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conçut une telle honte, qu'il prit dès ce moment la résolution de ne vivre que de lait, de fécule, de fruits et d'eau pure. Ce régime, qu'il observa jusqu'à la fin de sa longue carrière, lui procura un état de calme parfait. On sait, du reste, que les brahmanes doivent la douceur qui les caractérise à leur grande ,sobriété et à la diète végétale qu'ils s'imposent pendant toute leur vie.
Pour le bilieux, les hémorrhagies artificielles par les vaisseaux hémorrhoïdaux, les laxatifs doux, un régime convenable pris parmi les tempérants, tous remèdes qui , en agissant directement sur le foie ou sur le sy stème delà veine-porte, rendent l'individu moins disposé à s'emporter et la sécrétion biliaire moins abondante.
Enfin, pour les nerveux, il y a à examiner si la personne est forte ou faible, attendu que la force comme la faiblesse, niais principalement celle-ci, rendent les personnes n rveuses bien plus impressionnai les, l'ont par conséquent qu'elles so m. lient j lus facilement en colère, el que celle dernière, qu'elic soit ou non concentrée, est suit ie d'accidents plus ou moins fâcheux. On conçoit donc qu'il faille tantôt débiliter, relâcher cl tempérer; tantôt tonifier, détendre et calmer, suivant que les individus se Irouvenl dans telle ou telle condition.
Inutile de dire que, pendant qu'on mettra en usage une des séries des moyens sus-menlionnés, il faut faire connaître au colérique les dangers qu'il peut courir en se livrant à la colère. C'est un moyen puissant qu'on ne doit jamais négliger; exemple : Madame D"*, que des principes religieux n'avaient pu guérir d'une disposition habituelle à la co.ère, telle que pour un rien elle s'emportait, en fut délivrée par la crainle de la mort. C'est-àdire que, retenue par la crainte do mourir, celle dame parvint insensiblement, el après quinze mois d'une lutte assez pénible, à so maîtriser tellement que, pendant plusieurs années qu'elle vécut encore, son mari eut la satisfaction de ne plus la voir se livrer au moindre emportement, même en\ers ses domestiques , dont la plus âgée depuis longtemps à son service la mettait à de rudes épreuves par son impertinence el son entêtement. Cela eut lieu à la suite d'une violen (. syncope résultai d'une grande colère.
Profilant de ce! enseignement , il faudra donc exhorter la personne colérique à la patience, à la tolérance cl à la pratique de lou« tes les vertus <\ u i , par leur n ilure, peuvent mettre un frein à ses emportements. Il faut
aussi leur faire comprendre que si les actions auxquel es on est porté par la colère sont moins odieuses que celles qui naissent du désir des plaisirs, de l'ambition ; que si le meurtre lui même est placé au nombre
des crimes excusables parmi jury éclaire, ce n'en est pas moins un ai te contraire au diuil naturel qu'on \ iole, que d'en agir ainsi. Bt d'ailleurs si les jures admettent des cir-
constances atténuantes, en iera-t-H de même d • notre conscience? et n'av ons-nnus |
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