EAU
ïTest pas à Tétât de pureté , mais tenant en solution des corps combustibles, des oxides métalliques, des sels. Suivant les corps qu’elle tient solution, elle prend diverses dénominations : si elle contient une assez grande quantité de sels pour pouvoir agir sur l’économie animale , on lui donne le nom d ’eau minérale {voir ce mot) ; si, comme l’eau de la mer, elle contient des sels, et notamment du muriate de soude en quantité sensible, on lui donne le nom d’eau salée; si elle n’a pas de saveur marquée et si elle contient peu de sels , on l’appelle eau douce.
Les eaux peuvent être employées en boisson lorsqu’elles sont limpides , sans odeur, qu’elles servent à cuire les légumes , qu’elles ne coagulent pas la solution de savon , qu’elles ne sont pas abondamment précipitées par les solutions nitriques de baryte, d’argent, et par l’oxalate d’ammoniaque.
L’eau , à l’état de vapeur , existe en solution dans l’air atmosphérique. La quantité d’eau contenue dans cet air est variable , et plus la température est élevée , plus l’air en contient ; aussi, lorsque l’on comprime ou lorsque Ton refroidit ce gaz, on voit l’eau qui était dissoute se précipiter et tapisser les parois du vase dans lequel il était contenu : cette eau disparaît si Ton élève de nouveau la température du gaz atmosphérique. L’eau en vapeur , par diverses circonstances naturelles , donne lieu à la production de la rosée , des brouillards , des pluies , de la neige , de la grêle, etc. , etc. ( Voir les ouvrages de Physique.)
L’eau fut considérée par les anciens comme un élément ; cette opinion, émise par Aristote , fut d’abord mise en doute dans le XVIIe siècle, puis démontrée fausse par des expériences. Parmi les auteurs qui s’occupèrent de rechercher la nature de l’eau , on cite Macquer et Sigaud- Lafond, qui observèrent en 1776, qu’il y avait production d’eau lors de la combustion du gaz. hydrogène (1). Priestley et Warltire , en 178,1, ayant fait détonner, dans un vase de verre, un mélange de gaz hydro-
(l) Dictionnaire de Macquer.