‹ Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'âme où l'on traite des passions, des vertus, des vices, des défauts, etcChapitre 231 sur 251 · TAI · texte numérisé non relu

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a voulu ressentir les afflictions de ses amis ot répandre des larmes pour les plaindre avant que de faire des miracles pour les secourir. Aussi tous les philosophes honorent celte passion, et pour relever son mérite que les stoïciens se sont vainement efforcés d'abaisser, ils lui donnent un litre glorieux et l'admettent en la compagnie des vertus : ils reconnaissent qu'elle peut servir à la raison dans toutes les rencontres de la vie, et que pourvu qu'elle s'accorde avec la justice , quand elle assiste les pauvres ou qu'elle pai donne aux criminels, il faudrait être barbare pour ne la pas révérer (1).

De tous ces discours il est aisé de juger qu'il n'y a point de passion eu notre âme qui ne puisse être utilement ménagée par la raison et par la grâce ; car, pour répéter en peu

(t) Servit aiilern isie moins rationi, qnando ila prcebclur misericordia ut justitia conscrvelur; sive

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