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plus facilement, qu'ils se sont déjà écartés davantage du seniier de la vertu.
La corruption a plusieurs degrés; el cela devait être, puisque, n'est-ce pas quelle est d'autant plus révoltante qu'elle vient de plus haut?
Que peut-on attendre d'un Etat dont les citoyens se laissent aisément corrompre : l'un, par l'espor dont on le Halle de s'élever à un poste import :nt; l'autre, parce qu'on sait l'étourdir par l'appât de l'or, cette clef des fées avec laquelle on arrive à tout : celui-ci, parce qu'on lui promet de bien poser ses enfants; celui-là, parce qu'on lui a persuadé qu'il l'emportera ainsi sur son concurrent: les femmes, parce qu'on aura l'art de les éblouir par tout ce que le luxe el la magnificence ont de pins éclatant? etc., etc. Que, par suite de celle malheureuse contagion qui se communique tant par les mauvais exemples, le peuple lui-même se laissera facilement séduire par les illu-ions plus ou moins enivrantes dont le berce le corrupteur. El il croira d'autant plus, le peup'e, à la réalité de ces illusions, qu'il sera moins défiant, moins éclairé et plus près de la misère.
Il sentira bien en lui-même comme un remords de sa conscience qui lui crie : Malheur à toi 1 mais, après quelques instants d'hésitation, il succombera en disant : Pourquoi aurais-je plus de désintéressement que nos riches capitalistes et nos banquiers; plus de loyauté que certains de nos magistrats; plus de fidélité à mes serments que la plupart des hauts dignitaires ; plus de probité que tel commerçant, très-considéré d'ailleurs; p'us de vertu que nos grandes dames?.... 1 t il pourra le dire, le peuple, parce qu'il lit les journaux, et qu'il peut apprendre en les parcourant, qu'il est peu d'asiles où la corruption n'ait pas encore pénétré.
C'est un malheur que nous ne saurions trop déplorer, el qui. si on n'y porte1 remède au plus \ite, finira par envahir la société tout entière, si accessible, hélas ! à la corruption. Oui, si on ne cherche à rendre meilleurs ceux d'où nous viennent les bons el les mauvais exemples, les bonnes ou les mauvaises leçons ; si ou ne fait comprendre aux pères cl aux mères de famille de toutes les classes, qu'ils doivent être probes, bonn le , vertueux , et s'offrir pour modèles à leurs enfants : btentôl li corruption aura tout envahit el le monde entier s'en Ira en pourriture!
J'ai dit qu'il faut rendre meilleur! OeUI dont nous viennent les bons et les mauvais exemples, pane qu'un a l'ait li remarque, que généralement Ce n'est point sur le terrain du luxe et des ri' h. ".ses, m lis sur celui
delà pauvreté, que croissent ies sublimes
vertus : rien de | lus rare que cle rein cintrer
des Ames élevées dans les empires opulents; les citoyens v contractent trop de besoins. Quiconque les a multiplies, a donné a la tyrannie des otages de sa bassesse- el de sa I >• cbeie. La verlu qui se contente de peu, est la
seule qui soil à l'abri de la cnri;uplinn. < .'•■si celte espèce de verlu qui dicta I i réponse t|irv