait aqueux alcoolique, 5, 1 7 ; chlorophylle, i,io ; résine, 2,1 5. L’huile volatile et l’extrait alcoolique aqueux paraissent être les principes actifs de ces feuilles, usitées en Angleterre et en Allemagne comme médicament tonique
DISTILLATION. s>,85
et diurétique dans le traitement des rétentions d’urine parvenues à l’état chronique. (A. R.)
DIOSPYROS EBENÜM. V. Ébénier. >
DIPLOLEPIS GALLÆ TINCTORIÆ. Nom scientifique imposé par Geoffroy à l’insecte qui , en déposant ses œufs sous l’écorce du pétiole d’une espèce de cl]iêne , y détermine les excroissances connues sous le nom de noix de galle. V. ce mot.
DIPSACÉES. Dip saceæ. Famille naturelle de plantes dicotylédones monopétales, à ovaire infère et à étamines libres. Elle est très voisine des Synanthérées , dont elle diffère principalement par la structure du calice et de la graine. Elle renferme des végétaux herbacés, à fleurs réunies en capitules, et à feuilles opposées, qui, sous le rapport des propriétés médicales, n’offrent qu’un faible intérêt , surtout depuis que l’on en a éliminé les valérianes, qui forment maintenant un ordre particulier. Les seuls genres qui doivent fixer notre attention, sont les cardères ou chardon à foulon ( Dipsctcns ) , et les scabieuses ( Scabiosa ). V. ces mots. (A. R.)
DIPTERIX ODORATA. Willdenow et De Candolle ont adopté ce nom pour le coumarou d’Aublet , qui fournit la fève de Tonka. V \ ce mot. (A. R.)
DISCUSSIFS. V. Résolutifs.
DISPENSATION. La dispensation est une opération préliminaire à la préparation des médicamens officinaux et magistraux. Cette opération consiste à peser les doses des drogues prescrites dans la préparation, et à les arranger dans l’ordre où elles doivent être pulvérisées , infusées et mêlées. (A. C.)
DISSOLUTION. V . Solution.
DISTILLATION. La distillation est une opération que l’on met en pratique , dans le but de séparer les uns des autres , à l’aide de la chaleur, des liquides volatils à différens degrés; cette opération est fondée i°. sur la différence de température qu’exigent les divers liquides pour se réduire en vapeurs ; 20. sur la propriété qu’ont les liquides réduits en vapeurs de passer de 1 nouveau à l’état liquide lorsqu’on leur enlève leur calorique