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Cote des navires

Il est inii»ortant pour les chargeurs et pour les assureurs d'être renseignes sur la qualité des navires. La visite prescrite par l'article 225 du Code de commerce n"a pour but que d'établir l'état de navigabilité des bateaux et ne donne aucune indit'ation sur leur solidité.

Celle-ci est appréciée par certaines institutions qui se sont donne pour mission de coter les navires suivant leur âge et leur valeur. L'une des plus connues est le bureau Veritas sur lequel nous allons donner quelques renseiguements.

La classiticatiou adoptée par cet établissement pour les navires en bois dépend de la nature des bols qid entrent dans leur construction et de leur mode d'emploi. A l'appréciation des bois vient s'ajouter celle du chevillage. De l'ensemble résulte une cote t|ui dure un certain nombre d'années, cette cote dimiiiue avec l'usure produite par le trmps et la navigation.

Les cotes dans l'ordre décroissant sont représentées par les fractions :

qac l'un cuniplete par des chiflres représentant l'état (le la coque et de l'armement :

I t,l 4 -',1 etc.

La durée maxuna de chacune de ces cotes est fixée d'avance, elle est de plus subordonnée au résultat des visites des experts délégués par le Veritas.

Tour les navires en fer, où on n'a plus à compter avec la déchéance des matériaux, la cote est l'expression de la valeur intrinsèque de la construction qui donne lieu à trois catégories désignées par les chifTres romains 1, II, lll, auxquels sont adjointes des cotes analogues à celles des navires en bois.

Une lettre indique la navigation à laquelle sont alTectés les navires cotés.

La cote est d'une importance capitale dans l'industrie maritime, aucun chargeur ne consent à aflréter un navire non coté, aucune compagnie à l'assurer.

Cette cote est une garantie non seulement pour les compagnies d'assurances, mais même pour les équipages, qui ont été parfois sacrifiés à une abominable spéculation. En .\nglclerre où la visite des navires n'a été organisée régulièrement qu'en 187.3, il y avait des industriels, connus sous le nom deshipknaUers (équarrisseurs de navires), qui chargeaient des marchandises sur des bâtiments pourris et les faisaient assurer pour de grosses sommes dans l'espoir qu'ils n'arriveraient pas à destination et que l'indemnité versée serait supérieure à la valeur de ces navires usés et de leur cargaison ; peu importait la vie de l'équipage sacrifié à cet odieux calcul. Ces crimes s'étaient multipliés à un tel point qu'un membre de la Chambre des communes,

MARINE MARCHANDE 5il

M. riinisoll, lit voter en 1S73 un premier bill prescrivant la visite des navires avant leur départ, conformément à ce ([ui a lieu en France.

Kn 1S7Ô, un second bill. dit biil Addcrley, décida (|ue sur la plainte du (jnart de l'équipage lus navires seraienl visités de nouveau. Ce bill (|ui donna lieu à certains abus est à peu près tombé en désuétude.

m. NAVIGATION.

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